Révolution & Empire 1789 – 1815
150 batailles de l'époque

Caractéristiques de l'époque

Levée en masse révolutionnaire
Génie militaire de Napoléon
Grande Armée
Hégémonie européenne

Figures emblématiques

NI
Napoléon Ier
D
Dumouriez
K
Kellermann
D
Davout
M
Murat

Les Batailles de l'époque

1792 Révolution & Empire Victoire

Bataille de Valmy

Valmy, Champagne, France · Guerres de la Révolution française

Le 20 septembre 1792, sur les hauteurs de Valmy en Champagne, les généraux Kellermann et Dumouriez arrêtent l'avancée prussienne du duc de Brunswick vers Paris. La « canonnade de Valmy », duel d'artillerie de plusieurs heures, force l'armée coalisée à renoncer à son offensive sans qu'une bataille rangée décisive n'ait lieu.

Général François Christophe KellermannvsArmée prussienne commandée par le duc de Brunswick
1792 Révolution & Empire Victoire

Bataille de Jemappes

Jemappes, Belgique · Guerres de la Révolution française

La bataille de Jemappes est une victoire importante des armées révolutionnaires françaises qui permet la conquête de la Belgique et marque une avancée majeure dans la guerre contre les monarchies coalisées.

Général Charles François DumouriezvsArmée autrichienne
1793 Révolution & Empire Victoire

Bataille d'Andernach

Andernach, Rhénanie (Allemagne) · Guerres de la Révolution française

La bataille d'Andernach est une victoire française importante qui repousse les forces prussiennes sur la rive est du Rhin, consolidant les gains territoriaux de la République.

Général Jean-Baptiste JourdanvsArmée prussienne
1793 Révolution & Empire Défaite

Bataille de Neerwinden

Neerwinden, Belgique · Guerres de la Révolution française

Défaite française du 18 mars 1793 à Neerwinden (Belgique actuelle) : l'armée de Dumouriez (environ 40 000 hommes) est battue par les forces de Cobourg disposées sur les hauteurs dominant la Petite Gette. La bataille achève la première occupation révolutionnaire de la Belgique et précipite la défection de Dumouriez.

Général Charles François DumouriezvsArmée autrichienne commandée par le prince Josias de Saxe-Cobourg
1793 Révolution & Empire Indécis

Première bataille de Wissembourg

Wissembourg, Alsace, France · Guerres de la Révolution française

Le 13 octobre 1793, Wurmser lance une attaque générale sur les lignes de Wissembourg défendues par l'armée du Rhin de Carlenc ; les coalisés percent le front et forcent les Français à évacuer leurs positions vers Haguenau.

Général Alexandre-Camille TaponiervsArmée prussienne et autrichienne
1793 Révolution & Empire Victoire

Bataille de Wissembourg

Wissembourg, Alsace, France · Guerres de la Révolution française

Du 26 au 29 décembre 1793, Lazare Hoche, à la tête des armées du Rhin et de la Moselle réunies, bat les coalisés de Wurmser et Brunswick à Wissembourg et sur le plateau du Geisberg, libérant l'Alsace et le siège de Landau.

Général Lazare HochevsArmée coalisée
1793 Révolution & Empire Victoire

Bataille de Hondschoote

Hondschoote, Flandres françaises (aujourd'hui Nord, France) · Guerres de la Révolution française

Victoire républicaine du 8 septembre 1793 à Hondschoote (Flandre), clôturant trois jours de combats qui libèrent Dunkerque du siège anglo-hanovrien. L'attaque à la baïonnette de Jourdan et le coup de revers de Leclaire brisent les redoutes retranchées de Walmoden ; les coalisés perdent environ 4 000 hommes et six drapeaux.

Général Jean-Baptiste JourdanvsArmée anglo-autrichienne
1793 Révolution & Empire Défaite

Siège de Valenciennes

Valenciennes, Nord, France · Guerres de la Révolution française

Le siège de Valenciennes, livré du 25 mai au 28 juillet 1793 dans le cadre de la campagne de Flandre, se solde par la capitulation de la garnison républicaine commandée par Jean Henri Becays Ferrand face aux armées coalisées du prince de Saxe-Cobourg et du duc d'York, après les combats préliminaires de Famars et Raismes.

Général Jean-Baptiste JourdanvsArmée coalisée commandée par le prince de Saxe-Cobourg
1793 Révolution & Empire Victoire

Bataille de Wattignies

Wattignies, près de Maubeuge, Nord, France · Guerres de la Révolution française

La bataille de Wattignies est une victoire stratégique pour les forces révolutionnaires françaises qui permet de lever le siège de Maubeuge tenu par les troupes autrichiennes. Elle redonne confiance aux armées françaises et sécurise une position clé dans le Nord.

Général Jean-Baptiste JourdanvsArmée autrichienne commandée par le comte de Clerfayt
1793 Révolution & Empire Victoire

Bataille de Kaiserslautern

Kaiserslautern, Palatinat, Allemagne · Guerres de la Révolution française

La bataille de Kaiserslautern est une victoire française clé qui stoppe l’avancée prussienne dans la région et sécurise les positions françaises le long du Rhin.

Général Lazare HochevsArmée prussienne commandée par le prince Henri de Prusse
1793 Révolution & Empire Victoire

Siège de Toulon

Toulon, Provence, France · Guerres de la Révolution française

De septembre à décembre 1793, les forces républicaines reprennent Toulon, livrée aux Britanniques par les royalistes. Bonaparte, alors capitaine d'artillerie, joue un rôle décisif en capturant les forts dominant la rade et permettant le bombardement de la flotte anglo-espagnole. Le 18 décembre, les Alliés évacuent la ville ; la victoire sauve la Révolution et lance la carrière de Bonaparte.

Général Jean François CarteauxvsForces royalistes et britanniques
1794 Révolution & Empire Victoire

Bataille de Fleurus

Fleurus, Belgique · Guerres de la Révolution française

Le 26 juin 1794, à Fleurus en Belgique, l'armée française de Jourdan bat les forces austro-néerlandaises du prince de Cobourg et du prince de Orange. La victoire, confirmée par l'observation aérienne du ballon l'Entreprenant, ouvre la Belgique aux Républicains et précipite la chute de Robespierre quelques jours plus tard.

Général Jean-Baptiste JourdanvsArmée autrichienne commandée par le prince Josias de Saxe-Cobourg
1794 Révolution & Empire Victoire

Siège de Valenciennes

Valenciennes, Nord, France · Guerres de la Révolution française

Le siège de Valenciennes est une victoire française importante qui permet de reprendre la ville aux forces coalisées et de consolider la position de la République dans le nord.

Général Jean-Baptiste JourdanvsArmée coalisée commandée par le prince de Saxe-Cobourg
1795 Révolution & Empire Victoire

Bataille de Bâle

Bâle, Suisse · Guerres de la Révolution française

La bataille de Bâle est une victoire française importante qui assure la domination de la République sur une partie du Rhin supérieur et ouvre la voie à l’occupation de la Suisse.

Général Jean-Baptiste JourdanvsArmée autrichienne
1795 Révolution & Empire Indécis

Engagements autour de Höchstädt (1795)

Région de Höchstädt, Bavière, Allemagne · Guerres de la Révolution française

En 1795, plusieurs escarmouches et engagements ont lieu dans la région de Höchstädt entre les armées françaises et autrichiennes. Ces affrontements n'aboutissent à aucune victoire décisive et se soldent par des retraits mutuels sans changement territorial significatif.

Général Jean-Baptiste JourdanvsArmée autrichienne commandée par le duc Charles de Wurtemberg
1796 Révolution & Empire Victoire

Bataille de Biberach

Biberach an der Riß, Souabe, Allemagne · Campagne d'Allemagne (Guerres de la Première Coalition)

La bataille de Biberach est une victoire française qui renforce la position de Moreau dans le sud de l'Allemagne en repoussant les forces autrichiennes dirigées par Latour. Le 2 octobre 1796, Moreau fait volte-face pour stopper le harcèlement de Baillet-Latour durant sa retraite à travers la Forêt-Noire après les défaites de Jourdan à Amberg et Würzburg.

Général Jean Victor Marie MoreauvsArmée autrichienne commandée par le général Maximilian von Latour
1796 Révolution & Empire Victoire

Bataille de Montenotte

Montenotte, Ligurie, Italie · Campagne d'Italie (Guerres de la Révolution française)

Le 11 avril 1796, à Montenotte en Ligurie, Bonaparte remporte sa première victoire en tant que commandant en chef de l'armée d'Italie en battant le général autrichien Argenteau. Cette bataille ouvre la campagne d'Italie éclair qui fera la gloire de Bonaparte : en quelques semaines, il chasse les Autrichiens de la Lombardie et menace directement l'Autriche par le sud.

Napoléon BonapartevsArmée austro-sarde commandée par le général Beaulieu
1796 Révolution & Empire Victoire

Bataille de Millesimo

Millesimo, Ligurie, Italie · Campagne d'Italie (Guerres de la Révolution française)

Les 13 et 14 avril 1796, près de Millesimo en Ligurie, le général Augereau remporte une victoire sur les Sardes du général Provera, après la bataille de Montenotte. Provera, retranché dans le château de Cosseria, résiste aux assauts français avant de capituler le 14 avril ; les Français déplorent environ 600 tués ou blessés et font 1 134 prisonniers.

Napoléon BonapartevsForces austro-sardes
1796 Révolution & Empire Victoire

Bataille de Dego

Dego, Ligurie, Italie · Campagne d'Italie (Guerres de la Révolution française)

Les 14 et 15 avril 1796, près de Dego en Ligurie, Bonaparte et Masséna prennent la position austro-sarde qui contrôle la route de jonction des armées ennemies, puis repoussent la contre-attaque surprise du colonel Vukasović le lendemain.

Napoléon BonapartevsForces austro-sardes
1796 Révolution & Empire Victoire

Bataille de Mondovì

Mondovì, Piémont, Italie · Campagne d'Italie (Guerres de la Révolution française)

Le 21 avril 1796, à Mondovì en Piémont, Bonaparte bat les troupes sardes du général Colli. La ville se rend vers 18 heures après un bombardement d'une heure ; l'armistice de Cherasco est signé le 28 avril, forçant le royaume de Sardaigne à négocier.

Napoléon BonapartevsForces sardes
1796 Révolution & Empire Victoire

Bataille de Lodi

Lodi, Lombardie, Italie · Campagne d'Italie (Guerres de la Révolution française)

Le 10 mai 1796, à Lodi sur l'Adda, Bonaparte force le passage du pont tenu par l'arrière-garde autrichienne du général Sebottendorf. L'artillerie française couvre l'assaut des grenadiers et carabiniers qui s'élancent malgré la mitraille ; Masséna, Lannes et Berthier coordonnent la percée. Cette victoire ouvre la route de Milan, capitale de la Lombardie, et marque dans la mémoire révolutionnaire le moment où les soldats surnomment Bonaparte « le petit caporal ».

Napoléon BonapartevsArmée autrichienne commandée par le général Beaulieu
1796 Révolution & Empire Victoire

Bataille de Castiglione

Castiglione delle Stiviere, Lombardie, Italie · Campagne d'Italie (Guerres de la Révolution française)

Le 5 août 1796, à Castiglione delle Stiviere, Napoléon Bonaparte et ses généraux Masséna et Augereau battent les colonnes autrichiennes de Quasdanovich et Wurmser qui tentent de secourir Mantoue assiégée ; la victoire au mont Medolano, clé de la manœuvre, neutralise cette offensive de levée de siège.

Napoléon BonapartevsArmée autrichienne commandée par le général Wurmser
1796 Révolution & Empire Victoire

Bataille de Bassano

Bassano del Grappa, Vénétie, Italie · Campagne d'Italie (Guerres de la Révolution française)

Le 8 septembre 1796, à Bassano del Grappa, Bonaparte bat Wurmser et le contraint à une retraite désordonnée vers l'est, abandonnant artillerie, bagages et approvisionnements.

Napoléon BonapartevsArmée autrichienne commandée par le général Wurmser
1796 Révolution & Empire Indécis

Bataille de Caldiero

Caldiero, Vénétie, Italie · Campagne d'Italie (Guerres de la Révolution française)

À Caldiero, lors de la campagne d'Italie, les Français de Bonaparte attaquent les positions autrichiennes d'Alvinczy qui tente pour la troisième fois de dégager Mantoue ; repoussés par les renforts ennemis, ils se replient vers Vérone avant la bataille décisive d'Arcole.

Napoléon BonapartevsArmée autrichienne commandée par le général Alvinczy
1796 Révolution & Empire Victoire

Bataille d'Arcole

Arcole, Vénétie, Italie · Campagne d'Italie (Guerres de la Révolution française)

Du 15 au 17 novembre 1796, près du pont d'Arcole sur l'Alpone en Vénétie, Bonaparte arrête la troisième tentative autrichienne de lever le siège de Mantoue. Après les revers de Bassano et Caldiero, le général Alvinczy concentre environ 28 000 hommes ; Bonaparte, avec Masséna et Augereau, engage des assauts répétés sur le pont et la digue. La légende veut que le général en chef saisisse un drapeau pour galvaniser les troupes ; la victoire française contraint Alvinczy à se replier au-delà de la Brenta.

Napoléon BonapartevsArmée autrichienne commandée par le général Alvinczy
1797 Révolution & Empire Victoire

Bataille de Rivoli

Rivoli Veronese, Vénétie, Italie · Campagne d'Italie (Guerres de la Révolution française)

Les 14 et 15 janvier 1797, à Rivoli Veronese en Vénétie, Bonaparte remporte une victoire décisive sur l'armée autrichienne d'Alvinczy, mettant fin à la quatrième et dernière tentative de lever le siège de Mantoue. Environ 22 000 Français affrontent 28 000 Autrichiens sur un plateau escarpé ; Joubert ouvre le combat à l'aube, Masséna arrive en renfort après une marche forcée et Bonaparte lance ses réserves pour envelopper l'aile autrichienne.

Napoléon BonapartevsArmée autrichienne commandée par le général Alvinczy
1797 Révolution & Empire Victoire

Bataille de Neuwied

Neuwied, Rhénanie, Allemagne · Campagne du Rhin (Guerres de la Première Coalition)

Le 18 avril 1797, près de Neuwied en Rhénanie, le général Lazare Hoche remporte une victoire décisive sur les troupes autrichiennes du général Franz von Werneck, consolidant la position française sur le Rhin dans le cadre des guerres de la Première Coalition.

Général Lazare HochevsArmée autrichienne commandée par le général Franz von Werneck
1798 Révolution & Empire Victoire

Bataille des Pyramides

Plateau des Pyramides, près du Caire, Égypte · Campagne d'Égypte (Guerres de la Révolution française)

Le 21 juillet 1798 (3 thermidor an VI), près d'Embabeh face aux Pyramides de Gizeh, Bonaparte écrase l'armée mamelouke de Mourad Bey. Environ 25 000 Français en formation de carrés repoussent les charges de 21 000 cavaliers mamelouks et ottomans ; la victoire ouvre la route du Caire et symbolise la supériorité de l'infanterie disciplinée et de l'artillerie sur la cavalerie orientale.

Napoléon BonapartevsArmée mamelouk commandée par Mourad Bey
1798 Révolution & Empire Défaite

Bataille d'Aboukir (navale)

Baie d'Aboukir, près d'Alexandrie, Égypte · Campagne d'Égypte (Guerres de la Révolution française)

Les 1er et 2 août 1798, dans la baie d'Aboukir en Égypte, l'amiral Nelson détruit la flotte française de l'amiral Brueys ancrée en ligne de bataille. Treize vaisseaux français sur quinze sont capturés ou détruits ; Brueys est tué sur l'Orient qui explose. La victoire britannique isole l'armée de Bonaparte en Égypte et ruine la stratégie française de menacer la route des Indes.

Amiral François-Paul Brueys d'AigalliersvsFlotte britannique commandée par l'amiral Horatio Nelson
1799 Révolution & Empire Défaite

Bataille de Stockach

Stockach, Bade-Wurtemberg, Allemagne · Guerres de la Deuxième Coalition

Défaite française du 25 mars 1799 à Stockach (Bade-Wurtemberg) : Jourdan est battu par l'archiduc Charles lors de la reprise de la guerre de la Deuxième Coalition. L'intervention décisive de Charles et la supériorité autrichienne obligent l'armée du Danube à se replier vers le Rhin.

Général Jean-Baptiste JourdanvsArmée austro-russe commandée par le général Archiduc Charles d'Autriche
1799 Révolution & Empire Victoire

Bataille d'Aboukir (terrestre)

Plaines d'Aboukir, près d'Alexandrie, Égypte · Campagne d'Égypte (Guerres de la Révolution française)

Le 25 juillet 1799, près d'Aboukir, Napoléon, avec environ 10 000 hommes et la cavalerie de Murat, défait l'armée ottomane de Mustafa Pacha débarquée par la flotte britannique, malgré une infériorité numérique initiale.

Napoléon BonapartevsArmée ottomane commandée par Mustapha Pacha
1799 Révolution & Empire Défaite

Bataille de Novi

Novi Ligure, Piémont, Italie · Campagne d'Italie (Guerres de la Deuxième Coalition)

Le 15 août 1799, la bataille de Novi oppose l’armée française du général Joubert à une coalition austro-russe dirigée par le maréchal Souvorov et le général Kray. Dès les premières heures, Joubert est mortellement touché, privant les Français d’un commandement centralisé, ce qui déstabilise gravement leurs lignes. Les troupes françaises, déjà éprouvées par les précédents combats et en infériorité numérique, affrontent néanmoins avec acharnement les attaques répétées des coalisés. La journée est marquée par des assauts frontaux et des contre-attaques locales, où l’armée française fait preuve d’une résistance remarquable mais insuffisante. La bataille, l’une des plus sanglantes de la campagne d’Italie, se conclut par une défaite française majeure et par un retrait précipité vers les Apennins.

Général Barthélemy Catherine JoubertvsArmée austro-russe commandée par les généraux Aleksandre Souvorov et Michel Kray
1799 Révolution & Empire Victoire

Bataille de Zurich

Zurich, Suisse · Guerres de la Deuxième Coalition

Les 25 et 26 septembre 1799, près de Zurich, le général Masséna remporte une victoire majeure sur l'armée austro-russe de Korsakov, forçant la coalition à se retirer de Suisse et reprenant la ville le 26 septembre.

Général André MassénavsArmée austro-russe commandée par le général Korsakov
1800 Révolution & Empire Victoire

Bataille d'Héliopolis

Héliopolis, près du Caire, Égypte · Campagne d'Égypte (Guerres de la Révolution française)

Victoire française du 20 mars 1800 à Héliopolis (Égypte) : Kléber, à la tête d'environ 15 000 hommes, repousse une grande armée ottomane par une manœuvre d'enveloppement en carrés. La bataille prolonge l'occupation française du delta du Nil, malgré le blocus naval britannique et l'insurrection du Caire.

Général Jean-Baptiste KlébervsForces ottomanes et mamelouks
1800 Révolution & Empire Victoire

Bataille de Biberach

Biberach an der Riß, Souabe, Allemagne · Guerres de la Deuxième Coalition

Victoire française du 9 mai 1800 à Biberach an der Riß (Souabe), où Gouvion Saint-Cyr bat un corps de l'armée autrichienne de Kray deux jours après Messkirch. L'affrontement, dans la campagne de Moreau en Bavière, repousse les Autrichiens et prépare la progression française vers Ulm au cœur de la guerre de la Deuxième Coalition.

Général Jean Victor Marie MoreauvsArmée autrichienne commandée par le général Pál Kray
1800 Révolution & Empire Victoire

Bataille de Marengo

Marengo, près d'Alessandria, Piémont, Italie · Guerres de la Deuxième Coalition

Le 14 juin 1800 (25 prairial an VIII), près d'Alexandrie en Piémont, Bonaparte, alors Premier consul, renverse une attaque surprise de l'armée autrichienne du feld-maréchal Melas. Après une matinée difficile où Victor et Lannes reculent, l'arrivée du corps de Desaix et la contre-attaque de fin de journée transforment la défaite française annoncée en victoire décisive.

