Bataille de Villaviciosa
Villaviciosa, Espagne · Guerres de Succession de Castille
Bataille où les forces françaises ont été défaites dans une lutte pour le contrôle du royaume de Castille.
1610 – 1789
Période de consolidation de la monarchie absolue sous Louis XIV et batailles marquantes comme Rocroi (1643) et Fontenoy (1745), affirmant la puissance militaire de la France en Europe.
Villaviciosa, Espagne · Guerres de Succession de Castille
Bataille où les forces françaises ont été défaites dans une lutte pour le contrôle du royaume de Castille.
Les Ponts-de-Cé, Maine-et-Loire (France) · Guerres de Religion françaises (révolte huguenote)
La bataille voit la défaite des forces protestantes huguenotes, mettant fin à la révolte de la Ligue de Savoie et renforçant l’autorité royale.
La Rochelle, Charente-Maritime (France) · Guerres de Religion françaises
Siège de quatorze mois (septembre 1627 – octobre 1628) de La Rochelle par les forces royales de Richelieu, combinant blocus naval, digue de 1 500 m et affamement de la population. Malgré trois expéditions anglaises, la cité protestante capitule à 5 400 habitants survivants, marquant la fin de la résistance huguenote organisée.
Lutterbach, Alsace (France) · Guerre de Trente Ans
Victoire française grâce à une attaque surprise et à une excellente coordination entre infanterie et cavalerie.
Wattwiller, Alsace (France) · Guerre de Trente Ans
Victoire tactique française dans une région stratégique d’Alsace, renforçant la présence de la France dans la guerre et perturbant les lignes impériales.
Nördlingen, Bavière (Allemagne) · Guerre de Trente Ans
Malgré l’engagement significatif de forces françaises alliées aux protestants, la bataille se solde par une défaite majeure qui modifie l’équilibre dans la Guerre de Trente Ans, avec la perte du soutien de plusieurs princes allemands.
Rheinfelden, sur le Rhin (Allemagne/Suisse) · Guerre de Trente Ans
Double affrontement de février-mars 1638 à Rheinfelden (Rhin) : Bernard de Saxe-Weimar, à la tête de troupes françaises et protestantes, reprend l'initiative après un premier échec au passage du Rhin et bat Jean de Werth le 2 mars, faisant 3 000 prisonniers et renforçant le contrôle allié du cours du Rhin.
Guetaria, côte basque (Espagne) · Guerre de Trente Ans
Bataille navale du 22 août 1638 dans le port basque de Getaria, première grande bataille franco-espagnole de l'Atlantique durant la guerre de Trente Ans. L'escadre de Sourdis (environ 21 vaisseaux et 7 à 8 brûlots) anéantit l'escadre de Lope de Hoces par canonnade et brûlots, mais l'opération terrestre voisine à Fontarrabie échoue.
Breisach am Rhein, Bade-Wurtemberg (Allemagne) · Guerre de Trente Ans
Du 18 août au 17 décembre 1638, Bernard de Saxe-Weimar et le vicomte de Turenne assiègent Breisach ; la garnison impériale commandée par Jean Henri de Reinach capitule, ouvrant aux Français une tête de pont sur le Rhin.
Thionville, Lorraine (France) · Guerre de Trente Ans
Après un siège intense et prolongé, les troupes françaises réussissent à prendre la forteresse impériale de Thionville, ouvrant une voie stratégique en Lorraine.
Rocroi, Ardennes (France) · Guerre de Trente Ans
La bataille de Rocroi marque une victoire décisive des troupes françaises contre la redoutable armée espagnole, réputée invincible jusque-là. Condé, encore jeune, démontre un talent stratégique remarquable. L’armée française use d’une combinaison innovante d’infanterie et de cavalerie pour briser la fameuse tercios espagnole. La victoire galvanise le moral français et est un tournant dans la suprématie militaire en Europe.
Nordlingen, Bavière (Allemagne) · Guerre de Trente Ans
La seconde bataille de Nordlingen voit la victoire des forces françaises sous le commandement du Prince de Condé contre les troupes impériales, consolidant la présence française en Allemagne et affaiblissant l'Empire.