Napoléon BonapartevsArmée autrichienne commandée par le général Michael von Melas
1800 Révolution & Empire Victoire

Bataille d'Elchingen (Höchstädt)

Elchingen près de Höchstädt, Bavière, Allemagne · Guerres de la Deuxième Coalition

La bataille d'Elchingen, souvent appelée bataille de Höchstädt, est une victoire décisive des forces françaises sous le commandement du général Ney, qui permet la rupture des lignes autrichiennes et la reprise de l'offensive en Allemagne du Sud.

Général Michel NeyvsArmée autrichienne commandée par l'archiduc Jean d'Autriche
1800 Révolution & Empire Victoire

Bataille de Hohenlinden

Hohenlinden, Bavière, Allemagne · Guerres de la Deuxième Coalition

Le 3 décembre 1800, dans la forêt de Hohenlinden en Bavière, le général Moreau inflige une défaite écrasante à l'archiduc Jean d'Autriche. En plein hiver, 56 000 Français en embuscade dans les bois défont 64 000 Autrichiens engagés sur une route dégagée ; Richepanse frappe l'arrière-garde ennemie pendant que le centre et les ailes autrichiennes sont pris en tenaille.

Général Jean Victor Marie MoreauvsArmée autrichienne commandée par le général Archiduc Jean d'Autriche
1800 Révolution & Empire Victoire

Bataille de Pozzolo

Pozzolo, Lombardie, Italie · Guerres de la Deuxième Coalition

La bataille de Pozzolo est une victoire française importante qui permet de repousser les forces autrichiennes au-delà du Mincio et consolider la domination française en Lombardie. Le 25 décembre 1800, après le passage du Mincio à Pozzolo et Monzambano, Dupont repousse Bellegarde ; le même jour, l'armistice de Steyr est signé au nord des Alpes.

Général Jean Victor Marie MoreauvsArmée autrichienne commandée par le général Bellegarde
1801 Révolution & Empire Victoire

Expédition de Hollande

Pays-Bas (ancienne République batave) · Guerres de la Deuxième Coalition

L'expédition française en Hollande vise à repousser les forces coalisées britanniques et russes qui occupaient la République batave. Moreau réussit à restaurer le contrôle français sur la région.

Général Jean Victor Marie MoreauvsForces britanniques et russes en coalition
1801 Révolution & Empire Défaite

Siège du Caire

Le Caire, Égypte · Campagne d'Égypte (Guerres de la Deuxième Coalition)

Le siège du Caire, mené de mai à juin 1801 par Hutchinson après la mort d'Abercromby à Canope, aboutit à la capitulation du général Belliard le 22 juin, mettant fin à la présence française dans la capitale égyptienne.

Général Augustin Daniel BelliardvsForces britanniques commandées par le général Ralph Abercromby
1801 Révolution & Empire Défaite

Siège d'Alexandrie

Alexandrie, Égypte · Campagne d'Égypte (Guerres de la Deuxième Coalition)

Le siège d'Alexandrie se termine par la capitulation des forces françaises face aux Britanniques, mettant fin à la présence française en Égypte. Du 17 août au 2 septembre 1801, Belliard capitule après la reddition du Caire le 27 juin ; c'est la dernière action de la campagne d'Égypte.

Général Augustin Daniel BelliardvsForces britanniques commandées par le général John Hely-Hutchinson
1801 Révolution & Empire Défaite

Bataille navale d'Alexandrie

Port d'Alexandrie, Égypte · Campagne d'Égypte (Guerres de la Deuxième Coalition)

Défaite navale française près d’Alexandrie, réduisant significativement la capacité maritime française en Méditerranée et coupant définitivement les liens entre la France et ses troupes en Égypte.

Amiral Pierre Dumanoir le PelleyvsFlotte britannique commandée par l'amiral Lord Keith
1802 Révolution & Empire Défaite

Campagne de Saint-Domingue

Saint-Domingue (actuel Haïti) · Guerre d’indépendance haïtienne

De décembre 1801 à décembre 1802, l'expédition de Saint-Domingue envoyée par Bonaparte sous le commandement du général Leclerc tente de rétablir l'esclavage et l'autorité française. Après des succès initiaux contre Toussaint Louverture, la fièvre jaune décime les troupes françaises ; Leclerc meurt en novembre 1802. Rochambeau poursuit une guerre d'extermination avant la défaite finale à Vertières (1803).

Général Charles LeclercvsForces insurgées haïtiennes
1802 Révolution & Empire Victoire

Siège de Crête-à-Pierrot

Crête-à-Pierrot, Saint-Domingue · Guerre d’indépendance haïtienne

Le fort Crête-à-Pierrot, tenu par les insurgés haïtiens, est assiégé par les troupes françaises dans une bataille prolongée. Malgré une résistance féroce des insurgés, les Français prennent finalement le fort après plusieurs semaines de combats.

Général Charles LeclercvsForces insurgées haïtiennes dirigées par Jean-Jacques Dessalines
1802 Révolution & Empire Victoire

Siège de Saint-Marc

Saint-Marc, Saint-Domingue · Guerre d’indépendance haïtienne

Le siège de la ville portuaire de Saint-Marc est mené par les forces françaises cherchant à reprendre une position stratégique tenue par les insurgés. Après plusieurs semaines de combat, les Français réussissent à s’emparer de la ville.

Général Charles LeclercvsForces insurgées haïtiennes
1803 Révolution & Empire Défaite

Bataille de Vertières

Près du Cap-Français, Saint-Domingue (Haïti) · Révolution haïtienne

Le 18 novembre 1803, à Vertières près du Cap-Haïtien, les forces de Dessalines écrasent l'armée française du général Rochambeau. Cette dernière grande bataille de la révolution haïtienne force la France à abandonner Saint-Domingue et à vendre la Louisiane aux États-Unis. Vertières marque la première victoire militaire d'une colonie esclavagiste contre une métropole européenne.

Général Donatien-Marie-Joseph de VimeurvsArmée de libération haïtienne
1803 Révolution & Empire Défaite

Prise de Saint-Lucie

Saint-Lucie, Antilles · Reprise de la guerre anglo-française

Après la rupture de la paix d'Amiens, les Britanniques reprennent Sainte-Lucie en 1803 ; l'île, rendue à la France en 1802, passe définitivement sous domination britannique jusqu'à l'indépendance de 1979.

Forces françaises non préciséesvsRoyaume-Uni
1803 Révolution & Empire Défaite

Siège du Cap-Français

Cap-Français, Saint-Domingue (Haïti) · Révolution haïtienne

Le siège du Cap-Français est un long siège qui affaiblit progressivement les forces françaises dans leur principal bastion en Saint-Domingue. La résistance haïtienne, combinée aux conditions difficiles, mène à la reddition finale après la bataille de Vertières.

Général Donatien-Marie-Joseph de VimeurvsForces insurgées haïtiennes
1805 Révolution & Empire Victoire

Bataille de Wertingen

Wertingen, Bavière (Saint-Empire romain germanique) · Campagne d'Allemagne (Troisième Coalition)

La bataille de Wertingen est le premier affrontement de la campagne d'Ulm. La cavalerie française, dirigée par Murat, balaie l’avant-garde autrichienne dans une attaque rapide et violente. Lannes soutient l’offensive avec de l’infanterie.

Maréchal Joachim Murat et maréchal Jean LannesvsForces autrichiennes commandées par le général Auffenberg
1805 Révolution & Empire Victoire

Bataille de Gunzbourg

Günzburg, Bavière (Saint-Empire romain germanique) · Campagne d'Allemagne (Troisième Coalition)

Lannes reçoit l'ordre de s'emparer des ponts sur le Danube à Günzburg pour couper la retraite des Autrichiens vers l'est. Il lance plusieurs assauts contre les défenses autrichiennes qui protègent les passages stratégiques.

Maréchal Jean LannesvsForces autrichiennes du général Ignaz Gyulai
1805 Révolution & Empire Indécis

Bataille de Haslach-Jungingen

Haslach-Jungingen, près d'Ulm, Bavière (Saint-Empire romain germanique) · Campagne d'Allemagne (Troisième Coalition)

La division Dupont, isolée, se heurte à une force autrichienne écrasante près d’Ulm. Malgré son infériorité numérique, elle tient sa position pendant plusieurs heures, infligeant de lourdes pertes et empêchant toute percée stratégique.

Général Pierre Dupont de l'ÉtangvsForces autrichiennes sous Franz von Werneck
1805 Révolution & Empire Victoire

Bataille d'Elchingen

Elchingen, Bavière (Saint-Empire romain germanique) · Campagne d'Allemagne (Troisième Coalition)

La bataille d’Elchingen est un affrontement crucial dans le resserrement de l’étau autour d’Ulm. Ney lance une attaque vigoureuse contre les forces autrichiennes retranchées sur les hauteurs d’Elchingen, les forçant à battre en retraite dans le désordre.

Maréchal Michel NeyvsForces autrichiennes commandées par le général Riesch
1805 Révolution & Empire Victoire

Capitulation d'Ulm

Ulm, Bavière (Saint-Empire romain germanique) · Campagne d'Allemagne (Troisième Coalition)

Du 15 au 20 octobre 1805, l'armée autrichienne du général Mack, environ 27 000 hommes, capitule à Ulm en Bavière sans bataille décisive. Napoléon, en marche forcée, a contourné l'armée autrichienne et coupé ses lignes de retraite. Mack dépose les armes le 20 octobre ; 23 généraux et 40 drapeaux sont capturés. Ulm est considérée comme le modèle de la manœuvre stratégique napoléonienne.

Empereur Napoléon IervsArmée autrichienne commandée par le général Karl Mack von Leiberich
1805 Révolution & Empire Défaite

Bataille de Trafalgar

Au large du cap de Trafalgar, sud de l'Espagne · Guerre de la Troisième Coalition

Le 21 octobre 1805, au large du cap Trafalgar en Andalousie, la flotte combinée franco-espagnole de l'amiral Villeneuve est anéantie par la Royal Navy de l'amiral Nelson. Sur les 33 vaisseaux alliés, 19 sont capturés ou détruits ; Nelson est tué par un tireur d'élite français mais la victoire britannique assure la suprématie navale pour un siècle et contraint Napoléon à abandonner tout projet d'invasion de l'Angleterre.

Vice-amiral Pierre-Charles VilleneuvevsFlotte britannique commandée par l'amiral Horatio Nelson
1805 Révolution & Empire Indécis

Bataille de Caldiero

Caldiero, Vénétie (Italie) · Campagne d'Italie (Troisième Coalition)

La bataille de Caldiero oppose les troupes de Masséna à celles de l’archiduc Charles dans des conditions météorologiques difficiles. Malgré plusieurs tentatives, les Français ne parviennent pas à percer les lignes autrichiennes.

Maréchal André MassénavsArmée autrichienne commandée par l’archiduc Charles d’Autriche
1805 Révolution & Empire Indécis

Bataille de Dürenstein

Dürenstein, vallée du Danube, Autriche (aujourd’hui Dürnstein, Basse-Autriche) · Campagne d'Allemagne (Troisième Coalition)

La division Gazan, isolée dans une gorge du Danube, est encerclée et attaquée de tous côtés par une force austro-russe bien supérieure. Mortier envoie des renforts pour éviter l’anéantissement. Les combats sont sanglants et intenses, mais les Français parviennent à se dégager.

Général Édouard MortiervsForces austro-russes commandées par Mikhaïl Koutouzov
1805 Révolution & Empire Indécis

Bataille de Schöngrabern (ou Hollabrunn)

Schöngrabern, Basse-Autriche · Campagne d'Allemagne (Troisième Coalition)

Dans cette action d’arrière-garde, le général russe Bagration retarde habilement l’avance française pour permettre au gros de l’armée austro-russe de se replier vers Brünn et rejoindre Koutouzov. Murat tombe dans le piège diplomatique des Russes, acceptant un faux armistice pour gagner du temps.

Maréchal Joachim MuratvsArmée russe sous le commandement du général Piotr Bagration
1805 Révolution & Empire Victoire

Bataille d’Austerlitz

Austerlitz, Moravie (aujourd’hui Slavkov u Brna, République tchèque) · Campagne d'Allemagne (Troisième Coalition)

La bataille d’Austerlitz, dite « des Trois Empereurs », marque l’apogée de la stratégie napoléonienne. Face à une armée alliée supérieure en nombre, Napoléon utilise la ruse, la préparation minutieuse du terrain et la mobilité de ses troupes pour transformer une position apparemment défavorable en une victoire écrasante. Il choisit délibérément de placer son armée sur le plateau de Pratzen, qu’il fait ensuite évacuer afin d’attirer l’ennemi à y concentrer ses forces. Convaincus que le flanc droit français est affaibli, les Austro-Russes y lancent l’essentiel de leurs troupes. Cette manœuvre affaiblit dangereusement leur centre, qu’ils estiment hors d’atteinte. Napoléon attend que l’ennemi s’engage pleinement dans cette erreur avant de donner l’ordre au corps de Soult, dissimulé dans la brume, de monter à l’assaut du plateau. La percée du centre coupe littéralement l’armée alliée en deux, semant la panique et rendant toute coordination impossible. Sur les ailes, Davout et Lannes résistent ou progressent selon le plan, tandis que la cavalerie de Murat et la Garde impériale exploitent l’effondrement du dispositif ennemi pour capturer des milliers de prisonniers. La déroute est totale : de nombreux soldats austro-russes se noient en tentant de fuir à travers les étangs gelés de Satschan, sous le feu de l’artillerie française. Austerlitz est non seulement un chef-d’œuvre tactique, mais aussi un tournant politique pour l’Europe, la victoire plaçant Napoléon au sommet de sa gloire et bouleversant l’équilibre continental.

Empereur Napoléon IervsCoalition austro-russe
1806 Révolution & Empire Victoire

Bataille de Saalfeld

Saalfeld, Thuringe (Royaume de Prusse, aujourd’hui Allemagne) · Guerre de la Quatrième Coalition

La bataille de Saalfeld voit la rencontre entre l’avant-garde française de Lannes et un corps prussien commandé par le jeune prince Louis-Ferdinand. Malgré sa bravoure, ce dernier meurt au combat, et ses troupes sont défaites par des manœuvres habiles des troupes françaises.

Maréchal Jean LannesvsForces prussiennes commandées par le prince Louis-Ferdinand de Prusse
1806 Révolution & Empire Victoire

Bataille de Iéna

Iéna, Thuringe (Royaume de Prusse, aujourd’hui Allemagne) · Guerre de la Quatrième Coalition

Le 14 octobre 1806, à Iéna en Thuringe, Napoléon écrase l'armée prussienne du duc de Brunswick. Les Prussiens, attachés à des tactiques du XVIIIe siècle, sont surpris par la vitesse et la coordination française. Brunswick est mortellement blessé ; environ 25 000 Prussiens sont tués, blessés ou capturés. Le même jour, Davout remporte Auerstaedt contre le gros de l'armée prussienne.

Empereur Napoléon IervsArmée prussienne commandée par le prince Hohenlohe-Ingelfingen
1806 Révolution & Empire Victoire

Bataille d’Auerstaedt

Auerstaedt, Thuringe (Royaume de Prusse, aujourd’hui Allemagne) · Guerre de la Quatrième Coalition

Le même jour que Napoléon à Iéna, Davout se retrouve face à l’essentiel de l’armée prussienne. Malgré une infériorité numérique de 1 contre 2, il résiste toute la journée grâce à la discipline exceptionnelle de ses troupes. Le général Brunswick est mortellement blessé, la chaîne de commandement prussienne s’effondre, et Davout transforme une position défensive en victoire éclatante.

Maréchal Louis-Nicolas DavoutvsArmée prussienne commandée par le duc Charles-Guillaume de Brunswick
1806 Révolution & Empire Victoire

Bataille de Halle

Halle, Saxe (Royaume de Prusse, aujourd’hui Allemagne) · Guerre de la Quatrième Coalition

Trois jours après Iéna, Bernadotte intercepte à Halle une importante division prussienne en retraite. Il lance une attaque brutale contre leurs positions retranchées, prenant la ville de vive force, coupant les ponts et semant le chaos dans les rangs ennemis.

Maréchal Jean-Baptiste BernadottevsForces prussiennes commandées par le duc d'Eugène de Wurtemberg
1806 Révolution & Empire Victoire

Bataille de Prenzlau

Prenzlau, Brandebourg (Royaume de Prusse) · Guerre de la Quatrième Coalition

La colonne prussienne du prince Hohenlohe, en retraite après Iéna, est interceptée près de Prenzlau par la cavalerie de Murat. Une brève escarmouche dégénère en encerclement, et Murat force Hohenlohe à capituler en exagérant la force française. La ruse, la vitesse et la pression tactique triomphent.

Maréchal Joachim MuratvsForces prussiennes commandées par le général Hohenlohe
1806 Révolution & Empire Victoire

Bataille de Lübeck

Lübeck, Hanse (aujourd’hui Allemagne) · Guerre de la Quatrième Coalition

Cherchant à échapper à l’encerclement, Blücher tente de se réfugier à Lübeck, ville libre et neutre. Les Français forcent l’entrée de la ville, malgré les protestations des autorités, et livrent bataille dans les rues. Les combats sont intenses et se terminent par la capitulation prussienne.

Maréchaux Jean-Baptiste Bernadotte et Joachim MuratvsArmée prussienne commandée par le général Gebhard Leberecht von Blücher
1806 Révolution & Empire Victoire

Capitulation de Magdebourg

Magdebourg, Saxe (Royaume de Prusse, aujourd’hui Allemagne) · Guerre de la Quatrième Coalition

Après un court siège, la puissante forteresse de Magdebourg, l’une des plus importantes de Prusse, capitule sans offrir de réelle résistance. Ney, encerclant la ville et bombardant ses abords, convainc le commandant prussien de se rendre.

Maréchal Michel NeyvsGarnison prussienne commandée par le général Franz Kasimir von Kleist
1806 Révolution & Empire Indécis

Bataille de Golymin

Gołymin, Mazovie (Pologne actuelle) · Campagne de Pologne (Quatrième Coalition)

Dans une offensive hivernale éprouvante, les forces françaises engagent l’arrière-garde russe à Gołymin. Les combats sont confus, rendus difficiles par la neige, la boue et la tombée de la nuit. Les Russes résistent fermement, puis parviennent à se replier en bon ordre.

Maréchaux Joachim Murat et Jean LannesvsForces russes commandées par le général Golitsyn
1806 Révolution & Empire Indécis

Bataille de Pułtusk

Pułtusk, Mazovie (Pologne actuelle) · Campagne de Pologne (Quatrième Coalition)

Dans des conditions météorologiques extrêmes, Lannes affronte une armée russe supérieure en nombre à Pułtusk. Bien qu’attaqué violemment, Bennigsen refuse de reculer immédiatement et soutient le combat toute la journée. À la tombée de la nuit, les Russes se retirent en bon ordre, mais les deux camps revendiquent la victoire.

Maréchal Jean LannesvsForces russes commandées par le général Bennigsen
1807 Révolution & Empire Indécis

Bataille de Mohrungen

Mohrungen, Prusse-Orientale (aujourd’hui Morąg, Pologne) · Campagne de Pologne (Quatrième Coalition)

Dans une phase de redéploiement hivernal, Ney est surpris par une offensive russe près de Mohrungen. Ses troupes, en infériorité numérique, résistent avec acharnement et empêchent les Russes de pénétrer plus profondément dans la zone française. Après de violents combats, les Russes se replient.