Zusmarshausen, Bavière (Allemagne) · Guerre de Trente Ans
Le 17 mai 1648, à Zusmarshausen en Bavière, Turenne et les troupes franco-suédoises écrasent l'armée impériale du général Melchior von Hatzfeld. Cette victoire ouvre la route de Munich et précipite la fin de la guerre de Trente Ans en Allemagne. Turenne est mortellement blessé par un boulet de canon au moment de la charge décisive et meurt le lendemain, privant la France de son plus grand général de l'époque.
Lens, Artois (France) · Guerre de Trente Ans
La bataille de Lens est une confrontation décisive entre l’armée royale française et les forces impériales. Grâce à la supériorité tactique de Condé, notamment par une charge de cavalerie audacieuse, les Français remportent une victoire stratégique majeure qui précipite la fin du conflit. La bataille se déroule dans un contexte où la guerre est épuisante, et les deux camps cherchent une conclusion favorable.
Dunkerque, Manche (France) · Guerre de Dévolution
La bataille navale de Dunkerque voit la flotte française triompher grâce à une coordination tactique efficace sous Jean II d’Estrées. Malgré une supériorité numérique adverse, les Français imposent leur contrôle sur la Manche, assurant la protection des côtes françaises et la sécurisation des convois.
Saint-Gotthard, Hongrie actuelle · Guerre austro-turque (1663-1664)
Victoire coalisée du 1er août 1664 à Saint-Gothard (Hongrie) : Montecuccoli et un contingent français de Coligny repoussent l'armée ottomane qui franchissait la Raab. La bataille arrête l'avancée turque vers Vienne, mais la paix de Vasvár, jugée humiliante, ne capitalise pas militairement sur ce succès.
Cassel, Flandres (France) · Guerre de Hollande
Victoire française des 10-11 avril 1677, dite troisième bataille de Cassel ou bataille de la Peene, durant les guerres de Hollande. Les troupes de Philippe d'Orléans et du maréchal de Luxembourg battent l'armée de Guillaume d'Orange (environ 30 000 hommes), ouvrant la voie à la prise de Saint-Omer et au rattachement de places flamandes à la France.
Fleurus, actuelle Belgique · Guerre de la Ligue d'Augsbourg
Victoire française du 1er juillet 1690 à Fleurus : le duc de Luxembourg défait Waldeck et une coalition européenne par un double enveloppement appuyé sur la cavalerie. L'une des batailles les plus sanglantes de la campagne, elle renforce la domination française dans les Pays-Bas espagnols et le prestige du maréchal.
Staffarda, Piémont (Italie actuelle) · Guerre de la Ligue d'Augsbourg
Victoire française du 18 août 1690 à Staffarda (Piémont) : Catinat bat Victor-Amédée II qui avait attaqué prématurément avec les Espagnols. Les dragons français forcent les fermes défensives, la seconde ligne décime le centre savoyard, et les Français occupent Savigliano et Saluzzo.
Côte du Cotentin, Manche (France) · Guerre de la Ligue d'Augsbourg
Du 29 mai au 4 juin 1692, au large de la Hougue en Normandie, la flotte anglo-hollandaise de Russell et de Philips détruit douze vaisseaux français échoués après la bataille de Barfleur. Tourville, qui avait combattu vaillamment contre une flotte supérieure, ne peut empêcher l'incendie systématique des navires français à marée basse. La défaite met fin à la tentative de débarquement sur l'Angleterre et affaiblit durablement la marine de guerre de Louis XIV.
Neerwinden, Brabant (actuelle Belgique) · Guerre de la Ligue d'Augsbourg
Le 29 juillet 1693, à Neerwinden (ou Landen), le maréchal de Luxembourg inflige une lourde défaite à l'armée anglo-autrichienne de Guillaume III, qui repasse la Petite Gette en désordre après des combats parmi les plus sanglants du siècle.
Landau, Palatinat (Saint-Empire) · Guerre de la Ligue d'Augsbourg
Landau, place forte stratégique du Rhin, est assiégée pendant près de 4 mois. Grâce aux méthodes de siège modernes de Vauban, la garnison impériale capitule malgré une défense acharnée.