Maréchal Michel NeyvsAvant-garde russe sous le général Markov
1807 Révolution & Empire Indécis

Bataille de Hoff

Hoff, Prusse-Orientale (aujourd’hui Dwórzno, Pologne) · Campagne de Pologne (Quatrième Coalition)

La cavalerie française de Murat engage les avant-gardes russes dans un terrain glacé et difficile. Les combats sont violents mais confus, se terminant sans vainqueur clair. Cette bataille prépare le terrain pour la confrontation décisive à Eylau deux jours plus tard.

Maréchal Joachim MuratvsAvant-garde russe sous Bagration
1807 Révolution & Empire Indécis

Bataille d’Eylau

Eylau, Prusse-Orientale (aujourd’hui Bagrationovsk, Russie) · Campagne de Pologne (Quatrième Coalition)

Eylau est l’une des batailles les plus violentes de l’ère napoléonienne. Sous une tempête de neige, les Français attaquent les lignes russes autour de la ville d’Eylau. Le champ de bataille est chaotique, la visibilité nulle. Murat mène une charge de cavalerie de plus de 10 000 hommes pour stopper l’avance ennemie. À la fin de la journée, les deux camps restent sur le terrain, exsangues. Napoléon revendique la victoire, mais le résultat est militairement indécis.

Empereur Napoléon IervsArmée russe commandée par le général Léon Tolstoï de Bennigsen
1807 Révolution & Empire Victoire

Bataille d’Ostrołęka

Ostrołęka, Mazovie (Pologne actuelle) · Campagne de Pologne (Quatrième Coalition)

La division Verdier, isolée à Ostrołęka, est attaquée par une force russe bien supérieure. Verdier défend habilement ses positions, repousse plusieurs assauts et conserve le contrôle de la ville après une journée de combats acharnés.

Général Jean-Antoine VerdiervsAvant-garde russe commandée par le général Essen
1807 Révolution & Empire Indécis

Bataille de Heilsberg

Heilsberg, Prusse-Orientale (aujourd’hui Lidzbark Warmiński, Pologne) · Campagne de Pologne (Quatrième Coalition)

La bataille de Heilsberg oppose les forces françaises aux Russes solidement retranchés sur les hauteurs derrière la rivière Alle. L’attaque française, mal coordonnée, se heurte à une défense acharnée. Les pertes sont lourdes des deux côtés, et les Français ne parviennent pas à percer.

Maréchal Joachim MuratvsArmée russe commandée par le général Bennigsen
1807 Révolution & Empire Victoire

Bataille de Friedland

Friedland, Prusse-Orientale (aujourd’hui Pravdinsk, Russie) · Campagne de Pologne (Quatrième Coalition)

La bataille de Friedland oppose les forces françaises de Napoléon à l’armée russe de Bennigsen, qui a imprudemment engagé le combat avec la rivière Alle dans son dos. Après une défense tenace menée par Lannes le matin, Napoléon arrive avec le gros de ses forces, déclenche une attaque massive sur le flanc gauche russe et écrase l’armée ennemie. La victoire est totale, scellant la fin de la campagne.

Empereur Napoléon IervsArmée russe commandée par le général Bennigsen
1808 Révolution & Empire Défaite

Bataille d’El Bruc

El Bruc, Catalogne (Espagne) · Guerre d’Indépendance espagnole

Les deux affrontements d’El Bruc voient des colonnes françaises attaquées dans les montagnes catalanes par des milices locales. Mal préparées au terrain, les forces de Schwartz puis de Chabran sont repoussées par une défense tenace, renforcée par l’effet de surprise et le soutien populaire.

Général François de SchwartzvsMilices catalanes
1808 Révolution & Empire Victoire

Bataille de Medina de Rioseco

Medina de Rioseco, Vieille-Castille (Espagne) · Guerre d’Indépendance espagnole

La bataille de Medina de Rioseco voit les forces françaises de Bessières attaquer une armée espagnole divisée. Profitant du manque de coordination entre les généraux Blake et Cuesta, Bessières lance une attaque décisive sur le centre et détruit l’union des forces ennemies. C’est l’un des rares succès français du début de la guerre d’Espagne.

Maréchal Jean-Baptiste BessièresvsArmées espagnoles des généraux Blake et Cuesta
1808 Révolution & Empire Défaite

Bataille de Bailén

Bailén, Andalousie (Espagne) · Guerre d’Indépendance espagnole

La bataille de Bailén oppose les troupes françaises du général Dupont, isolées dans la vallée du Guadalquivir, aux armées espagnoles de Castaños et Reding. Après plusieurs jours d’escarmouches, les Français tentent de percer, mais sont pris en tenaille. Accablés par la chaleur, le manque de vivres et l’encerclement, Dupont capitule avec toute son armée.

Général Pierre Dupont de l’ÉtangvsArmée espagnole commandée par le général Francisco Castaños et le général Reding
1808 Révolution & Empire Victoire

Bataille d’Évora

Évora, Alentejo (Portugal) · Guerre d’Indépendance espagnole (front portugais)

Loison marche vers Lisbonne depuis l’intérieur du Portugal pour soutenir les forces d’occupation. À Évora, il rencontre une résistance formée de milices locales et de volontaires espagnols. Après une courte bataille, les Français balaient les positions ennemies et prennent la ville, qui est ensuite pillée par les troupes.

Général Louis Henri LoisonvsMilices portugaises commandées par le colonel Leite et des volontaires espagnols dirigés par Moretti
1808 Révolution & Empire Défaite

Bataille de Roliça

Roliça, Estremadura (Portugal) · Guerre d’Indépendance espagnole (front portugais)

Le général Delaborde, en infériorité numérique, tente de ralentir l’avance britannique vers Lisbonne. Il se positionne sur les hauteurs de Roliça. Wellesley tente d’abord un mouvement d’encerclement, puis une attaque frontale. Malgré une résistance tenace, les Français sont repoussés mais se retirent en bon ordre.

Général Henri-François DelabordevsArmée britannique commandée par le général Arthur Wellesley
1808 Révolution & Empire Défaite

Bataille de Vimeiro

Vimeiro, Estremadura (Portugal) · Guerre d’Indépendance espagnole (front portugais)

Junot tente une attaque frontale contre les positions fortifiées de Wellesley autour de Vimeiro. Malgré plusieurs assauts déterminés, les Français échouent à percer. La supériorité défensive britannique, l’artillerie bien positionnée, et l’utilisation du terrain empêchent toute avancée française. Junot est contraint de battre en retraite.

Général en chef Jean-Andoche JunotvsArmée britannique commandée par le général Arthur Wellesley
1808 Révolution & Empire Victoire

Bataille de Zornoza

Zornoza (Zornotza), Pays basque espagnol · Guerre d’Indépendance espagnole

Blake, mal positionné sur les hauteurs de Zornoza, est attaqué par Lefebvre avec une partie du IVᵉ corps. Les Français prennent l’avantage dès le début grâce à leur artillerie et leur discipline supérieure. Blake parvient à se retirer mais subit de lourdes pertes.

Maréchal François LefebvrevsArmée espagnole du général Joaquín Blake
1808 Révolution & Empire Défaite

Bataille de Valmaseda

Valmaseda (Balmaseda), Pays basque espagnol · Guerre d’Indépendance espagnole

Alors qu’une division du maréchal Victor progresse isolée à l’avant, Blake parvient à la surprendre avec une attaque en force. Les Français sont momentanément battus et contraints de se replier. Il s’agit d’un rare succès espagnol pendant la campagne de novembre.

Maréchal VictorvsArmée espagnole du général Joaquín Blake
1808 Révolution & Empire Victoire

Bataille de Gamonal

Gamonal (près de Burgos), Vieille-Castille (Espagne) · Guerre d’Indépendance espagnole

La bataille de Gamonal oppose l’avant-garde française de Soult à une force espagnole inférieure commandée par Belveder. Les Espagnols, inexpérimentés et mal positionnés en plaine, sont balayés par l’infanterie française soutenue par une puissante charge de cavalerie. La route de Burgos est ouverte.

Maréchal Nicolas Jean-de-Dieu SoultvsForces espagnoles commandées par le général Conde de Belveder
1808 Révolution & Empire Victoire

Bataille d'Espinosa de los Monteros

Espinosa de los Monteros, Cantabrie (Espagne) · Guerre d’Indépendance espagnole

Après la surprise de Valmaseda, Victor poursuit Blake et le rattrape à Espinosa. Le 10 novembre, les Espagnols résistent aux premières attaques, mais le lendemain, Victor concentre ses forces, brise le centre espagnol et disperse l’armée. C’est une victoire complète qui élimine temporairement la menace dans le nord.

Maréchal Claude-Victor PerrinvsArmée du Nord commandée par le général Joaquín Blake
1808 Révolution & Empire Victoire

Bataille de Tudela

Tudela, Navarre (Espagne) · Guerre d’Indépendance espagnole

Le 23 novembre 1808, à Tudela en Navarre, les maréchaux Lannes et Moncey écrasent l'armée espagnole des généraux Castaños et Palafox. Les Espagnols perdent environ 4 000 tués et blessés, 300 prisonniers et 26 canons. La défaite ouvre la route vers Saragosse et consolide le contrôle français sur l'Espagne du Nord.

Maréchal Jean LannesvsArmées espagnoles du général Castaños
1808 Révolution & Empire Victoire

Bataille de Somosierra

Col de Somosierra, Sierra de Guadarrama, Espagne · Guerre d’Indépendance espagnole

Pour ouvrir la route vers Madrid, Napoléon fait attaquer les redoutes espagnoles défendant le col de Somosierra. Après plusieurs assauts d’infanterie infructueux, il ordonne une charge audacieuse des chasseurs polonais de la Garde. Ces derniers percent les lignes ennemies, capturent les canons et forcent les Espagnols à la retraite. La route vers la capitale est dégagée.

Empereur Napoléon IervsForces espagnoles commandées par le général San Juan
1808 Révolution & Empire Victoire

Bataille de Cardedeu

Cardedeu, Catalogne (Espagne) · Guerre d’Indépendance espagnole (front catalan)

Saint-Cyr, marchant depuis Gérone pour secourir Barcelone assiégée, affronte une armée espagnole inférieure en nombre mais solidement positionnée à Cardedeu. Il concentre ses forces pour une percée frontale rapide, qui rompt les lignes espagnoles. L’armée de Vives se débande et permet à Saint-Cyr de débloquer la ville peu après.

Général Laurent de Gouvion-Saint-CyrvsArmée espagnole du général Juan Miguel de Vives y Feliu
1808 Révolution & Empire Victoire

Bataille de Molins de Rei

Molins de Rei, Catalogne (Espagne) · Guerre d’Indépendance espagnole (front catalan)

Après sa victoire à Cardedeu, Saint-Cyr poursuit l’offensive et attaque les forces combinées de Vives et Reding retranchées à Molins de Rei, en périphérie de Barcelone. L'assaut frontal coordonné, soutenu par l’artillerie, rompt les lignes espagnoles. L’armée ennemie se débande, et Barcelone est définitivement libérée du siège.

Général Laurent de Gouvion-Saint-CyrvsGénéral Teodoro Reding et le général Vives
1808 Révolution & Empire Défaite

Bataille de Benavente

Benavente, Castille-et-León (Espagne) · Guerre d’Indépendance espagnole (campagne de Galice)

Dans le contexte de la retraite britannique vers La Corogne, les chasseurs de la Garde de Lefebvre-Desnouettes franchissent le fleuve Esla gelé pour tenter une attaque surprise sur l’arrière-garde anglaise. Mais les hussards britanniques réagissent rapidement, contre-chargent, et infligent une défaite aux Français. Lefebvre est capturé.

Général Charles Lefebvre-DesnouettesvsCavalerie britannique commandée par le général Henry Paget
1809 Révolution & Empire Indécis

Bataille de Cacabelos

Cacabelos, Castille-et-León (Espagne) · Guerre d’Indépendance espagnole (retraite britannique vers La Corogne)

En poursuivant les forces britanniques en retraite, la cavalerie française atteint le pont de Cacabelos défendu par l’arrière-garde anglaise. Une attaque est lancée sans coordination avec l’infanterie française. Les Britanniques, bien postés, infligent des pertes et tuent le général Colbert d’un tir de tireur d’élite. Les Français reculent en attendant les renforts.

Général Auguste François-Marie de Colbert-ChabanaisvsForces britanniques commandées par Sir Edward Paget
1809 Révolution & Empire Victoire

Bataille d’Uclès

Uclès, province de Cuenca, Castille-La Manche (Espagne) · Guerre d’Indépendance espagnole

Victor attaque les forces espagnoles retranchées près du monastère d’Uclès. L’assaut bien coordonné brise la ligne ennemie, et la cavalerie française exploite la percée pour encercler les fuyards. La déroute est complète, et Venegas échappe de peu à la capture.

Maréchal Claude-Victor PerrinvsArmée espagnole du général Francisco Javier Venegas
1809 Révolution & Empire Indécis

Bataille de La Corogne

La Corogne (A Coruña), Galice (Espagne) · Guerre d’Indépendance espagnole (fin de la retraite britannique)

Acculée à la mer après une longue retraite, l’armée britannique défend la ville portuaire de La Corogne en attendant l’évacuation par mer. Soult attaque le 16 janvier, espérant empêcher leur fuite. Les Britanniques tiennent bon et résistent aux assauts français, réussissant à embarquer la majorité de leurs troupes durant la nuit. Moore est tué lors des combats.

Maréchal Nicolas Jean-de-Dieu SoultvsGénéral Sir John Moore
1809 Révolution & Empire Victoire

Bataille de Castellón

Castellón (près de Xàtiva), province de Valence (Espagne) · Guerre d’Indépendance espagnole

Suchet affronte l’armée valencienne près de Castellón dans une bataille décisive pour sécuriser le flanc est de l’Espagne. Bien que légèrement inférieurs en nombre, les Français engagent une attaque méthodique et enfoncent le centre espagnol. La cavalerie française poursuit les fuyards et achève la victoire.

Général Louis-Gabriel SuchetvsForces espagnoles commandées par le marquis de La Romana
1809 Révolution & Empire Victoire

Bataille de Valls

Valls, province de Tarragone, Catalogne (Espagne) · Guerre d’Indépendance espagnole (campagne de Catalogne)

Suchet, voulant sécuriser la province de Tarragone, intercepte l’armée de Reding près de Valls. Après une reconnaissance prudente, il déclenche une attaque combinée au centre et sur les flancs. La cavalerie française, conduite avec habileté, exécute une manœuvre tournante qui piège les Espagnols. Reding est blessé mortellement dans la déroute.

Général Louis-Gabriel SuchetvsGénéral Teodoro Reding
1809 Révolution & Empire Victoire

Bataille de Medellín

Medellín, province de Badajoz, Estrémadure (Espagne) · Guerre d’Indépendance espagnole

Le 28 mars 1809, à Medellín en Estrémadure, le maréchal Victor écrase l'armée espagnole du général Cuesta dans l'une des plus sanglantes déroutes de la guerre d'Espagne. Les Espagnols perdent environ 8 000 tués et blessés, 2 000 prisonniers et 9 canons ; des milliers de soldats se noient en tentant de franchir le Guadiana en déroute.

Maréchal Claude-Victor PerrinvsGénéral Gregorio de la Cuesta
1809 Révolution & Empire Défaite

Deuxième bataille de Porto

Porto, nord du Portugal · Guerre d’Indépendance espagnole (campagne du Portugal)

Wellesley mène une attaque surprise audacieuse sur Porto, traversant le Douro avec une force légère avant que Soult ne puisse réagir. Pris de vitesse, le maréchal français tente de rassembler ses troupes, mais le pont est coupé et les forces anglaises avancent rapidement dans la ville. La retraite devient inévitable.

Maréchal Nicolas Jean-de-Dieu SoultvsGénéral Arthur Wellesley
1809 Révolution & Empire Défaite

Deuxième bataille d’El Bruc

Col d’El Bruc, près de Montserrat, Catalogne (Espagne) · Guerre d’Indépendance espagnole (résistance catalane)

La colonne française du général Schwartz, envoyée depuis Barcelone pour sécuriser la route vers Lérida, est stoppée dans le col d’El Bruc par des milices catalanes déterminées. Ces dernières, appuyées par des troupes régulières, utilisent les hauteurs et des embuscades coordonnées pour bloquer l’avance française. Après plusieurs tentatives de percée, Schwartz bat en retraite vers Barcelone.

Général François Xavier de SchwarzvsMilices catalanes
1809 Révolution & Empire Victoire

Bataille de Wagram

Wagram, près de Vienne, Autriche · Guerre de la Cinquième Coalition

La bataille de Wagram fut l’un des plus grands affrontements des guerres napoléoniennes, opposant les forces de Napoléon Ier à l’armée autrichienne commandée par l’archiduc Charles. Après avoir subi un revers à Aspern-Essling, Napoléon passe à nouveau le Danube début juillet 1809 à l’aide d’un vaste pont de bateaux construit en secret. Le 5 juillet, l’armée française est attaquée alors qu’elle est encore en déploiement, mais résiste aux assauts. Le lendemain, Napoléon organise une contre-offensive décisive, appuyée par une concentration massive d’artillerie au centre (la « grande batterie ») et une attaque puissante sur l’aile droite menée par le maréchal Davout. L’archiduc Charles, incapable de percer les lignes françaises ni de contenir leurs attaques coordonnées, ordonne la retraite dans la soirée du 6 juillet. Cette victoire permet à Napoléon d’imposer des conditions sévères à l’Autriche.

Empereur Napoléon IervsArchiduc Charles de Habsbourg
1809 Révolution & Empire Indécis

Bataille de Talavera

Talavera de la Reina, province de Tolède, Espagne · Guerre d’Indépendance espagnole

Les forces françaises de Joseph Bonaparte et du maréchal Victor attaquent les positions retranchées anglo-espagnoles autour de Talavera. La bataille est sanglante et acharnée, avec des assauts répétés contre les hauteurs tenues par les troupes de Wellington. Après deux jours de combat, les Français échouent à percer les lignes britanniques. Cependant, les alliés ne peuvent exploiter leur victoire en raison de la fatigue, des pertes et de l’arrivée d’une nouvelle armée française sur leurs arrières.

Maréchal Claude-Victor Perrin et roi Joseph BonapartevsArthur Wellesley
1809 Révolution & Empire Victoire

Bataille d’Almonacid

Almonacid de Toledo, Castille-La Manche (Espagne) · Guerre d’Indépendance espagnole

Les forces espagnoles de Venegas, tentant de marcher sur Madrid après la bataille de Talavera, sont interceptées à Almonacid par le général Sébastiani. Malgré leur supériorité numérique et une position défensive sur les hauteurs, les Espagnols sont repoussés après une série d’assauts coordonnés par l’infanterie et l’artillerie française. Leur ligne cède dans l’après-midi, et une retraite désorganisée s’ensuit.

Général Horace SébastianivsGénéral Francisco Javier Venegas
1809 Révolution & Empire Défaite

Bataille de Saint-Paul

Saint-Paul, île Bourbon (La Réunion actuelle) · Guerres napoléoniennes – théâtre de l’océan Indien

Les Britanniques lancent un raid amphibie sur le port de Saint-Paul pour capturer la goélette corsaire française Caroline, très active dans l’océan Indien. Le gouverneur Des Bruslys, miné par la pression, se suicide la veille. Le colonel Saint-Michel organise une défense avec des miliciens et quelques pièces d’artillerie côtière, mais les Britanniques parviennent à débarquer, capturer le fortin, désarmer les batteries et incendier le port. La Caroline est saisie.

Colonel Pierre Saint-MichelvsCapitaine britannique Henry Shepheard
1809 Révolution & Empire Défaite

Bataille de Tamames

Tamames, province de Salamanque, Espagne · Guerre d’Indépendance espagnole

L’armée espagnole du duc del Parque occupe les hauteurs de Tamames et repousse frontalement l’attaque du général Marchand. Malgré plusieurs assauts, les troupes françaises, en infériorité numérique et mal coordonnées, ne parviennent pas à briser la ligne espagnole. La bataille marque l’un des rares succès tactiques espagnols en 1809.

Général Jean Gabriel MarchandvsDuc del Parque
1809 Révolution & Empire Victoire

Bataille d’Ocaña

Ocaña, province de Tolède, Espagne · Guerre d’Indépendance espagnole

Le 19 novembre 1809, à Ocaña en Espagne, le maréchal Soult écrase l'armée espagnole du général Areizaga. Les Espagnols perdent environ 4 000 tués, 14 000 prisonniers et 50 canons. C'est l'une des plus lourdes défaites de l'Espagne pendant la guerre d'indépendance et consolide le contrôle français sur l'Andalousie et la Manche.

Maréchal Nicolas Jean-de-Dieu Soult et général Horace SébastianivsGénéral Juan Carlos de Aréizaga
1809 Révolution & Empire Victoire

Bataille d’Alba de Tormes

Alba de Tormes, province de Salamanque, Espagne · Guerre d’Indépendance espagnole

Profitant du retrait précipité des troupes espagnoles du duc del Parque après Tamames, le général Kellermann engage une poursuite rapide. L’arrière-garde espagnole, surprise près du pont d’Alba de Tormes, est attaquée par la cavalerie française avant que l’armée entière ne puisse traverser la rivière. Les formations ennemies sont rompues et l’artillerie capturée.

Général François Étienne de KellermannvsDuc del Parque
1810 Révolution & Empire Victoire

Bataille de Grand Port

Grand Port, île de France (actuelle île Maurice) · Guerres napoléoniennes – théâtre de l’océan Indien

La bataille de Grand Port est la seule victoire navale française majeure des guerres napoléoniennes après Trafalgar. Les frégates françaises de Duperré et Bouvet, aidées de batteries côtières, attirent les navires britanniques dans un lagon étroit. La flotte ennemie s’embourbe sur les récifs. Les Français détruisent deux navires et en capturent deux autres. C’est un revers retentissant pour la Royal Navy.

Capitaine de vaisseau Guy-Victor DuperrévsCapitaine britannique Samuel Pym
1810 Révolution & Empire Défaite

Bataille de Bussaco

Bussaco, Serra do Buçaco, Portugal · Guerre d’Indépendance espagnole – Campagne du Portugal

Masséna tente de percer la ligne défensive anglo-portugaise retranchée sur les hauteurs de Bussaco. L’assaut frontal mené par Reynier et Ney échoue face à une défense bien organisée et une artillerie alliée bien positionnée. Malgré sa supériorité numérique, l’armée française subit une défaite coûteuse et tactique.

Maréchal André MassénavsArthur Wellesley
1811 Révolution & Empire Indécis

Bataille de Barrosa

Barrosa, près de Chiclana, Andalousie, Espagne · Guerre d’Indépendance espagnole

La bataille de Barrosa voit les troupes françaises du général Victor tenter d’intercepter une tentative de sortie anglo-espagnole de Cadix. Bien que les Espagnols hésitent, les Britanniques de Graham montent une attaque énergique sur les hauteurs de Barrosa. Après un combat acharné, les Français sont repoussés, mais conservent leurs positions stratégiques. La bataille est considérée comme indécise, voire tactiquement favorable aux Alliés.

Général Claude VictorvsSir Thomas Graham
1811 Révolution & Empire Défaite

Bataille de Sabugal

Sabugal, district de Guarda, Portugal · Guerre d’Indépendance espagnole – Retraite de Masséna

La bataille de Sabugal se déroule lors de la retraite de Masséna du Portugal. Le général Reynier, à l’arrière-garde, est attaqué de manière inattendue par une brigade britannique ayant franchi la rivière sous la brume. Malgré une résistance initiale, ses troupes sont mises en difficulté et doivent battre en retraite en désordre.

Général Jean ReyniervsArthur Wellesley
1811 Révolution & Empire Indécis

Bataille de Fuentes de Oñoro

Fuentes de Oñoro, Castille-et-León, Espagne · Guerre d’Indépendance espagnole

La bataille oppose Masséna, qui tente de dégager la garnison française assiégée à Almeida, à Wellington, solidement retranché à Fuentes de Oñoro. Après deux jours d’escarmouches, Masséna lance une attaque massive le 5 mai. Malgré un succès initial sur le flanc droit britannique, la résistance alliée tient bon. L’armée française se retire sans briser le blocus.

Maréchal André MassénavsArthur Wellesley
1811 Révolution & Empire Indécis

Bataille d'Albuera

Albuera, Estrémadure, Espagne · Guerre d’Indépendance espagnole

Soult tente de lever le siège de Badajoz en attaquant l’armée alliée à Albuera. L’assaut frontal français, dirigé par Godinot puis Girard, est initialement couronné de succès. Mais une contre-attaque acharnée de l’infanterie britannique et la ténacité des troupes espagnoles brisent l’élan français. Les deux camps subissent de lourdes pertes, sans victoire décisive.

Maréchal Nicolas SoultvsGénéral William Beresford
1811 Révolution & Empire Victoire

Bataille de Zújar

Ribera del Fresno, Estrémadure, Espagne · Guerre d’Indépendance espagnole

La bataille de Zújar oppose la cavalerie française commandée par Latour-Maubourg à une force espagnole isolée tentant d’interrompre les communications françaises dans le sud-ouest de l’Espagne. Grâce à une manœuvre habile de contournement, la cavalerie française disperse les forces ennemies et capture un grand nombre de prisonniers.

Général Marie Victor de Latour-MaubourgvsGénéral José María de la Peña
1811 Révolution & Empire Victoire

Combat de Cañada del Hoyo

Cañada del Hoyo, Castille-La Manche, Espagne · Guerre d’Indépendance espagnole

Le général Hugo intercepte une force mobile de guérilla commandée par 'El Empecinado' dans la région montagneuse de Cuenca. Grâce à un mouvement de flanc et à l’effet de surprise, les troupes françaises parviennent à encercler partiellement les Espagnols et à infliger de lourdes pertes.

Général Joseph Léopold Sigisbert HugovsBrigades espagnoles locales commandées par le général Juan Martín Díez 'El Empecinado'
1811 Révolution & Empire Victoire

Bataille de Sagunto

Sagunto, Royaume de Valence, Espagne · Guerre d’Indépendance espagnole

Suchet affronte l'armée espagnole de Blake, venue tenter de dégager la ville assiégée de Sagonte. Grâce à une attaque déterminée sur le centre ennemi, les troupes françaises enfoncent les lignes espagnoles et obtiennent une victoire décisive, ouvrant la route vers Valence.

Maréchal Louis-Gabriel SuchetvsGénéral Joaquín Blake y Joyes
1811 Révolution & Empire Victoire

Bataille de Valence

Valence, Royaume de Valence, Espagne · Guerre d’Indépendance espagnole

En 1811–1812, le maréchal Suchet conquiert la province de Valence en Espagne après un siège et une bataille décisive. La chute de Valence (janvier 1812) ouvre la route vers la Catalogne et consolide le contrôle français sur l'est de l'Espagne. Suchet, considéré comme le meilleur maréchal napoléonien en Espagne, reçoit le titre de duc d'Albufera.

Maréchal Louis-Gabriel SuchetvsGénéral Joaquín Blake y Joyes
1812 Révolution & Empire Défaite

Siège et prise de Ciudad Rodrigo

Ciudad Rodrigo, Castille-et-León, Espagne · Guerre d’Indépendance espagnole

Wellington lance un assaut rapide contre Ciudad Rodrigo, tenue par une petite garnison française. Après un bombardement intense de plusieurs jours, les troupes anglo-portugaises percent les murs de la ville et lancent un assaut nocturne. La garnison française est submergée malgré une défense courageuse.

Général Jean-Barthélemot SorbiervsArthur Wellesley
1812 Révolution & Empire Défaite

Siège et prise de Badajoz

Badajoz, Estrémadure, Espagne · Guerre d’Indépendance espagnole

Du 16 mars au 6 avril 1812, Wellington assiège et prend Badajoz, place forte française en Estrémadure commandée par le général Philippon. Après deux assauts repoussés, les Anglais percent les murailles le 6 avril. La prise de la ville est suivie de pillage et de violences contre la population ; Wellington pleure en voyant les dégâts.

Général Armand PhilipponvsArthur Wellesley
1812 Révolution & Empire Défaite

Bataille de Salamanque

Les Arapiles, près de Salamanque, Espagne · Guerre d’Indépendance espagnole

Le 22 juillet 1812, près de Salamanca en Espagne, Wellington inflige une défaite décisive au maréchal Marmont. En exploitant une faille dans le déploiement français, Wellington lance une attaque en tenaille qui brise l'armée française en deux heures. Les Français perdent environ 14 000 hommes et 40 canons ; Marmont est grièvement blessé.

Maréchal Auguste de MarmontvsArthur Wellesley
1812 Révolution & Empire Victoire

Bataille de Smolensk

Smolensk, Empire russe · Campagne de Russie

Napoléon attaque la ville fortifiée de Smolensk pour y fixer l’armée russe et forcer une bataille décisive. Malgré des combats intenses et des bombardements dévastateurs, les Russes finissent par abandonner la ville dans la nuit, permettant aux Français de s’en emparer.

Napoléon IervsGénéraux Barclay de Tolly et Bagration
1812 Révolution & Empire Victoire

Bataille de la Moskova (Borodino)

Borodino, gouvernement de Moscou, Empire russe · Campagne de Russie

La bataille de la Moskova, dite bataille de Borodino, est l’affrontement le plus sanglant des guerres napoléoniennes. Napoléon tente de briser l’armée russe avant d’atteindre Moscou. Après une journée d’assauts frontaux meurtriers sur les redoutes russes, les Français parviennent à percer le centre ennemi, sans pour autant détruire l’armée russe, qui se replie dans l’ordre.

Napoléon IervsGénéral Mikhaïl Koutouzov
1812 Révolution & Empire Défaite

Bataille de Taroutino

Taroutino, gouvernement de Kalouga, Empire russe · Campagne de Russie

Alors que Murat observait les Russes campés à Taroutino dans le cadre du repli général français, ceux-ci lancent une attaque surprise à l’aube. L’avant-garde française est surprise, subit de lourdes pertes, et bat en retraite en désordre. Napoléon perd l’initiative stratégique.

Maréchal Joachim MuratvsGénéral Bennigsen sous les ordres de Koutouzov
1812 Révolution & Empire Indécis

Bataille de Maloyaroslavets

Maloyaroslavets, gouvernement de Kalouga, Empire russe · Campagne de Russie

Le 24 octobre 1812, à Maloïaroslavets, au sud-ouest de Moscou, Eugène de Beauharnais et Davout affrontent Koutouzov dans une bataille sanglante pour le contrôle de la route de Kalouga. La ville change de mains huit fois. Napoléon choisit finalement de replier par la route de Smolensk, plus dévastée, plutôt que par le sud intact — décision controversée qui scelle le sort de la Grande Armée.

Prince Eugène de BeauharnaisvsGénéral Dokhtourov
1812 Révolution & Empire Défaite

Bataille de Vinkovo (ou Krasny-Oktiabr)

Vinkovo, près de Medyn, Empire russe · Campagne de Russie

Surpris par une attaque russe alors qu’il menait l’arrière-garde de la retraite de Moscou, Murat est forcé au combat à Vinkovo. Ses forces sont débordées par la supériorité numérique de l’ennemi et doivent abandonner le terrain, rompant ainsi la couverture du repli.

Maréchal Joachim MuratvsGénéral Bennigsen
1812 Révolution & Empire Défaite

Bataille de Krasnoï

Krasnoï, gouvernement de Smolensk, Empire russe · Campagne de Russie

Du 15 au 18 novembre 1812, à Krasnoï en Russie, l'arrière-garde de Napoléon est écrasée par Koutouzov pendant la retraite de Moscou. Les corps de Davout, Ney et Eugène perdent environ 20 000 hommes tués, blessés ou capturés. Ney, « le dernier à quitter la Russie », traverse les lignes russes à pied avec un petit groupe de survivants.

Napoléon IervsGénéral Mikhaïl Koutouzov
1812 Révolution & Empire Indécis

Bataille de la Bérézina

Berezina, près de Studianka, Empire russe · Campagne de Russie

Du 26 au 29 novembre 1812, sur la Bérézina en Biélorussie, Napoléon extrait une partie de la Grande Armée des pièges tendus par les armées russe et autrichienne. Eblé et les pontonniers construisent deux ponts de fortune sous le feu ennemi ; environ 50 000 soldats franchissent la rivière, mais 30 000 restent prisonniers ou périssent. La retraite de Russie se transforme en catastrophe.

Napoléon IervsWittgenstein
1813 Révolution & Empire Victoire

Bataille de Lützen

Lützen, Royaume de Saxe, Confédération du Rhin · Guerre de la Sixième Coalition

Lützen est la première grande bataille de la campagne d’Allemagne. Surpris par une attaque des troupes russo-prussiennes sur son flanc, Napoléon réagit avec célérité, rassemble ses forces, et lance une contre-attaque massive. Les Alliés se retirent en ordre mais concèdent le champ de bataille.

Napoléon IervsPrince de Wittgenstein et Kronprinz Charles-Jean de Suède
1813 Révolution & Empire Victoire

Bataille de Bautzen

Bautzen, Royaume de Saxe, Confédération du Rhin · Guerre de la Sixième Coalition

Napoléon lance une attaque massive sur les forces russo-prussiennes retranchées à Bautzen. Malgré des combats violents et une supériorité numérique, l’armée alliée parvient à battre en retraite. La coordination imparfaite entre Ney et Napoléon empêche l’encerclement attendu.

Napoléon IervsWittgenstein
1813 Révolution & Empire Défaite

Bataille de Vitoria

Vitoria, Pays basque, Espagne · Guerre d’Espagne (Campagne de 1813)

Le 21 juin 1813, à Vitoria au Pays basque espagnol, Wellington écrase l'armée française de Joseph Bonaparte et du maréchal Jourdan. Les Français perdent 151 canons, tout leur train et leurs bagages, dont le butin est tel que les soldats alliés abandonnent la poursuite pour piller. La victoire ouvre la route vers la France et précipite la chute de l'Empire en Espagne.

Joseph BonapartevsArthur Wellesley
1813 Révolution & Empire Victoire

Bataille de Dresde

Dresde, Royaume de Saxe, Confédération du Rhin · Guerre de la Sixième Coalition

Les 26 et 27 août 1813, à Dresde en Saxe, Napoléon remporte sa dernière grande victoire en Allemagne contre la coalition austro-russe-prussienne. Les Alliés perdent environ 38 000 hommes, dont le maréchal Moreau, tué par un boulet français alors qu'il combattait aux côtés des Russes. Napoléon ne peut pas exploiter la victoire faute de cavalerie.

Napoléon IervsSchwarzenberg
1813 Révolution & Empire Défaite

Bataille de Kulm

Kulm (Chlumec), Bohême, Empire d’Autriche · Guerre de la Sixième Coalition

Vandamme, envoyé en poursuite des Alliés après Dresde, s’avance trop loin sans soutien. Il est pris en tenaille par des forces supérieures venues de l’arrière et du flanc. Son corps est presque anéanti, et lui-même est capturé. Cette défaite annule les bénéfices tactiques de Dresde.

Général Dominique VandammevsForces coalisées russes
1813 Révolution & Empire Défaite

Bataille de la Katzbach

Rivière Katzbach, Silésie, Royaume de Prusse · Guerre de la Sixième Coalition

Sous une pluie battante, les troupes de Macdonald franchissent la rivière Katzbach pour affronter Blücher, mais le terrain détrempé désorganise leur progression. Blücher contre-attaque vigoureusement sur les flancs, brise l’ordre de bataille français et provoque une déroute. C’est l’une des pires défaites de la campagne.

Maréchal Jacques MacdonaldvsGénéralfeldmarschall Gebhard Leberecht von Blücher
1813 Révolution & Empire Défaite

Bataille de Dennewitz

Dennewitz, Royaume de Prusse · Guerre de la Sixième Coalition

Chargé de marcher sur Berlin, Ney subit une contre-offensive alliée à Dennewitz. Mal coordonnée, son attaque échoue face à une résistance déterminée et une manœuvre d’enveloppement de Bernadotte. La retraite française dégénère en déroute, mettant fin à l’offensive vers le nord.

Maréchal Michel NeyvsBernadotte
1813 Révolution & Empire Défaite

Bataille de Leipzig

Leipzig, Royaume de Saxe · Guerre de la Sixième Coalition

La bataille de Leipzig, également appelée 'Bataille des Nations', est la plus grande confrontation militaire des guerres napoléoniennes. Pendant quatre jours, Napoléon résiste à l'assaut coordonné des armées alliées qui convergent sur Leipzig depuis le nord, le sud et l'est. Malgré une défense énergique et plusieurs contre-attaques réussies, la supériorité numérique ennemie devient écrasante. Le 18 octobre, les troupes saxonnes passent dans le camp adverse, désorganisant davantage les lignes françaises. Le 19 octobre, Napoléon ordonne la retraite, mais la destruction prématurée du pont de l'Elster piège 30 000 hommes, dont une partie de la Garde et le maréchal Poniatowski, mort noyé.

Napoléon IervsCoalition austro-russo-prusso-suédoise
1813 Révolution & Empire Victoire

Bataille de Hanau

Hanau, Hesse, Allemagne · Guerre de la Sixième Coalition

Après sa retraite de Leipzig, Napoléon se heurte à une armée bavaro-autrichienne à Hanau qui tente de lui bloquer la route du Rhin. Bien que ses troupes soient fatiguées et inférieures en nombre, il attaque avec violence le 30 octobre. La Garde impériale et l’artillerie brisent le centre ennemi. Wrede se replie en désordre. Le 31, Napoléon poursuit sa progression et franchit la rivière Kinzig, assurant la route vers Mayence.

Napoléon IervsGénéral Karl Philipp von Wrede
1814 Révolution & Empire Indécis

Bataille de Brienne

Brienne-le-Château, Aube, France · Campagne de France

La bataille de Brienne oppose Napoléon aux troupes prusso-russes de Blücher, dans une tentative de diviser les forces ennemies avant qu'elles ne puissent se regrouper. Napoléon attaque avec vigueur et réussit à surprendre l’ennemi, mais Blücher, bien retranché, parvient à se replier en bon ordre malgré de lourdes pertes. La ville est prise, mais l’objectif stratégique de couper les armées ennemies échoue.

Napoléon IervsFeld-maréchal von Blücher
1814 Révolution & Empire Défaite

Bataille de La Rothière

La Rothière, Aube, France · Campagne de France

La bataille de La Rothière est l’un des rares engagements en terrain ouvert entre Napoléon et les Alliés en 1814. Surpris par la concentration massive des forces coalisées, Napoléon, en infériorité numérique, tente de tenir ses positions. Les combats sont acharnés dans la neige et la boue. Après avoir résisté toute la journée, Napoléon ordonne la retraite à la nuit tombée. Bien que la bataille soit tactiquement perdue, elle ne se transforme pas en déroute grâce à la discipline française.

Napoléon IervsFeld-maréchal von Blücher
1814 Révolution & Empire Victoire

Bataille de Champaubert

Champaubert, Marne, France · Campagne de France

À Champaubert, Napoléon surprend un corps russe isolé sous les ordres du général Olssufiev. Grâce à une manœuvre rapide et à l’effet de surprise, il encercle et écrase l’ennemi. La quasi-totalité des troupes russes sont tuées ou capturées. Olssufiev lui-même est fait prisonnier. Cette victoire inaugure une série de coups d’éclat tactiques qui marqueront la campagne des Six Jours.