Au large de Lagos, Algarve (Portugal) · Guerre de la Ligue d'Augsbourg
La flotte française intercepte un grand convoi marchand anglo-hollandais près des côtes portugaises. Tourville remporte une victoire décisive, saisissant ou détruisant une partie massive du commerce maritime ennemi.
Marsaglia, Piémont (Italie actuelle) · Guerre de la Ligue d'Augsbourg
Le 4 octobre 1693, à Marsaglia dans le Piémont, le maréchal Catinat remporte une victoire éclatante sur les troupes du duc Victor-Amédée II de Savoie et de son allié autrichien le prince de Commercy. Les charges de cavalerie française brisent les lignes savoyardes ; environ 10 000 hommes sont tués ou faits prisonniers côté allié. La bataille consolide le contrôle français sur le Piémont durant la guerre de la Ligue d'Augsbourg.
Baie de la Conception, Terre-Neuve (Canada actuel) · Guerre de la Ligue d'Augsbourg (King William’s War en Amérique)
D’Iberville mène une expédition terrestre et navale en hiver pour frapper les établissements anglais de Terre-Neuve. Il assiège et détruit les colonies autour de la baie de la Conception, infligeant un revers majeur à la présence britannique.
St. John's, Terre-Neuve (Canada actuel) · Guerre de la Ligue d'Augsbourg (King William's War)
Après avoir ravagé la baie de la Conception, d'Iberville marche sur St. John's, principal bastion britannique de Terre-Neuve. Il surprend la garnison, prend la ville et détruit ses fortifications. Le 30 novembre 1696, St. John's capitule après une marche de neuf jours depuis Plaisance ; d'Iberville détruit ensuite ~36 établissements anglais de pêche.
Carbonear, Terre-Neuve (Canada actuel) · Guerre de la Ligue d'Augsbourg (King William's War)
Dernier bastion britannique après les victoires françaises à Terre-Neuve, Carbonear résiste à d’Iberville. Les habitants se réfugient sur l’île voisine fortifiée, hors de portée des assaillants. Le village est incendié, mais le fort reste invaincu.
Carpi, duché de Modène (Italie actuelle) · Guerre de Succession d’Espagne
Dans une série de manœuvres initiales en Italie du Nord, les troupes impériales surprennent l'avant-garde française à Carpi. Eugène de Savoie franchit le Pô sans opposition, forçant les Français à battre en retraite.
Chiari, duché de Milan (Italie actuelle) · Guerre de Succession d’Espagne
Mal préparées, les forces franco-espagnoles attaquent une position bien fortifiée tenue par le prince Eugène à Chiari. L’assaut frontal se solde par un échec cuisant, avec des pertes très lourdes côté français.
Crémone, duché de Milan (Italie actuelle) · Guerre de Succession d’Espagne
Dans une attaque de nuit méticuleusement préparée, le prince Eugène de Savoie tente de surprendre la garnison française de Crémone. Les troupes impériales s’infiltrent par un aqueduc et ouvrent les portes de la ville à une force plus large. Malgré la surprise initiale et la capture du maréchal Villeroi, la résistance acharnée des soldats français, notamment les régiments irlandais au service de Louis XIV, permet de repousser les assaillants et de conserver la ville.
Luzzara, duché de Milan (Italie actuelle) · Guerre de Succession d’Espagne
Dans la plaine du Pô, les armées françaises et impériales se rencontrent à Luzzara dans une bataille acharnée et indécise. Eugène prend l’initiative en attaquant les positions françaises à l’aube, mais Vendôme, soutenu par Philippe V d’Espagne, organise une défense tenace. Les deux camps revendiquent la victoire, bien qu’aucun n’ait pu briser l’autre. La bataille, l'une des plus sanglantes de la guerre, montre la dureté du front italien.