Napoléon IervsGénéral Olssufiev
1814 Révolution & Empire Victoire

Bataille de Montmirail

Montmirail, Marne, France · Campagne de France

Au lendemain de Champaubert, Napoléon se tourne vers les forces de Sacken et Yorck, qui avancent séparément en direction de Paris. Il concentre rapidement ses troupes et frappe à Montmirail. L’affrontement est intense mais l’arrivée de la Garde impériale et la supériorité tactique française entraînent la victoire. Les Alliés se replient en désordre, abandonnant hommes et matériel.

Napoléon IervsGénéral von Sacken
1814 Révolution & Empire Victoire

Bataille de Château-Thierry

Château-Thierry, Aisne, France · Campagne de France

Poursuivant les troupes battues à Montmirail, Napoléon rattrape les forces coalisées à Château-Thierry, sur les bords de la Marne. Il lance une attaque vigoureuse pour empêcher leur retraite vers Soissons. Les Alliés sont surpris alors qu’ils traversent le fleuve. La cavalerie française joue un rôle clé, capturant de nombreux canons et prisonniers. La victoire permet de renforcer l’image d’invincibilité de l’armée française dans cette campagne éclair.

Napoléon IervsGénéraux Yorck
1814 Révolution & Empire Victoire

Bataille de Vauchamps

Vauchamps, Marne, France · Campagne de France

Dernière bataille de la campagne des Six Jours, Vauchamps voit Napoléon infliger une sévère défaite aux forces de Blücher, qui avaient tenté d’attaquer l’arrière-garde française. Marmont résiste habilement jusqu’à l’arrivée de renforts menés par Napoléon. Une manœuvre d’encerclement, appuyée par une puissante charge de cavalerie, force les Prussiens à une retraite désastreuse.

Napoléon IervsGénéral von Blücher
1814 Révolution & Empire Victoire

Bataille de Montereau

Montereau-Fault-Yonne, Seine-et-Marne, France · Campagne de France

À Montereau, Napoléon affronte les troupes austro-wurtembergeoises du prince héritier de Wurtemberg. Après une progression difficile due à la résistance ennemie et à la lenteur de certaines troupes françaises, l’Empereur prend personnellement le commandement sur le terrain. Grâce à une attaque coordonnée sur les ponts de la Seine et de l’Yonne, il inflige une lourde défaite aux coalisés, qui abandonnent la ville.

Napoléon IervsPrince de Wurtemberg
1814 Révolution & Empire Défaite

Bataille de Bar-sur-Aube

Bar-sur-Aube, Aube, France · Campagne de France

Macdonald tente de ralentir l’avance de la grande armée de Schwarzenberg à Bar-sur-Aube, mais les forces françaises, en infériorité numérique, sont repoussées après de violents combats. L’ennemi, bien organisé et disposant d’une supériorité écrasante en effectifs et en artillerie, reprend cette position stratégique, ouvrant la voie vers Troyes et la Seine.

Étienne MacdonaldvsPrince de Schwarzenberg
1814 Révolution & Empire Victoire

Bataille de Craonne

Craonne, Aisne, France · Campagne de France

La bataille de Craonne oppose les troupes françaises à l’armée de Blücher sur le plateau escarpé dominant l’Aisne. Napoléon, voulant interdire le passage des Alliés vers Laon, ordonne une attaque frontale difficile. Ney lance ses divisions contre les positions retranchées russes. Après de violents combats, les Français parviennent à prendre le plateau, forçant l’ennemi à reculer.

Napoléon IervsGénéral von Blücher
1814 Révolution & Empire Défaite

Bataille de Laon

Laon, Aisne, France · Campagne de France

Napoléon tente de reprendre l’initiative face à l’armée de Blücher, solidement retranchée sur les hauteurs de Laon. Malgré une infériorité numérique majeure, il lance plusieurs attaques frontales appuyées par Ney et ses maréchaux. Les assauts échouent en raison du terrain défavorable, du manque de coordination et de la fatigue extrême de l’armée française. Laon reste aux mains des coalisés, marquant un échec stratégique majeur.

Napoléon IervsGénéral von Blücher
1814 Révolution & Empire Victoire

Bataille de Reims

Reims, Marne, France · Campagne de France

Napoléon, réagissant avec une rapidité fulgurante après sa retraite de Laon, surprend le corps allié du général Saint-Priest qui occupe Reims. En quelques heures, les forces françaises reprennent la ville après une attaque bien coordonnée. Saint-Priest est mortellement blessé, et son armée subit des pertes sévères. C’est l’une des dernières victoires éclatantes de Napoléon avant la chute de Paris.

Napoléon IervsGénéral Emmanuel de Saint-Priest
1814 Révolution & Empire Indécis

Bataille d'Arcis-sur-Aube

Arcis-sur-Aube, Aube, France · Campagne de France

Napoléon tente de surprendre l’armée de Schwarzenberg à Arcis-sur-Aube. Il engage le combat dans l’idée qu’il fait face à une simple arrière-garde, mais découvre trop tard qu’il affronte l’armée principale alliée. Le 20 mars, les Français repoussent les avant-postes ennemis, mais le lendemain, ils se retrouvent en forte infériorité numérique. Napoléon ordonne alors une retraite ordonnée, couverte par la cavalerie de Sébastiani.

Napoléon IervsPrince Karl Philipp von Schwarzenberg
1814 Révolution & Empire Indécis

Bataille de Saint-Dizier

Saint-Dizier, Haute-Marne, France · Campagne de France

Napoléon, espérant détourner les forces alliées de Paris, lance un raid vers l’est et affronte la cavalerie russe à Saint-Dizier. Le combat est vif mais limité, opposant principalement des unités montées. Napoléon tente de faire croire à une grande offensive vers l’est, mais les Alliés ne tombent pas dans le piège et marchent directement sur Paris. Le combat s’achève sans vainqueur décisif.

Napoléon IervsGénéral Wintzingerode
1814 Révolution & Empire Défaite

Bataille de Paris

Paris, France · Campagne de France

La bataille de Paris est l’ultime affrontement de la campagne de France. Tandis que Napoléon tente de harceler l’arrière des coalisés à Saint-Dizier, ceux-ci marchent directement sur la capitale. Marmont et Mortier, avec des forces largement inférieures, défendent la ville avec acharnement, notamment à Belleville, Montmartre et Romainville. Le 31 mars, Marmont capitule pour éviter la destruction de Paris.

Maréchal Auguste de MarmontvsPrince von Schwarzenberg
1815 Révolution & Empire Victoire

Bataille de Ligny

Ligny, Province de Namur, Belgique · Campagne de Belgique (Cent-Jours)

La bataille de Ligny est le dernier triomphe militaire personnel de Napoléon. Il y écrase partiellement l’armée prussienne commandée par Blücher, qui tente de résister aux Français dans les villages de Ligny et Saint-Amand. La Garde impériale mène l’assaut décisif. Cependant, l’échec de Ney à vaincre Wellington à Quatre-Bras le même jour empêche Napoléon de détruire complètement les Prussiens.

Napoléon IervsPrince Blücher
1815 Révolution & Empire Indécis

Bataille de Quatre-Bras

Quatre-Bras, Belgique · Campagne de Belgique (Cent-Jours)

Le même jour que Ligny, Ney tente de prendre le carrefour stratégique de Quatre-Bras afin d’empêcher la jonction entre les armées de Wellington et de Blücher. Malgré une attaque initiale vigoureuse et la prise temporaire du carrefour, Ney ne parvient pas à exploiter l’avantage et est repoussé par les renforts alliés. La bataille se termine sans vainqueur clair, mais les Alliés conservent la position.

Maréchal Michel NeyvsArthur Wellesley
1815 Révolution & Empire Défaite

Bataille de Waterloo

Waterloo, Belgique · Campagne de Belgique (Cent-Jours)

La bataille de Waterloo, livrée le 18 juin 1815, marque la fin brutale des Cent-Jours et du destin impérial de Napoléon Bonaparte. Face aux forces anglo-alliées du duc de Wellington et à l’arrivée décisive de l’armée prussienne de Blücher, Napoléon engage sa dernière grande bataille avec l’espoir de détruire ses ennemis séparément. Le matin, le terrain détrempé ralentit les mouvements français, retardant l’assaut. L’affrontement débute par une attaque massive sur la ferme fortifiée d’Hougoumont, suivie de l’engagement du corps de D’Erlon contre le centre allié. L’intervention de la cavalerie britannique, menée par les Scots Greys et les Dragons lourds, repousse la tentative française. À partir de 15h, Ney, croyant à une retraite ennemie, lance plusieurs charges de cavalerie sans appui d’infanterie ni d’artillerie. Ces assauts successifs échouent contre les carrés alliés bien formés. L’arrivée progressive des troupes prussiennes sur le flanc droit français renverse l’équilibre. En fin de journée, Napoléon engage la Garde impériale dans un ultime effort pour percer le centre ennemi. La Garde est repoussée par les troupes britanniques et belgo-néerlandaises, provoquant la panique dans les rangs français. La débandade s’amplifie, et la défaite devient irréversible. Waterloo est plus qu’une défaite militaire : c’est un effondrement stratégique et psychologique.

Napoléon IervsArthur Wellesley

Chronologie de l'époque

1792

Bataille de Valmy

20 septembre 1792

Le 20 septembre 1792, sur les hauteurs de Valmy en Champagne, les généraux Kellermann et Dumouriez arrêtent l'avancée prussienne du duc de Brunswick vers Paris. La « canonnade de Valmy », duel d'artillerie de plusieurs heures, force l'armée coalisée à renoncer à son offensive sans qu'une bataille rangée décisive n'ait lieu.

Valmy, Champagne, France
Victoire
1792

Bataille de Jemappes

6 novembre 1792

La bataille de Jemappes est une victoire importante des armées révolutionnaires françaises qui permet la conquête de la Belgique et marque une avancée majeure dans la guerre contre les monarchies coalisées.

Jemappes, Belgique
Victoire
1793

Bataille d'Andernach

2 octobre 1793

La bataille d'Andernach est une victoire française importante qui repousse les forces prussiennes sur la rive est du Rhin, consolidant les gains territoriaux de la République.

Andernach, Rhénanie (Allemagne)
Victoire
1793

Bataille de Neerwinden

18 mars 1793

Défaite française du 18 mars 1793 à Neerwinden (Belgique actuelle) : l'armée de Dumouriez (environ 40 000 hommes) est battue par les forces de Cobourg disposées sur les hauteurs dominant la Petite Gette. La bataille achève la première occupation révolutionnaire de la Belgique et précipite la défection de Dumouriez.

Neerwinden, Belgique
Défaite
1793

Première bataille de Wissembourg

13 octobre 1793

Le 13 octobre 1793, Wurmser lance une attaque générale sur les lignes de Wissembourg défendues par l'armée du Rhin de Carlenc ; les coalisés percent le front et forcent les Français à évacuer leurs positions vers Haguenau.

Wissembourg, Alsace, France
Indécis
1793

Bataille de Wissembourg

26 – 29 décembre 1793

Du 26 au 29 décembre 1793, Lazare Hoche, à la tête des armées du Rhin et de la Moselle réunies, bat les coalisés de Wurmser et Brunswick à Wissembourg et sur le plateau du Geisberg, libérant l'Alsace et le siège de Landau.

Wissembourg, Alsace, France
Victoire
1793

Bataille de Hondschoote

6 – 8 septembre 1793

Victoire républicaine du 8 septembre 1793 à Hondschoote (Flandre), clôturant trois jours de combats qui libèrent Dunkerque du siège anglo-hanovrien. L'attaque à la baïonnette de Jourdan et le coup de revers de Leclaire brisent les redoutes retranchées de Walmoden ; les coalisés perdent environ 4 000 hommes et six drapeaux.

Hondschoote, Flandres françaises (aujourd'hui Nord, France)
Victoire
1793

Siège de Valenciennes

25 mai – 27 juillet 1793

Le siège de Valenciennes, livré du 25 mai au 28 juillet 1793 dans le cadre de la campagne de Flandre, se solde par la capitulation de la garnison républicaine commandée par Jean Henri Becays Ferrand face aux armées coalisées du prince de Saxe-Cobourg et du duc d'York, après les combats préliminaires de Famars et Raismes.

Valenciennes, Nord, France
Défaite
1793

Bataille de Wattignies

15 – 16 octobre 1793

La bataille de Wattignies est une victoire stratégique pour les forces révolutionnaires françaises qui permet de lever le siège de Maubeuge tenu par les troupes autrichiennes. Elle redonne confiance aux armées françaises et sécurise une position clé dans le Nord.

Wattignies, près de Maubeuge, Nord, France
Victoire
1793

Bataille de Kaiserslautern

28 novembre – 3 décembre 1793

La bataille de Kaiserslautern est une victoire française clé qui stoppe l’avancée prussienne dans la région et sécurise les positions françaises le long du Rhin.

Kaiserslautern, Palatinat, Allemagne
Victoire
1793

Siège de Toulon

18 septembre – 19 décembre 1793

De septembre à décembre 1793, les forces républicaines reprennent Toulon, livrée aux Britanniques par les royalistes. Bonaparte, alors capitaine d'artillerie, joue un rôle décisif en capturant les forts dominant la rade et permettant le bombardement de la flotte anglo-espagnole. Le 18 décembre, les Alliés évacuent la ville ; la victoire sauve la Révolution et lance la carrière de Bonaparte.

Toulon, Provence, France
Victoire
1794

Bataille de Fleurus

26 juin 1794

Le 26 juin 1794, à Fleurus en Belgique, l'armée française de Jourdan bat les forces austro-néerlandaises du prince de Cobourg et du prince de Orange. La victoire, confirmée par l'observation aérienne du ballon l'Entreprenant, ouvre la Belgique aux Républicains et précipite la chute de Robespierre quelques jours plus tard.

Fleurus, Belgique
Victoire
1794

Siège de Valenciennes

1er juin – 27 juillet 1794

Le siège de Valenciennes est une victoire française importante qui permet de reprendre la ville aux forces coalisées et de consolider la position de la République dans le nord.

Valenciennes, Nord, France
Victoire
1795

Bataille de Bâle

22 juin 1795

La bataille de Bâle est une victoire française importante qui assure la domination de la République sur une partie du Rhin supérieur et ouvre la voie à l’occupation de la Suisse.

Bâle, Suisse
Victoire
1795

Engagements autour de Höchstädt (1795)

fin 1795

En 1795, plusieurs escarmouches et engagements ont lieu dans la région de Höchstädt entre les armées françaises et autrichiennes. Ces affrontements n'aboutissent à aucune victoire décisive et se soldent par des retraits mutuels sans changement territorial significatif.

Région de Höchstädt, Bavière, Allemagne
Indécis
1796

Bataille de Biberach

2 octobre 1796

La bataille de Biberach est une victoire française qui renforce la position de Moreau dans le sud de l'Allemagne en repoussant les forces autrichiennes dirigées par Latour. Le 2 octobre 1796, Moreau fait volte-face pour stopper le harcèlement de Baillet-Latour durant sa retraite à travers la Forêt-Noire après les défaites de Jourdan à Amberg et Würzburg.

Biberach an der Riß, Souabe, Allemagne
Victoire
1796

Bataille de Montenotte

12 avril 1796

Le 11 avril 1796, à Montenotte en Ligurie, Bonaparte remporte sa première victoire en tant que commandant en chef de l'armée d'Italie en battant le général autrichien Argenteau. Cette bataille ouvre la campagne d'Italie éclair qui fera la gloire de Bonaparte : en quelques semaines, il chasse les Autrichiens de la Lombardie et menace directement l'Autriche par le sud.

Montenotte, Ligurie, Italie
Victoire
1796

Bataille de Millesimo

13 – 14 avril 1796

Les 13 et 14 avril 1796, près de Millesimo en Ligurie, le général Augereau remporte une victoire sur les Sardes du général Provera, après la bataille de Montenotte. Provera, retranché dans le château de Cosseria, résiste aux assauts français avant de capituler le 14 avril ; les Français déplorent environ 600 tués ou blessés et font 1 134 prisonniers.

Millesimo, Ligurie, Italie
Victoire
1796

Bataille de Dego

14 – 15 avril 1796

Les 14 et 15 avril 1796, près de Dego en Ligurie, Bonaparte et Masséna prennent la position austro-sarde qui contrôle la route de jonction des armées ennemies, puis repoussent la contre-attaque surprise du colonel Vukasović le lendemain.

Dego, Ligurie, Italie
Victoire
1796

Bataille de Mondovì

21 avril 1796

Le 21 avril 1796, à Mondovì en Piémont, Bonaparte bat les troupes sardes du général Colli. La ville se rend vers 18 heures après un bombardement d'une heure ; l'armistice de Cherasco est signé le 28 avril, forçant le royaume de Sardaigne à négocier.

Mondovì, Piémont, Italie
Victoire
1796

Bataille de Lodi

10 mai 1796

Le 10 mai 1796, à Lodi sur l'Adda, Bonaparte force le passage du pont tenu par l'arrière-garde autrichienne du général Sebottendorf. L'artillerie française couvre l'assaut des grenadiers et carabiniers qui s'élancent malgré la mitraille ; Masséna, Lannes et Berthier coordonnent la percée. Cette victoire ouvre la route de Milan, capitale de la Lombardie, et marque dans la mémoire révolutionnaire le moment où les soldats surnomment Bonaparte « le petit caporal ».

Lodi, Lombardie, Italie
Victoire
1796

Bataille de Castiglione

5 août 1796

Le 5 août 1796, à Castiglione delle Stiviere, Napoléon Bonaparte et ses généraux Masséna et Augereau battent les colonnes autrichiennes de Quasdanovich et Wurmser qui tentent de secourir Mantoue assiégée ; la victoire au mont Medolano, clé de la manœuvre, neutralise cette offensive de levée de siège.

Castiglione delle Stiviere, Lombardie, Italie
Victoire
1796

Bataille de Bassano

8 septembre 1796

Le 8 septembre 1796, à Bassano del Grappa, Bonaparte bat Wurmser et le contraint à une retraite désordonnée vers l'est, abandonnant artillerie, bagages et approvisionnements.

Bassano del Grappa, Vénétie, Italie
Victoire
1796

Bataille de Caldiero

30 octobre 1796

À Caldiero, lors de la campagne d'Italie, les Français de Bonaparte attaquent les positions autrichiennes d'Alvinczy qui tente pour la troisième fois de dégager Mantoue ; repoussés par les renforts ennemis, ils se replient vers Vérone avant la bataille décisive d'Arcole.

Caldiero, Vénétie, Italie
Indécis
1796

Bataille d'Arcole

15 – 17 novembre 1796

Du 15 au 17 novembre 1796, près du pont d'Arcole sur l'Alpone en Vénétie, Bonaparte arrête la troisième tentative autrichienne de lever le siège de Mantoue. Après les revers de Bassano et Caldiero, le général Alvinczy concentre environ 28 000 hommes ; Bonaparte, avec Masséna et Augereau, engage des assauts répétés sur le pont et la digue. La légende veut que le général en chef saisisse un drapeau pour galvaniser les troupes ; la victoire française contraint Alvinczy à se replier au-delà de la Brenta.

Arcole, Vénétie, Italie
Victoire
1797

Bataille de Rivoli

14 – 15 janvier 1797

Les 14 et 15 janvier 1797, à Rivoli Veronese en Vénétie, Bonaparte remporte une victoire décisive sur l'armée autrichienne d'Alvinczy, mettant fin à la quatrième et dernière tentative de lever le siège de Mantoue. Environ 22 000 Français affrontent 28 000 Autrichiens sur un plateau escarpé ; Joubert ouvre le combat à l'aube, Masséna arrive en renfort après une marche forcée et Bonaparte lance ses réserves pour envelopper l'aile autrichienne.

Rivoli Veronese, Vénétie, Italie
Victoire
1797

Bataille de Neuwied

18 avril 1797

Le 18 avril 1797, près de Neuwied en Rhénanie, le général Lazare Hoche remporte une victoire décisive sur les troupes autrichiennes du général Franz von Werneck, consolidant la position française sur le Rhin dans le cadre des guerres de la Première Coalition.

Neuwied, Rhénanie, Allemagne
Victoire
1798

Bataille des Pyramides

21 juillet 1798

Le 21 juillet 1798 (3 thermidor an VI), près d'Embabeh face aux Pyramides de Gizeh, Bonaparte écrase l'armée mamelouke de Mourad Bey. Environ 25 000 Français en formation de carrés repoussent les charges de 21 000 cavaliers mamelouks et ottomans ; la victoire ouvre la route du Caire et symbolise la supériorité de l'infanterie disciplinée et de l'artillerie sur la cavalerie orientale.

Plateau des Pyramides, près du Caire, Égypte
Victoire
1798

Bataille d'Aboukir (navale)

1er août 1798

Les 1er et 2 août 1798, dans la baie d'Aboukir en Égypte, l'amiral Nelson détruit la flotte française de l'amiral Brueys ancrée en ligne de bataille. Treize vaisseaux français sur quinze sont capturés ou détruits ; Brueys est tué sur l'Orient qui explose. La victoire britannique isole l'armée de Bonaparte en Égypte et ruine la stratégie française de menacer la route des Indes.

Baie d'Aboukir, près d'Alexandrie, Égypte
Défaite
1799

Bataille de Stockach

25 mars 1799

Défaite française du 25 mars 1799 à Stockach (Bade-Wurtemberg) : Jourdan est battu par l'archiduc Charles lors de la reprise de la guerre de la Deuxième Coalition. L'intervention décisive de Charles et la supériorité autrichienne obligent l'armée du Danube à se replier vers le Rhin.

Stockach, Bade-Wurtemberg, Allemagne
Défaite
1799

Bataille d'Aboukir (terrestre)

25 juillet 1799

Le 25 juillet 1799, près d'Aboukir, Napoléon, avec environ 10 000 hommes et la cavalerie de Murat, défait l'armée ottomane de Mustafa Pacha débarquée par la flotte britannique, malgré une infériorité numérique initiale.

Plaines d'Aboukir, près d'Alexandrie, Égypte
Victoire
1799

Bataille de Novi

15 août 1799

Le 15 août 1799, la bataille de Novi oppose l’armée française du général Joubert à une coalition austro-russe dirigée par le maréchal Souvorov et le général Kray. Dès les premières heures, Joubert est mortellement touché, privant les Français d’un commandement centralisé, ce qui déstabilise gravement leurs lignes. Les troupes françaises, déjà éprouvées par les précédents combats et en infériorité numérique, affrontent néanmoins avec acharnement les attaques répétées des coalisés. La journée est marquée par des assauts frontaux et des contre-attaques locales, où l’armée française fait preuve d’une résistance remarquable mais insuffisante. La bataille, l’une des plus sanglantes de la campagne d’Italie, se conclut par une défaite française majeure et par un retrait précipité vers les Apennins.

Novi Ligure, Piémont, Italie
Défaite
1799

Bataille de Zurich

25-26 septembre 1799

Les 25 et 26 septembre 1799, près de Zurich, le général Masséna remporte une victoire majeure sur l'armée austro-russe de Korsakov, forçant la coalition à se retirer de Suisse et reprenant la ville le 26 septembre.

Zurich, Suisse
Victoire
1800

Bataille d'Héliopolis

20 mars 1800

Victoire française du 20 mars 1800 à Héliopolis (Égypte) : Kléber, à la tête d'environ 15 000 hommes, repousse une grande armée ottomane par une manœuvre d'enveloppement en carrés. La bataille prolonge l'occupation française du delta du Nil, malgré le blocus naval britannique et l'insurrection du Caire.

Héliopolis, près du Caire, Égypte
Victoire
1800

Bataille de Biberach

9 mai 1800

Victoire française du 9 mai 1800 à Biberach an der Riß (Souabe), où Gouvion Saint-Cyr bat un corps de l'armée autrichienne de Kray deux jours après Messkirch. L'affrontement, dans la campagne de Moreau en Bavière, repousse les Autrichiens et prépare la progression française vers Ulm au cœur de la guerre de la Deuxième Coalition.

Biberach an der Riß, Souabe, Allemagne
Victoire
1800

Bataille de Marengo

14 juin 1800

Le 14 juin 1800 (25 prairial an VIII), près d'Alexandrie en Piémont, Bonaparte, alors Premier consul, renverse une attaque surprise de l'armée autrichienne du feld-maréchal Melas. Après une matinée difficile où Victor et Lannes reculent, l'arrivée du corps de Desaix et la contre-attaque de fin de journée transforment la défaite française annoncée en victoire décisive.

Marengo, près d'Alessandria, Piémont, Italie
Victoire
1800

Bataille d'Elchingen (Höchstädt)

14 octobre 1800

La bataille d'Elchingen, souvent appelée bataille de Höchstädt, est une victoire décisive des forces françaises sous le commandement du général Ney, qui permet la rupture des lignes autrichiennes et la reprise de l'offensive en Allemagne du Sud.

Elchingen près de Höchstädt, Bavière, Allemagne
Victoire
1800

Bataille de Hohenlinden

3 décembre 1800

Le 3 décembre 1800, dans la forêt de Hohenlinden en Bavière, le général Moreau inflige une défaite écrasante à l'archiduc Jean d'Autriche. En plein hiver, 56 000 Français en embuscade dans les bois défont 64 000 Autrichiens engagés sur une route dégagée ; Richepanse frappe l'arrière-garde ennemie pendant que le centre et les ailes autrichiennes sont pris en tenaille.

Hohenlinden, Bavière, Allemagne
Victoire
1800

Bataille de Pozzolo

25 décembre 1800

La bataille de Pozzolo est une victoire française importante qui permet de repousser les forces autrichiennes au-delà du Mincio et consolider la domination française en Lombardie. Le 25 décembre 1800, après le passage du Mincio à Pozzolo et Monzambano, Dupont repousse Bellegarde ; le même jour, l'armistice de Steyr est signé au nord des Alpes.

Pozzolo, Lombardie, Italie
Victoire
1801

Expédition de Hollande

mai – août 1801

L'expédition française en Hollande vise à repousser les forces coalisées britanniques et russes qui occupaient la République batave. Moreau réussit à restaurer le contrôle français sur la région.

Pays-Bas (ancienne République batave)
Victoire
1801

Siège du Caire

21 mars – 22 juin 1801

Le siège du Caire, mené de mai à juin 1801 par Hutchinson après la mort d'Abercromby à Canope, aboutit à la capitulation du général Belliard le 22 juin, mettant fin à la présence française dans la capitale égyptienne.

Le Caire, Égypte
Défaite
1801

Siège d'Alexandrie

17 août – 2 septembre 1801

Le siège d'Alexandrie se termine par la capitulation des forces françaises face aux Britanniques, mettant fin à la présence française en Égypte. Du 17 août au 2 septembre 1801, Belliard capitule après la reddition du Caire le 27 juin ; c'est la dernière action de la campagne d'Égypte.

Alexandrie, Égypte
Défaite
1801

Bataille navale d'Alexandrie

21 mars 1801

Défaite navale française près d’Alexandrie, réduisant significativement la capacité maritime française en Méditerranée et coupant définitivement les liens entre la France et ses troupes en Égypte.

Port d'Alexandrie, Égypte
Défaite
1802

Campagne de Saint-Domingue

février – décembre 1802

De décembre 1801 à décembre 1802, l'expédition de Saint-Domingue envoyée par Bonaparte sous le commandement du général Leclerc tente de rétablir l'esclavage et l'autorité française. Après des succès initiaux contre Toussaint Louverture, la fièvre jaune décime les troupes françaises ; Leclerc meurt en novembre 1802. Rochambeau poursuit une guerre d'extermination avant la défaite finale à Vertières (1803).

Saint-Domingue (actuel Haïti)
Défaite
1802

Siège de Crête-à-Pierrot

4 février – 24 mars 1802

Le fort Crête-à-Pierrot, tenu par les insurgés haïtiens, est assiégé par les troupes françaises dans une bataille prolongée. Malgré une résistance féroce des insurgés, les Français prennent finalement le fort après plusieurs semaines de combats.

Crête-à-Pierrot, Saint-Domingue
Victoire
1802

Siège de Saint-Marc

mars – avril 1802

Le siège de la ville portuaire de Saint-Marc est mené par les forces françaises cherchant à reprendre une position stratégique tenue par les insurgés. Après plusieurs semaines de combat, les Français réussissent à s’emparer de la ville.

Saint-Marc, Saint-Domingue
Victoire
1803

Bataille de Vertières

18 novembre 1803

Le 18 novembre 1803, à Vertières près du Cap-Haïtien, les forces de Dessalines écrasent l'armée française du général Rochambeau. Cette dernière grande bataille de la révolution haïtienne force la France à abandonner Saint-Domingue et à vendre la Louisiane aux États-Unis. Vertières marque la première victoire militaire d'une colonie esclavagiste contre une métropole européenne.

Près du Cap-Français, Saint-Domingue (Haïti)
Défaite
1803

Prise de Saint-Lucie

juin 1803

Après la rupture de la paix d'Amiens, les Britanniques reprennent Sainte-Lucie en 1803 ; l'île, rendue à la France en 1802, passe définitivement sous domination britannique jusqu'à l'indépendance de 1979.

Saint-Lucie, Antilles
Défaite
1803

Siège du Cap-Français

mai – novembre 1803

Le siège du Cap-Français est un long siège qui affaiblit progressivement les forces françaises dans leur principal bastion en Saint-Domingue. La résistance haïtienne, combinée aux conditions difficiles, mène à la reddition finale après la bataille de Vertières.

Cap-Français, Saint-Domingue (Haïti)
Défaite
1805

Bataille de Wertingen

8 octobre 1805

La bataille de Wertingen est le premier affrontement de la campagne d'Ulm. La cavalerie française, dirigée par Murat, balaie l’avant-garde autrichienne dans une attaque rapide et violente. Lannes soutient l’offensive avec de l’infanterie.

Wertingen, Bavière (Saint-Empire romain germanique)
Victoire
1805

Bataille de Gunzbourg

9 octobre 1805

Lannes reçoit l'ordre de s'emparer des ponts sur le Danube à Günzburg pour couper la retraite des Autrichiens vers l'est. Il lance plusieurs assauts contre les défenses autrichiennes qui protègent les passages stratégiques.

Günzburg, Bavière (Saint-Empire romain germanique)
Victoire
1805

Bataille de Haslach-Jungingen

11 octobre 1805

La division Dupont, isolée, se heurte à une force autrichienne écrasante près d’Ulm. Malgré son infériorité numérique, elle tient sa position pendant plusieurs heures, infligeant de lourdes pertes et empêchant toute percée stratégique.

Haslach-Jungingen, près d'Ulm, Bavière (Saint-Empire romain germanique)
Indécis
1805

Bataille d'Elchingen

14 octobre 1805

La bataille d’Elchingen est un affrontement crucial dans le resserrement de l’étau autour d’Ulm. Ney lance une attaque vigoureuse contre les forces autrichiennes retranchées sur les hauteurs d’Elchingen, les forçant à battre en retraite dans le désordre.

Elchingen, Bavière (Saint-Empire romain germanique)
Victoire
1805

Capitulation d'Ulm

20 octobre 1805

Du 15 au 20 octobre 1805, l'armée autrichienne du général Mack, environ 27 000 hommes, capitule à Ulm en Bavière sans bataille décisive. Napoléon, en marche forcée, a contourné l'armée autrichienne et coupé ses lignes de retraite. Mack dépose les armes le 20 octobre ; 23 généraux et 40 drapeaux sont capturés. Ulm est considérée comme le modèle de la manœuvre stratégique napoléonienne.

Ulm, Bavière (Saint-Empire romain germanique)
Victoire
1805

Bataille de Trafalgar

21 octobre 1805

Le 21 octobre 1805, au large du cap Trafalgar en Andalousie, la flotte combinée franco-espagnole de l'amiral Villeneuve est anéantie par la Royal Navy de l'amiral Nelson. Sur les 33 vaisseaux alliés, 19 sont capturés ou détruits ; Nelson est tué par un tireur d'élite français mais la victoire britannique assure la suprématie navale pour un siècle et contraint Napoléon à abandonner tout projet d'invasion de l'Angleterre.

Au large du cap de Trafalgar, sud de l'Espagne
Défaite
1805

Bataille de Caldiero

29 – 31 octobre 1805

La bataille de Caldiero oppose les troupes de Masséna à celles de l’archiduc Charles dans des conditions météorologiques difficiles. Malgré plusieurs tentatives, les Français ne parviennent pas à percer les lignes autrichiennes.

Caldiero, Vénétie (Italie)
Indécis
1805

Bataille de Dürenstein

11 novembre 1805

La division Gazan, isolée dans une gorge du Danube, est encerclée et attaquée de tous côtés par une force austro-russe bien supérieure. Mortier envoie des renforts pour éviter l’anéantissement. Les combats sont sanglants et intenses, mais les Français parviennent à se dégager.

Dürenstein, vallée du Danube, Autriche (aujourd’hui Dürnstein, Basse-Autriche)
Indécis
1805

Bataille de Schöngrabern (ou Hollabrunn)

16 novembre 1805

Dans cette action d’arrière-garde, le général russe Bagration retarde habilement l’avance française pour permettre au gros de l’armée austro-russe de se replier vers Brünn et rejoindre Koutouzov. Murat tombe dans le piège diplomatique des Russes, acceptant un faux armistice pour gagner du temps.

Schöngrabern, Basse-Autriche
Indécis
1805

Bataille d’Austerlitz

2 décembre 1805

La bataille d’Austerlitz, dite « des Trois Empereurs », marque l’apogée de la stratégie napoléonienne. Face à une armée alliée supérieure en nombre, Napoléon utilise la ruse, la préparation minutieuse du terrain et la mobilité de ses troupes pour transformer une position apparemment défavorable en une victoire écrasante. Il choisit délibérément de placer son armée sur le plateau de Pratzen, qu’il fait ensuite évacuer afin d’attirer l’ennemi à y concentrer ses forces. Convaincus que le flanc droit français est affaibli, les Austro-Russes y lancent l’essentiel de leurs troupes. Cette manœuvre affaiblit dangereusement leur centre, qu’ils estiment hors d’atteinte. Napoléon attend que l’ennemi s’engage pleinement dans cette erreur avant de donner l’ordre au corps de Soult, dissimulé dans la brume, de monter à l’assaut du plateau. La percée du centre coupe littéralement l’armée alliée en deux, semant la panique et rendant toute coordination impossible. Sur les ailes, Davout et Lannes résistent ou progressent selon le plan, tandis que la cavalerie de Murat et la Garde impériale exploitent l’effondrement du dispositif ennemi pour capturer des milliers de prisonniers. La déroute est totale : de nombreux soldats austro-russes se noient en tentant de fuir à travers les étangs gelés de Satschan, sous le feu de l’artillerie française. Austerlitz est non seulement un chef-d’œuvre tactique, mais aussi un tournant politique pour l’Europe, la victoire plaçant Napoléon au sommet de sa gloire et bouleversant l’équilibre continental.

Austerlitz, Moravie (aujourd’hui Slavkov u Brna, République tchèque)
Victoire
1806

Bataille de Saalfeld

10 octobre 1806

La bataille de Saalfeld voit la rencontre entre l’avant-garde française de Lannes et un corps prussien commandé par le jeune prince Louis-Ferdinand. Malgré sa bravoure, ce dernier meurt au combat, et ses troupes sont défaites par des manœuvres habiles des troupes françaises.

Saalfeld, Thuringe (Royaume de Prusse, aujourd’hui Allemagne)
Victoire
1806

Bataille de Iéna

14 octobre 1806

Le 14 octobre 1806, à Iéna en Thuringe, Napoléon écrase l'armée prussienne du duc de Brunswick. Les Prussiens, attachés à des tactiques du XVIIIe siècle, sont surpris par la vitesse et la coordination française. Brunswick est mortellement blessé ; environ 25 000 Prussiens sont tués, blessés ou capturés. Le même jour, Davout remporte Auerstaedt contre le gros de l'armée prussienne.

Iéna, Thuringe (Royaume de Prusse, aujourd’hui Allemagne)
Victoire
1806

Bataille d’Auerstaedt

14 octobre 1806

Le même jour que Napoléon à Iéna, Davout se retrouve face à l’essentiel de l’armée prussienne. Malgré une infériorité numérique de 1 contre 2, il résiste toute la journée grâce à la discipline exceptionnelle de ses troupes. Le général Brunswick est mortellement blessé, la chaîne de commandement prussienne s’effondre, et Davout transforme une position défensive en victoire éclatante.

Auerstaedt, Thuringe (Royaume de Prusse, aujourd’hui Allemagne)
Victoire
1806

Bataille de Halle

17 octobre 1806

Trois jours après Iéna, Bernadotte intercepte à Halle une importante division prussienne en retraite. Il lance une attaque brutale contre leurs positions retranchées, prenant la ville de vive force, coupant les ponts et semant le chaos dans les rangs ennemis.

Halle, Saxe (Royaume de Prusse, aujourd’hui Allemagne)
Victoire
1806

Bataille de Prenzlau

28 octobre 1806

La colonne prussienne du prince Hohenlohe, en retraite après Iéna, est interceptée près de Prenzlau par la cavalerie de Murat. Une brève escarmouche dégénère en encerclement, et Murat force Hohenlohe à capituler en exagérant la force française. La ruse, la vitesse et la pression tactique triomphent.

Prenzlau, Brandebourg (Royaume de Prusse)
Victoire
1806

Bataille de Lübeck

6 novembre 1806

Cherchant à échapper à l’encerclement, Blücher tente de se réfugier à Lübeck, ville libre et neutre. Les Français forcent l’entrée de la ville, malgré les protestations des autorités, et livrent bataille dans les rues. Les combats sont intenses et se terminent par la capitulation prussienne.

Lübeck, Hanse (aujourd’hui Allemagne)
Victoire
1806

Capitulation de Magdebourg

8 novembre 1806

Après un court siège, la puissante forteresse de Magdebourg, l’une des plus importantes de Prusse, capitule sans offrir de réelle résistance. Ney, encerclant la ville et bombardant ses abords, convainc le commandant prussien de se rendre.

Magdebourg, Saxe (Royaume de Prusse, aujourd’hui Allemagne)
Victoire
1806

Bataille de Golymin

26 décembre 1806

Dans une offensive hivernale éprouvante, les forces françaises engagent l’arrière-garde russe à Gołymin. Les combats sont confus, rendus difficiles par la neige, la boue et la tombée de la nuit. Les Russes résistent fermement, puis parviennent à se replier en bon ordre.

Gołymin, Mazovie (Pologne actuelle)
Indécis
1806

Bataille de Pułtusk

26 décembre 1806

Dans des conditions météorologiques extrêmes, Lannes affronte une armée russe supérieure en nombre à Pułtusk. Bien qu’attaqué violemment, Bennigsen refuse de reculer immédiatement et soutient le combat toute la journée. À la tombée de la nuit, les Russes se retirent en bon ordre, mais les deux camps revendiquent la victoire.

Pułtusk, Mazovie (Pologne actuelle)
Indécis
1807

Bataille de Mohrungen

25 janvier 1807

Dans une phase de redéploiement hivernal, Ney est surpris par une offensive russe près de Mohrungen. Ses troupes, en infériorité numérique, résistent avec acharnement et empêchent les Russes de pénétrer plus profondément dans la zone française. Après de violents combats, les Russes se replient.

Mohrungen, Prusse-Orientale (aujourd’hui Morąg, Pologne)
Indécis
1807

Bataille de Hoff

6 février 1807

La cavalerie française de Murat engage les avant-gardes russes dans un terrain glacé et difficile. Les combats sont violents mais confus, se terminant sans vainqueur clair. Cette bataille prépare le terrain pour la confrontation décisive à Eylau deux jours plus tard.