Spinges (Tyrol du Sud, actuelle Italie) · Guerre de Succession d’Espagne
Dans le cadre de la campagne de Bavière et du Tyrol, des troupes françaises tentent de traverser le Tyrol pour joindre les Bavarois. À Spinges, un petit détachement français est surpris dans un défilé par des milices locales appuyées par des troupes impériales. Pris au piège dans des zones boisées et montagneuses qu’ils maîtrisent mal, les Français subissent de lourdes pertes avant de se replier.
Près de Spire (Speyer), Palatinat (actuelle Allemagne) · Guerre de Succession d’Espagne
Dans une tentative de couper l’avance française en Palatinat, l’armée impériale attaque l’aile gauche de Tallard près du Speyerbach. Malgré l’effet de surprise initial, les Français regroupent rapidement leurs lignes et contre-attaquent avec une efficacité redoutable. La cavalerie française, bien dirigée, joue un rôle décisif pour repousser et disperser les troupes impériales.
Blenheim (Blindheim), Bavière (Saint-Empire) · Guerre de Succession d’Espagne
La bataille de Blenheim marque l’un des plus grands désastres militaires français du XVIIIe siècle. L’armée franco-bavaroise, étalée sur 7 km le long du Danube, est attaquée sur trois points. Marlborough fixe l’aile gauche avec férocité tandis qu’Eugène retient Marsin sur la droite. Tallard, isolé au centre à Blenheim, voit ses troupes encerclées dans le village. Après un combat acharné, la cavalerie anglaise perce les lignes françaises et détruit le centre. Tallard est capturé, ses forces annihilées.
Au large de Málaga, mer d'Alboran (Espagne) · Guerre de Succession d’Espagne
La flotte franco-espagnole tente de reprendre l’ascendant naval après la perte de Gibraltar début août 1704. Menée par le jeune comte de Toulouse, la marine française affronte la Royal Navy et ses alliés hollandais au large de Málaga. L’affrontement dure toute la journée, dans un échange massif de tirs de canon sans manœuvre décisive. Aucun navire n’est coulé, mais les pertes humaines sont lourdes. La flotte française se retire en bon ordre vers Toulon.
Cassano d’Adda, duché de Milan (Italie actuelle) · Guerre de Succession d’Espagne
Alors que le prince Eugène tente de surprendre l'armée française à Cassano, Vendôme contre-attaque de manière énergique. Les combats sont extrêmement violents autour des ponts et digues de l’Adda. Les troupes françaises, bien que désorganisées par la chaleur et le terrain, réussissent à stabiliser la situation puis à repousser l’assaut impérial. Eugène échappe de peu à la capture.
Calcinato, duché de Milan (Italie actuelle) · Guerre de Succession d’Espagne
Le maréchal Vendôme lance une offensive éclair contre les forces impériales retranchées à Calcinato. Grâce à une manœuvre de concentration rapide, il surprend Reventlow au matin, disperse ses troupes et s’empare de la position avec une extrême efficacité. L’artillerie française, bien positionnée, joue un rôle décisif dans la dislocation du front ennemi.
Ramillies, Brabant wallon (actuelle Belgique) · Guerre de Succession d’Espagne
Villeroi déploie son armée en ligne rigide sur un terrain ouvert, pensant que son centre est imprenable. Marlborough feint une attaque sur le flanc gauche français (du côté de Taviers), forçant les Français à redéployer leurs réserves. Il lance alors une percée puissante sur leur flanc droit à Ramillies. La rupture de ligne est rapide et décisive : la cavalerie alliée écrase la retraite française, qui se transforme en déroute. Cette manœuvre magistrale est l’une des plus étudiées du XVIIIe siècle.
Turin, duché de Savoie (Italie actuelle) · Guerre de Succession d’Espagne
Après un long siège commencé au printemps, les Français encerclent Turin, capitale du duché de Savoie, et pilonnent la ville. Cependant, l’armée impériale menée par Eugène de Savoie parvient à franchir les Alpes, contourner les lignes françaises et lancer une attaque décisive contre les arrières du camp assiégeant. Pris en tenaille entre une sortie des assiégés et une offensive extérieure, les Français se replient dans le désordre. L’encerclement s’effondre en quelques heures.