Hoff, Prusse-Orientale (aujourd’hui Dwórzno, Pologne)
Indécis
1807

Bataille d’Eylau

8 février 1807

Eylau est l’une des batailles les plus violentes de l’ère napoléonienne. Sous une tempête de neige, les Français attaquent les lignes russes autour de la ville d’Eylau. Le champ de bataille est chaotique, la visibilité nulle. Murat mène une charge de cavalerie de plus de 10 000 hommes pour stopper l’avance ennemie. À la fin de la journée, les deux camps restent sur le terrain, exsangues. Napoléon revendique la victoire, mais le résultat est militairement indécis.

Eylau, Prusse-Orientale (aujourd’hui Bagrationovsk, Russie)
Indécis
1807

Bataille d’Ostrołęka

16 février 1807

La division Verdier, isolée à Ostrołęka, est attaquée par une force russe bien supérieure. Verdier défend habilement ses positions, repousse plusieurs assauts et conserve le contrôle de la ville après une journée de combats acharnés.

Ostrołęka, Mazovie (Pologne actuelle)
Victoire
1807

Bataille de Heilsberg

10 juin 1807

La bataille de Heilsberg oppose les forces françaises aux Russes solidement retranchés sur les hauteurs derrière la rivière Alle. L’attaque française, mal coordonnée, se heurte à une défense acharnée. Les pertes sont lourdes des deux côtés, et les Français ne parviennent pas à percer.

Heilsberg, Prusse-Orientale (aujourd’hui Lidzbark Warmiński, Pologne)
Indécis
1807

Bataille de Friedland

14 juin 1807

La bataille de Friedland oppose les forces françaises de Napoléon à l’armée russe de Bennigsen, qui a imprudemment engagé le combat avec la rivière Alle dans son dos. Après une défense tenace menée par Lannes le matin, Napoléon arrive avec le gros de ses forces, déclenche une attaque massive sur le flanc gauche russe et écrase l’armée ennemie. La victoire est totale, scellant la fin de la campagne.

Friedland, Prusse-Orientale (aujourd’hui Pravdinsk, Russie)
Victoire
1808

Bataille d’El Bruc

6 et 14 juin 1808

Les deux affrontements d’El Bruc voient des colonnes françaises attaquées dans les montagnes catalanes par des milices locales. Mal préparées au terrain, les forces de Schwartz puis de Chabran sont repoussées par une défense tenace, renforcée par l’effet de surprise et le soutien populaire.

El Bruc, Catalogne (Espagne)
Défaite
1808

Bataille de Medina de Rioseco

14 juillet 1808

La bataille de Medina de Rioseco voit les forces françaises de Bessières attaquer une armée espagnole divisée. Profitant du manque de coordination entre les généraux Blake et Cuesta, Bessières lance une attaque décisive sur le centre et détruit l’union des forces ennemies. C’est l’un des rares succès français du début de la guerre d’Espagne.

Medina de Rioseco, Vieille-Castille (Espagne)
Victoire
1808

Bataille de Bailén

19 juillet 1808

La bataille de Bailén oppose les troupes françaises du général Dupont, isolées dans la vallée du Guadalquivir, aux armées espagnoles de Castaños et Reding. Après plusieurs jours d’escarmouches, les Français tentent de percer, mais sont pris en tenaille. Accablés par la chaleur, le manque de vivres et l’encerclement, Dupont capitule avec toute son armée.

Bailén, Andalousie (Espagne)
Défaite
1808

Bataille d’Évora

29 juillet 1808

Loison marche vers Lisbonne depuis l’intérieur du Portugal pour soutenir les forces d’occupation. À Évora, il rencontre une résistance formée de milices locales et de volontaires espagnols. Après une courte bataille, les Français balaient les positions ennemies et prennent la ville, qui est ensuite pillée par les troupes.

Évora, Alentejo (Portugal)
Victoire
1808

Bataille de Roliça

17 août 1808

Le général Delaborde, en infériorité numérique, tente de ralentir l’avance britannique vers Lisbonne. Il se positionne sur les hauteurs de Roliça. Wellesley tente d’abord un mouvement d’encerclement, puis une attaque frontale. Malgré une résistance tenace, les Français sont repoussés mais se retirent en bon ordre.

Roliça, Estremadura (Portugal)
Défaite
1808

Bataille de Vimeiro

21 août 1808

Junot tente une attaque frontale contre les positions fortifiées de Wellesley autour de Vimeiro. Malgré plusieurs assauts déterminés, les Français échouent à percer. La supériorité défensive britannique, l’artillerie bien positionnée, et l’utilisation du terrain empêchent toute avancée française. Junot est contraint de battre en retraite.

Vimeiro, Estremadura (Portugal)
Défaite
1808

Bataille de Zornoza

31 octobre 1808

Blake, mal positionné sur les hauteurs de Zornoza, est attaqué par Lefebvre avec une partie du IVᵉ corps. Les Français prennent l’avantage dès le début grâce à leur artillerie et leur discipline supérieure. Blake parvient à se retirer mais subit de lourdes pertes.

Zornoza (Zornotza), Pays basque espagnol
Victoire
1808

Bataille de Valmaseda

5 novembre 1808

Alors qu’une division du maréchal Victor progresse isolée à l’avant, Blake parvient à la surprendre avec une attaque en force. Les Français sont momentanément battus et contraints de se replier. Il s’agit d’un rare succès espagnol pendant la campagne de novembre.

Valmaseda (Balmaseda), Pays basque espagnol
Défaite
1808

Bataille de Gamonal

10 novembre 1808

La bataille de Gamonal oppose l’avant-garde française de Soult à une force espagnole inférieure commandée par Belveder. Les Espagnols, inexpérimentés et mal positionnés en plaine, sont balayés par l’infanterie française soutenue par une puissante charge de cavalerie. La route de Burgos est ouverte.

Gamonal (près de Burgos), Vieille-Castille (Espagne)
Victoire
1808

Bataille d'Espinosa de los Monteros

10–11 novembre 1808

Après la surprise de Valmaseda, Victor poursuit Blake et le rattrape à Espinosa. Le 10 novembre, les Espagnols résistent aux premières attaques, mais le lendemain, Victor concentre ses forces, brise le centre espagnol et disperse l’armée. C’est une victoire complète qui élimine temporairement la menace dans le nord.

Espinosa de los Monteros, Cantabrie (Espagne)
Victoire
1808

Bataille de Tudela

23 novembre 1808

Le 23 novembre 1808, à Tudela en Navarre, les maréchaux Lannes et Moncey écrasent l'armée espagnole des généraux Castaños et Palafox. Les Espagnols perdent environ 4 000 tués et blessés, 300 prisonniers et 26 canons. La défaite ouvre la route vers Saragosse et consolide le contrôle français sur l'Espagne du Nord.

Tudela, Navarre (Espagne)
Victoire
1808

Bataille de Somosierra

30 novembre 1808

Pour ouvrir la route vers Madrid, Napoléon fait attaquer les redoutes espagnoles défendant le col de Somosierra. Après plusieurs assauts d’infanterie infructueux, il ordonne une charge audacieuse des chasseurs polonais de la Garde. Ces derniers percent les lignes ennemies, capturent les canons et forcent les Espagnols à la retraite. La route vers la capitale est dégagée.

Col de Somosierra, Sierra de Guadarrama, Espagne
Victoire
1808

Bataille de Cardedeu

16 décembre 1808

Saint-Cyr, marchant depuis Gérone pour secourir Barcelone assiégée, affronte une armée espagnole inférieure en nombre mais solidement positionnée à Cardedeu. Il concentre ses forces pour une percée frontale rapide, qui rompt les lignes espagnoles. L’armée de Vives se débande et permet à Saint-Cyr de débloquer la ville peu après.

Cardedeu, Catalogne (Espagne)
Victoire
1808

Bataille de Molins de Rei

21 décembre 1808

Après sa victoire à Cardedeu, Saint-Cyr poursuit l’offensive et attaque les forces combinées de Vives et Reding retranchées à Molins de Rei, en périphérie de Barcelone. L'assaut frontal coordonné, soutenu par l’artillerie, rompt les lignes espagnoles. L’armée ennemie se débande, et Barcelone est définitivement libérée du siège.

Molins de Rei, Catalogne (Espagne)
Victoire
1808

Bataille de Benavente

29 décembre 1808

Dans le contexte de la retraite britannique vers La Corogne, les chasseurs de la Garde de Lefebvre-Desnouettes franchissent le fleuve Esla gelé pour tenter une attaque surprise sur l’arrière-garde anglaise. Mais les hussards britanniques réagissent rapidement, contre-chargent, et infligent une défaite aux Français. Lefebvre est capturé.

Benavente, Castille-et-León (Espagne)
Défaite
1809

Bataille de Cacabelos

3 janvier 1809

En poursuivant les forces britanniques en retraite, la cavalerie française atteint le pont de Cacabelos défendu par l’arrière-garde anglaise. Une attaque est lancée sans coordination avec l’infanterie française. Les Britanniques, bien postés, infligent des pertes et tuent le général Colbert d’un tir de tireur d’élite. Les Français reculent en attendant les renforts.

Cacabelos, Castille-et-León (Espagne)
Indécis
1809

Bataille d’Uclès

13 janvier 1809

Victor attaque les forces espagnoles retranchées près du monastère d’Uclès. L’assaut bien coordonné brise la ligne ennemie, et la cavalerie française exploite la percée pour encercler les fuyards. La déroute est complète, et Venegas échappe de peu à la capture.

Uclès, province de Cuenca, Castille-La Manche (Espagne)
Victoire
1809

Bataille de La Corogne

16 janvier 1809

Acculée à la mer après une longue retraite, l’armée britannique défend la ville portuaire de La Corogne en attendant l’évacuation par mer. Soult attaque le 16 janvier, espérant empêcher leur fuite. Les Britanniques tiennent bon et résistent aux assauts français, réussissant à embarquer la majorité de leurs troupes durant la nuit. Moore est tué lors des combats.

La Corogne (A Coruña), Galice (Espagne)
Indécis
1809

Bataille de Castellón

1er février 1809

Suchet affronte l’armée valencienne près de Castellón dans une bataille décisive pour sécuriser le flanc est de l’Espagne. Bien que légèrement inférieurs en nombre, les Français engagent une attaque méthodique et enfoncent le centre espagnol. La cavalerie française poursuit les fuyards et achève la victoire.

Castellón (près de Xàtiva), province de Valence (Espagne)
Victoire
1809

Bataille de Valls

25 février 1809

Suchet, voulant sécuriser la province de Tarragone, intercepte l’armée de Reding près de Valls. Après une reconnaissance prudente, il déclenche une attaque combinée au centre et sur les flancs. La cavalerie française, conduite avec habileté, exécute une manœuvre tournante qui piège les Espagnols. Reding est blessé mortellement dans la déroute.

Valls, province de Tarragone, Catalogne (Espagne)
Victoire
1809

Bataille de Medellín

28 mars 1809

Le 28 mars 1809, à Medellín en Estrémadure, le maréchal Victor écrase l'armée espagnole du général Cuesta dans l'une des plus sanglantes déroutes de la guerre d'Espagne. Les Espagnols perdent environ 8 000 tués et blessés, 2 000 prisonniers et 9 canons ; des milliers de soldats se noient en tentant de franchir le Guadiana en déroute.

Medellín, province de Badajoz, Estrémadure (Espagne)
Victoire
1809

Deuxième bataille de Porto

12 mai 1809

Wellesley mène une attaque surprise audacieuse sur Porto, traversant le Douro avec une force légère avant que Soult ne puisse réagir. Pris de vitesse, le maréchal français tente de rassembler ses troupes, mais le pont est coupé et les forces anglaises avancent rapidement dans la ville. La retraite devient inévitable.

Porto, nord du Portugal
Défaite
1809

Deuxième bataille d’El Bruc

14 juin 1809

La colonne française du général Schwartz, envoyée depuis Barcelone pour sécuriser la route vers Lérida, est stoppée dans le col d’El Bruc par des milices catalanes déterminées. Ces dernières, appuyées par des troupes régulières, utilisent les hauteurs et des embuscades coordonnées pour bloquer l’avance française. Après plusieurs tentatives de percée, Schwartz bat en retraite vers Barcelone.

Col d’El Bruc, près de Montserrat, Catalogne (Espagne)
Défaite
1809

Bataille de Wagram

5–6 juillet 1809

La bataille de Wagram fut l’un des plus grands affrontements des guerres napoléoniennes, opposant les forces de Napoléon Ier à l’armée autrichienne commandée par l’archiduc Charles. Après avoir subi un revers à Aspern-Essling, Napoléon passe à nouveau le Danube début juillet 1809 à l’aide d’un vaste pont de bateaux construit en secret. Le 5 juillet, l’armée française est attaquée alors qu’elle est encore en déploiement, mais résiste aux assauts. Le lendemain, Napoléon organise une contre-offensive décisive, appuyée par une concentration massive d’artillerie au centre (la « grande batterie ») et une attaque puissante sur l’aile droite menée par le maréchal Davout. L’archiduc Charles, incapable de percer les lignes françaises ni de contenir leurs attaques coordonnées, ordonne la retraite dans la soirée du 6 juillet. Cette victoire permet à Napoléon d’imposer des conditions sévères à l’Autriche.

Wagram, près de Vienne, Autriche
Victoire
1809

Bataille de Talavera

27–28 juillet 1809

Les forces françaises de Joseph Bonaparte et du maréchal Victor attaquent les positions retranchées anglo-espagnoles autour de Talavera. La bataille est sanglante et acharnée, avec des assauts répétés contre les hauteurs tenues par les troupes de Wellington. Après deux jours de combat, les Français échouent à percer les lignes britanniques. Cependant, les alliés ne peuvent exploiter leur victoire en raison de la fatigue, des pertes et de l’arrivée d’une nouvelle armée française sur leurs arrières.

Talavera de la Reina, province de Tolède, Espagne
Indécis
1809

Bataille d’Almonacid

11 août 1809

Les forces espagnoles de Venegas, tentant de marcher sur Madrid après la bataille de Talavera, sont interceptées à Almonacid par le général Sébastiani. Malgré leur supériorité numérique et une position défensive sur les hauteurs, les Espagnols sont repoussés après une série d’assauts coordonnés par l’infanterie et l’artillerie française. Leur ligne cède dans l’après-midi, et une retraite désorganisée s’ensuit.

Almonacid de Toledo, Castille-La Manche (Espagne)
Victoire
1809

Bataille de Saint-Paul

21 septembre 1809

Les Britanniques lancent un raid amphibie sur le port de Saint-Paul pour capturer la goélette corsaire française Caroline, très active dans l’océan Indien. Le gouverneur Des Bruslys, miné par la pression, se suicide la veille. Le colonel Saint-Michel organise une défense avec des miliciens et quelques pièces d’artillerie côtière, mais les Britanniques parviennent à débarquer, capturer le fortin, désarmer les batteries et incendier le port. La Caroline est saisie.

Saint-Paul, île Bourbon (La Réunion actuelle)
Défaite
1809

Bataille de Tamames

18 octobre 1809

L’armée espagnole du duc del Parque occupe les hauteurs de Tamames et repousse frontalement l’attaque du général Marchand. Malgré plusieurs assauts, les troupes françaises, en infériorité numérique et mal coordonnées, ne parviennent pas à briser la ligne espagnole. La bataille marque l’un des rares succès tactiques espagnols en 1809.

Tamames, province de Salamanque, Espagne
Défaite
1809

Bataille d’Ocaña

19 novembre 1809

Le 19 novembre 1809, à Ocaña en Espagne, le maréchal Soult écrase l'armée espagnole du général Areizaga. Les Espagnols perdent environ 4 000 tués, 14 000 prisonniers et 50 canons. C'est l'une des plus lourdes défaites de l'Espagne pendant la guerre d'indépendance et consolide le contrôle français sur l'Andalousie et la Manche.

Ocaña, province de Tolède, Espagne
Victoire
1809

Bataille d’Alba de Tormes

28 novembre 1809

Profitant du retrait précipité des troupes espagnoles du duc del Parque après Tamames, le général Kellermann engage une poursuite rapide. L’arrière-garde espagnole, surprise près du pont d’Alba de Tormes, est attaquée par la cavalerie française avant que l’armée entière ne puisse traverser la rivière. Les formations ennemies sont rompues et l’artillerie capturée.

Alba de Tormes, province de Salamanque, Espagne
Victoire
1810

Bataille de Grand Port

20–27 août 1810

La bataille de Grand Port est la seule victoire navale française majeure des guerres napoléoniennes après Trafalgar. Les frégates françaises de Duperré et Bouvet, aidées de batteries côtières, attirent les navires britanniques dans un lagon étroit. La flotte ennemie s’embourbe sur les récifs. Les Français détruisent deux navires et en capturent deux autres. C’est un revers retentissant pour la Royal Navy.

Grand Port, île de France (actuelle île Maurice)
Victoire
1810

Bataille de Bussaco

27 septembre 1810

Masséna tente de percer la ligne défensive anglo-portugaise retranchée sur les hauteurs de Bussaco. L’assaut frontal mené par Reynier et Ney échoue face à une défense bien organisée et une artillerie alliée bien positionnée. Malgré sa supériorité numérique, l’armée française subit une défaite coûteuse et tactique.

Bussaco, Serra do Buçaco, Portugal
Défaite
1811

Bataille de Barrosa

5 mars 1811

La bataille de Barrosa voit les troupes françaises du général Victor tenter d’intercepter une tentative de sortie anglo-espagnole de Cadix. Bien que les Espagnols hésitent, les Britanniques de Graham montent une attaque énergique sur les hauteurs de Barrosa. Après un combat acharné, les Français sont repoussés, mais conservent leurs positions stratégiques. La bataille est considérée comme indécise, voire tactiquement favorable aux Alliés.

Barrosa, près de Chiclana, Andalousie, Espagne
Indécis
1811

Bataille de Sabugal

3 avril 1811

La bataille de Sabugal se déroule lors de la retraite de Masséna du Portugal. Le général Reynier, à l’arrière-garde, est attaqué de manière inattendue par une brigade britannique ayant franchi la rivière sous la brume. Malgré une résistance initiale, ses troupes sont mises en difficulté et doivent battre en retraite en désordre.

Sabugal, district de Guarda, Portugal
Défaite
1811

Bataille de Fuentes de Oñoro

3–5 mai 1811

La bataille oppose Masséna, qui tente de dégager la garnison française assiégée à Almeida, à Wellington, solidement retranché à Fuentes de Oñoro. Après deux jours d’escarmouches, Masséna lance une attaque massive le 5 mai. Malgré un succès initial sur le flanc droit britannique, la résistance alliée tient bon. L’armée française se retire sans briser le blocus.

Fuentes de Oñoro, Castille-et-León, Espagne
Indécis
1811

Bataille d'Albuera

16 mai 1811

Soult tente de lever le siège de Badajoz en attaquant l’armée alliée à Albuera. L’assaut frontal français, dirigé par Godinot puis Girard, est initialement couronné de succès. Mais une contre-attaque acharnée de l’infanterie britannique et la ténacité des troupes espagnoles brisent l’élan français. Les deux camps subissent de lourdes pertes, sans victoire décisive.

Albuera, Estrémadure, Espagne
Indécis
1811

Bataille de Zújar

9 août 1811

La bataille de Zújar oppose la cavalerie française commandée par Latour-Maubourg à une force espagnole isolée tentant d’interrompre les communications françaises dans le sud-ouest de l’Espagne. Grâce à une manœuvre habile de contournement, la cavalerie française disperse les forces ennemies et capture un grand nombre de prisonniers.

Ribera del Fresno, Estrémadure, Espagne
Victoire
1811

Combat de Cañada del Hoyo

29 août 1811

Le général Hugo intercepte une force mobile de guérilla commandée par 'El Empecinado' dans la région montagneuse de Cuenca. Grâce à un mouvement de flanc et à l’effet de surprise, les troupes françaises parviennent à encercler partiellement les Espagnols et à infliger de lourdes pertes.

Cañada del Hoyo, Castille-La Manche, Espagne
Victoire
1811

Bataille de Sagunto

25 octobre 1811

Suchet affronte l'armée espagnole de Blake, venue tenter de dégager la ville assiégée de Sagonte. Grâce à une attaque déterminée sur le centre ennemi, les troupes françaises enfoncent les lignes espagnoles et obtiennent une victoire décisive, ouvrant la route vers Valence.

Sagunto, Royaume de Valence, Espagne
Victoire
1811

Bataille de Valence

26–30 décembre 1811

En 1811–1812, le maréchal Suchet conquiert la province de Valence en Espagne après un siège et une bataille décisive. La chute de Valence (janvier 1812) ouvre la route vers la Catalogne et consolide le contrôle français sur l'est de l'Espagne. Suchet, considéré comme le meilleur maréchal napoléonien en Espagne, reçoit le titre de duc d'Albufera.

Valence, Royaume de Valence, Espagne
Victoire
1812

Siège et prise de Ciudad Rodrigo

7–20 janvier 1812

Wellington lance un assaut rapide contre Ciudad Rodrigo, tenue par une petite garnison française. Après un bombardement intense de plusieurs jours, les troupes anglo-portugaises percent les murs de la ville et lancent un assaut nocturne. La garnison française est submergée malgré une défense courageuse.

Ciudad Rodrigo, Castille-et-León, Espagne
Défaite
1812

Siège et prise de Badajoz

16 mars – 6 avril 1812

Du 16 mars au 6 avril 1812, Wellington assiège et prend Badajoz, place forte française en Estrémadure commandée par le général Philippon. Après deux assauts repoussés, les Anglais percent les murailles le 6 avril. La prise de la ville est suivie de pillage et de violences contre la population ; Wellington pleure en voyant les dégâts.

Badajoz, Estrémadure, Espagne
Défaite
1812

Bataille de Salamanque

22 juillet 1812

Le 22 juillet 1812, près de Salamanca en Espagne, Wellington inflige une défaite décisive au maréchal Marmont. En exploitant une faille dans le déploiement français, Wellington lance une attaque en tenaille qui brise l'armée française en deux heures. Les Français perdent environ 14 000 hommes et 40 canons ; Marmont est grièvement blessé.

Les Arapiles, près de Salamanque, Espagne
Défaite
1812

Bataille de Smolensk

16–18 août 1812

Napoléon attaque la ville fortifiée de Smolensk pour y fixer l’armée russe et forcer une bataille décisive. Malgré des combats intenses et des bombardements dévastateurs, les Russes finissent par abandonner la ville dans la nuit, permettant aux Français de s’en emparer.

Smolensk, Empire russe
Victoire
1812

Bataille de la Moskova (Borodino)

7 septembre 1812

La bataille de la Moskova, dite bataille de Borodino, est l’affrontement le plus sanglant des guerres napoléoniennes. Napoléon tente de briser l’armée russe avant d’atteindre Moscou. Après une journée d’assauts frontaux meurtriers sur les redoutes russes, les Français parviennent à percer le centre ennemi, sans pour autant détruire l’armée russe, qui se replie dans l’ordre.

Borodino, gouvernement de Moscou, Empire russe
Victoire
1812

Bataille de Taroutino

18 octobre 1812

Alors que Murat observait les Russes campés à Taroutino dans le cadre du repli général français, ceux-ci lancent une attaque surprise à l’aube. L’avant-garde française est surprise, subit de lourdes pertes, et bat en retraite en désordre. Napoléon perd l’initiative stratégique.

Taroutino, gouvernement de Kalouga, Empire russe
Défaite
1812

Bataille de Maloyaroslavets

24 octobre 1812

Le 24 octobre 1812, à Maloïaroslavets, au sud-ouest de Moscou, Eugène de Beauharnais et Davout affrontent Koutouzov dans une bataille sanglante pour le contrôle de la route de Kalouga. La ville change de mains huit fois. Napoléon choisit finalement de replier par la route de Smolensk, plus dévastée, plutôt que par le sud intact — décision controversée qui scelle le sort de la Grande Armée.

Maloyaroslavets, gouvernement de Kalouga, Empire russe
Indécis
1812

Bataille de Vinkovo (ou Krasny-Oktiabr)

28 octobre 1812

Surpris par une attaque russe alors qu’il menait l’arrière-garde de la retraite de Moscou, Murat est forcé au combat à Vinkovo. Ses forces sont débordées par la supériorité numérique de l’ennemi et doivent abandonner le terrain, rompant ainsi la couverture du repli.

Vinkovo, près de Medyn, Empire russe
Défaite
1812

Bataille de Krasnoï

15–18 novembre 1812

Du 15 au 18 novembre 1812, à Krasnoï en Russie, l'arrière-garde de Napoléon est écrasée par Koutouzov pendant la retraite de Moscou. Les corps de Davout, Ney et Eugène perdent environ 20 000 hommes tués, blessés ou capturés. Ney, « le dernier à quitter la Russie », traverse les lignes russes à pied avec un petit groupe de survivants.

Krasnoï, gouvernement de Smolensk, Empire russe
Défaite
1812

Bataille de la Bérézina

26–29 novembre 1812

Du 26 au 29 novembre 1812, sur la Bérézina en Biélorussie, Napoléon extrait une partie de la Grande Armée des pièges tendus par les armées russe et autrichienne. Eblé et les pontonniers construisent deux ponts de fortune sous le feu ennemi ; environ 50 000 soldats franchissent la rivière, mais 30 000 restent prisonniers ou périssent. La retraite de Russie se transforme en catastrophe.

Berezina, près de Studianka, Empire russe
Indécis
1813

Bataille de Lützen

2 mai 1813

Lützen est la première grande bataille de la campagne d’Allemagne. Surpris par une attaque des troupes russo-prussiennes sur son flanc, Napoléon réagit avec célérité, rassemble ses forces, et lance une contre-attaque massive. Les Alliés se retirent en ordre mais concèdent le champ de bataille.

Lützen, Royaume de Saxe, Confédération du Rhin
Victoire
1813

Bataille de Bautzen

20–21 mai 1813

Napoléon lance une attaque massive sur les forces russo-prussiennes retranchées à Bautzen. Malgré des combats violents et une supériorité numérique, l’armée alliée parvient à battre en retraite. La coordination imparfaite entre Ney et Napoléon empêche l’encerclement attendu.

Bautzen, Royaume de Saxe, Confédération du Rhin
Victoire
1813

Bataille de Vitoria

21 juin 1813

Le 21 juin 1813, à Vitoria au Pays basque espagnol, Wellington écrase l'armée française de Joseph Bonaparte et du maréchal Jourdan. Les Français perdent 151 canons, tout leur train et leurs bagages, dont le butin est tel que les soldats alliés abandonnent la poursuite pour piller. La victoire ouvre la route vers la France et précipite la chute de l'Empire en Espagne.

Vitoria, Pays basque, Espagne
Défaite
1813

Bataille de Dresde

26–27 août 1813

Les 26 et 27 août 1813, à Dresde en Saxe, Napoléon remporte sa dernière grande victoire en Allemagne contre la coalition austro-russe-prussienne. Les Alliés perdent environ 38 000 hommes, dont le maréchal Moreau, tué par un boulet français alors qu'il combattait aux côtés des Russes. Napoléon ne peut pas exploiter la victoire faute de cavalerie.

Dresde, Royaume de Saxe, Confédération du Rhin
Victoire
1813

Bataille de Kulm

29–30 août 1813

Vandamme, envoyé en poursuite des Alliés après Dresde, s’avance trop loin sans soutien. Il est pris en tenaille par des forces supérieures venues de l’arrière et du flanc. Son corps est presque anéanti, et lui-même est capturé. Cette défaite annule les bénéfices tactiques de Dresde.

Kulm (Chlumec), Bohême, Empire d’Autriche
Défaite
1813

Bataille de la Katzbach

26 août 1813

Sous une pluie battante, les troupes de Macdonald franchissent la rivière Katzbach pour affronter Blücher, mais le terrain détrempé désorganise leur progression. Blücher contre-attaque vigoureusement sur les flancs, brise l’ordre de bataille français et provoque une déroute. C’est l’une des pires défaites de la campagne.

Rivière Katzbach, Silésie, Royaume de Prusse
Défaite
1813

Bataille de Dennewitz

6 septembre 1813

Chargé de marcher sur Berlin, Ney subit une contre-offensive alliée à Dennewitz. Mal coordonnée, son attaque échoue face à une résistance déterminée et une manœuvre d’enveloppement de Bernadotte. La retraite française dégénère en déroute, mettant fin à l’offensive vers le nord.

Dennewitz, Royaume de Prusse
Défaite
1813

Bataille de Leipzig

16–19 octobre 1813

La bataille de Leipzig, également appelée 'Bataille des Nations', est la plus grande confrontation militaire des guerres napoléoniennes. Pendant quatre jours, Napoléon résiste à l'assaut coordonné des armées alliées qui convergent sur Leipzig depuis le nord, le sud et l'est. Malgré une défense énergique et plusieurs contre-attaques réussies, la supériorité numérique ennemie devient écrasante. Le 18 octobre, les troupes saxonnes passent dans le camp adverse, désorganisant davantage les lignes françaises. Le 19 octobre, Napoléon ordonne la retraite, mais la destruction prématurée du pont de l'Elster piège 30 000 hommes, dont une partie de la Garde et le maréchal Poniatowski, mort noyé.

Leipzig, Royaume de Saxe
Défaite
1813

Bataille de Hanau

30–31 octobre 1813

Après sa retraite de Leipzig, Napoléon se heurte à une armée bavaro-autrichienne à Hanau qui tente de lui bloquer la route du Rhin. Bien que ses troupes soient fatiguées et inférieures en nombre, il attaque avec violence le 30 octobre. La Garde impériale et l’artillerie brisent le centre ennemi. Wrede se replie en désordre. Le 31, Napoléon poursuit sa progression et franchit la rivière Kinzig, assurant la route vers Mayence.

Hanau, Hesse, Allemagne
Victoire
1814

Bataille de Brienne

29 janvier 1814

La bataille de Brienne oppose Napoléon aux troupes prusso-russes de Blücher, dans une tentative de diviser les forces ennemies avant qu'elles ne puissent se regrouper. Napoléon attaque avec vigueur et réussit à surprendre l’ennemi, mais Blücher, bien retranché, parvient à se replier en bon ordre malgré de lourdes pertes. La ville est prise, mais l’objectif stratégique de couper les armées ennemies échoue.

Brienne-le-Château, Aube, France
Indécis
1814

Bataille de La Rothière

1er février 1814

La bataille de La Rothière est l’un des rares engagements en terrain ouvert entre Napoléon et les Alliés en 1814. Surpris par la concentration massive des forces coalisées, Napoléon, en infériorité numérique, tente de tenir ses positions. Les combats sont acharnés dans la neige et la boue. Après avoir résisté toute la journée, Napoléon ordonne la retraite à la nuit tombée. Bien que la bataille soit tactiquement perdue, elle ne se transforme pas en déroute grâce à la discipline française.

La Rothière, Aube, France
Défaite
1814

Bataille de Champaubert

10 février 1814

À Champaubert, Napoléon surprend un corps russe isolé sous les ordres du général Olssufiev. Grâce à une manœuvre rapide et à l’effet de surprise, il encercle et écrase l’ennemi. La quasi-totalité des troupes russes sont tuées ou capturées. Olssufiev lui-même est fait prisonnier. Cette victoire inaugure une série de coups d’éclat tactiques qui marqueront la campagne des Six Jours.

Champaubert, Marne, France
Victoire
1814

Bataille de Montmirail

11 février 1814

Au lendemain de Champaubert, Napoléon se tourne vers les forces de Sacken et Yorck, qui avancent séparément en direction de Paris. Il concentre rapidement ses troupes et frappe à Montmirail. L’affrontement est intense mais l’arrivée de la Garde impériale et la supériorité tactique française entraînent la victoire. Les Alliés se replient en désordre, abandonnant hommes et matériel.

Montmirail, Marne, France
Victoire
1814

Bataille de Château-Thierry

12 février 1814

Poursuivant les troupes battues à Montmirail, Napoléon rattrape les forces coalisées à Château-Thierry, sur les bords de la Marne. Il lance une attaque vigoureuse pour empêcher leur retraite vers Soissons. Les Alliés sont surpris alors qu’ils traversent le fleuve. La cavalerie française joue un rôle clé, capturant de nombreux canons et prisonniers. La victoire permet de renforcer l’image d’invincibilité de l’armée française dans cette campagne éclair.

Château-Thierry, Aisne, France
Victoire
1814

Bataille de Vauchamps

14 février 1814

Dernière bataille de la campagne des Six Jours, Vauchamps voit Napoléon infliger une sévère défaite aux forces de Blücher, qui avaient tenté d’attaquer l’arrière-garde française. Marmont résiste habilement jusqu’à l’arrivée de renforts menés par Napoléon. Une manœuvre d’encerclement, appuyée par une puissante charge de cavalerie, force les Prussiens à une retraite désastreuse.

Vauchamps, Marne, France
Victoire
1814

Bataille de Montereau

18 février 1814

À Montereau, Napoléon affronte les troupes austro-wurtembergeoises du prince héritier de Wurtemberg. Après une progression difficile due à la résistance ennemie et à la lenteur de certaines troupes françaises, l’Empereur prend personnellement le commandement sur le terrain. Grâce à une attaque coordonnée sur les ponts de la Seine et de l’Yonne, il inflige une lourde défaite aux coalisés, qui abandonnent la ville.

Montereau-Fault-Yonne, Seine-et-Marne, France
Victoire
1814

Bataille de Bar-sur-Aube

27 février 1814

Macdonald tente de ralentir l’avance de la grande armée de Schwarzenberg à Bar-sur-Aube, mais les forces françaises, en infériorité numérique, sont repoussées après de violents combats. L’ennemi, bien organisé et disposant d’une supériorité écrasante en effectifs et en artillerie, reprend cette position stratégique, ouvrant la voie vers Troyes et la Seine.

Bar-sur-Aube, Aube, France
Défaite
1814

Bataille de Craonne

7 mars 1814

La bataille de Craonne oppose les troupes françaises à l’armée de Blücher sur le plateau escarpé dominant l’Aisne. Napoléon, voulant interdire le passage des Alliés vers Laon, ordonne une attaque frontale difficile. Ney lance ses divisions contre les positions retranchées russes. Après de violents combats, les Français parviennent à prendre le plateau, forçant l’ennemi à reculer.

Craonne, Aisne, France
Victoire
1814

Bataille de Laon

9–10 mars 1814

Napoléon tente de reprendre l’initiative face à l’armée de Blücher, solidement retranchée sur les hauteurs de Laon. Malgré une infériorité numérique majeure, il lance plusieurs attaques frontales appuyées par Ney et ses maréchaux. Les assauts échouent en raison du terrain défavorable, du manque de coordination et de la fatigue extrême de l’armée française. Laon reste aux mains des coalisés, marquant un échec stratégique majeur.

Laon, Aisne, France
Défaite
1814

Bataille de Reims

13 mars 1814

Napoléon, réagissant avec une rapidité fulgurante après sa retraite de Laon, surprend le corps allié du général Saint-Priest qui occupe Reims. En quelques heures, les forces françaises reprennent la ville après une attaque bien coordonnée. Saint-Priest est mortellement blessé, et son armée subit des pertes sévères. C’est l’une des dernières victoires éclatantes de Napoléon avant la chute de Paris.

Reims, Marne, France
Victoire
1814

Bataille d'Arcis-sur-Aube

20–21 mars 1814

Napoléon tente de surprendre l’armée de Schwarzenberg à Arcis-sur-Aube. Il engage le combat dans l’idée qu’il fait face à une simple arrière-garde, mais découvre trop tard qu’il affronte l’armée principale alliée. Le 20 mars, les Français repoussent les avant-postes ennemis, mais le lendemain, ils se retrouvent en forte infériorité numérique. Napoléon ordonne alors une retraite ordonnée, couverte par la cavalerie de Sébastiani.

Arcis-sur-Aube, Aube, France
Indécis
1814

Bataille de Saint-Dizier

26 mars 1814

Napoléon, espérant détourner les forces alliées de Paris, lance un raid vers l’est et affronte la cavalerie russe à Saint-Dizier. Le combat est vif mais limité, opposant principalement des unités montées. Napoléon tente de faire croire à une grande offensive vers l’est, mais les Alliés ne tombent pas dans le piège et marchent directement sur Paris. Le combat s’achève sans vainqueur décisif.

Saint-Dizier, Haute-Marne, France
Indécis
1814

Bataille de Paris

30–31 mars 1814

La bataille de Paris est l’ultime affrontement de la campagne de France. Tandis que Napoléon tente de harceler l’arrière des coalisés à Saint-Dizier, ceux-ci marchent directement sur la capitale. Marmont et Mortier, avec des forces largement inférieures, défendent la ville avec acharnement, notamment à Belleville, Montmartre et Romainville. Le 31 mars, Marmont capitule pour éviter la destruction de Paris.

Paris, France
Défaite
1815

Bataille de Ligny

16 juin 1815

La bataille de Ligny est le dernier triomphe militaire personnel de Napoléon. Il y écrase partiellement l’armée prussienne commandée par Blücher, qui tente de résister aux Français dans les villages de Ligny et Saint-Amand. La Garde impériale mène l’assaut décisif. Cependant, l’échec de Ney à vaincre Wellington à Quatre-Bras le même jour empêche Napoléon de détruire complètement les Prussiens.

Ligny, Province de Namur, Belgique
Victoire
1815

Bataille de Quatre-Bras

16 juin 1815

Le même jour que Ligny, Ney tente de prendre le carrefour stratégique de Quatre-Bras afin d’empêcher la jonction entre les armées de Wellington et de Blücher. Malgré une attaque initiale vigoureuse et la prise temporaire du carrefour, Ney ne parvient pas à exploiter l’avantage et est repoussé par les renforts alliés. La bataille se termine sans vainqueur clair, mais les Alliés conservent la position.

Quatre-Bras, Belgique
Indécis
1815

Bataille de Waterloo

18 juin 1815

La bataille de Waterloo, livrée le 18 juin 1815, marque la fin brutale des Cent-Jours et du destin impérial de Napoléon Bonaparte. Face aux forces anglo-alliées du duc de Wellington et à l’arrivée décisive de l’armée prussienne de Blücher, Napoléon engage sa dernière grande bataille avec l’espoir de détruire ses ennemis séparément. Le matin, le terrain détrempé ralentit les mouvements français, retardant l’assaut. L’affrontement débute par une attaque massive sur la ferme fortifiée d’Hougoumont, suivie de l’engagement du corps de D’Erlon contre le centre allié. L’intervention de la cavalerie britannique, menée par les Scots Greys et les Dragons lourds, repousse la tentative française. À partir de 15h, Ney, croyant à une retraite ennemie, lance plusieurs charges de cavalerie sans appui d’infanterie ni d’artillerie. Ces assauts successifs échouent contre les carrés alliés bien formés. L’arrivée progressive des troupes prussiennes sur le flanc droit français renverse l’équilibre. En fin de journée, Napoléon engage la Garde impériale dans un ultime effort pour percer le centre ennemi. La Garde est repoussée par les troupes britanniques et belgo-néerlandaises, provoquant la panique dans les rangs français. La débandade s’amplifie, et la défaite devient irréversible. Waterloo est plus qu’une défaite militaire : c’est un effondrement stratégique et psychologique.

Waterloo, Belgique
Défaite

Suggestion boutique

Playmobil 70679 — L'Empereur Napoléon 1er

Figurine de collection Playmobil représentant Napoléon Bonaparte en tenue d'apparat impériale.

Voir sur Amazon →

Lien affilié Amazon