Toulon, Provence (France) · Guerre de Succession d’Espagne
Après sa victoire à Turin, le prince Eugène lance une audacieuse offensive contre Toulon, principal arsenal naval français en Méditerranée. Il coordonne ses forces terrestres avec la flotte anglo-hollandaise. Le comte de Toulouse ordonne le sabordage partiel de la flotte pour éviter sa capture. Le maréchal de Tessé organise une défense acharnée sur les hauteurs de la ville et les redoutes de l’arrière-pays. La supériorité du terrain défensif et la maladie dans les rangs impériaux forcent Eugène à lever le siège.
Charleston, Caroline du Sud (colonies britanniques d'Amérique du Nord) · Guerre de Succession d’Espagne (Guerre de la Reine Anne, théâtre américain)
Deux expéditions franco-espagnoles sont lancées depuis Saint-Domingue contre la colonie britannique de Caroline du Sud. Après un débarquement au sud de Charleston, les corsaires sont repoussés par la milice coloniale. Une seconde tentative échoue également face à la mobilisation rapide des colons. Le raid se solde par un repli, malgré des dégâts infligés à des fermes environnantes.
Basse-Terre, Guadeloupe (Antilles françaises) · Guerre de Succession d’Espagne (théâtre colonial caribéen)
Au printemps 1707, les Britanniques tentent de s’emparer de la Guadeloupe pour s’assurer un point d’appui dans les Antilles françaises. Une escadre anglaise bombarde les côtes et débarque des troupes à proximité de Basse-Terre. Les Français, sous les ordres du gouverneur Auger, opposent une défense vigoureuse à l’aide de batteries côtières, de tirailleurs et de miliciens locaux. Après plusieurs jours de combat, les Anglais se retirent sous le feu nourri et sans avoir pu percer les lignes françaises.
Almansa, royaume de Valence (Espagne actuelle) · Guerre de Succession d’Espagne
Dans le sud-est de l’Espagne, les troupes anglo-portugaises tentent de maintenir leur emprise sur le royaume de Valence. Le duc de Berwick, général français d’origine anglaise au service de Louis XIV et de Philippe V, concentre ses forces pour affronter l’armée alliée à Almansa. Son déploiement en double ligne avec une réserve bien placée permet une défense solide au centre et une manœuvre enveloppante décisive sur les flancs. L’armée alliée est encerclée, mise en déroute, et subit de lourdes pertes.
Col d’Exilles, Alpes cottiennes (actuelle frontière franco-italienne) · Guerre de Succession d’Espagne
Alors que les armées impériales cherchent à pénétrer en France par les Alpes, une colonne austro-sarde tente de franchir le col d’Exilles, qui mène directement vers le Briançonnais et la haute vallée de la Durance. Les Français, sous les ordres du marquis de Médavy, fortifient les hauteurs et préparent une embuscade défensive. Les troupes impériales sont prises sous un feu croisé d’artillerie et de mousqueterie depuis les crêtes. Après plusieurs tentatives de percée, elles battent en retraite en laissant de nombreux morts dans la gorge.
Lérida (Lleida), Catalogne (Espagne actuelle) · Guerre de Succession d’Espagne
À la suite de la victoire décisive d’Almansa, les troupes franco-espagnoles poursuivent leur reconquête de la Catalogne. En juin, l’armée du maréchal Villars assiège Lérida, ville fortifiée aux mains des troupes loyalistes à Charles d’Autriche. Après plusieurs semaines de bombardement et d’attaques coordonnées sur les bastions extérieurs, les défenseurs cèdent. Le gouverneur catalan, Moragues, est capturé. La ville est occupée dans le cadre de la campagne de pacification du nord-est de l’Espagne.
Santa Cruz de Tenerife, îles Canaries (Espagne) · Guerre de Succession d’Espagne (théâtre colonial atlantique)
Une escadre corsaire française basée à Saint-Domingue attaque le port de Santa Cruz de Tenerife tenu par des forces loyalistes au prétendant Habsbourg. L’opération, audacieuse et rapide, permet l’incendie de plusieurs entrepôts et la capture d’un navire britannique. La garnison locale tente une contre-attaque mais échoue à intercepter les assaillants lors de leur retrait vers la mer.
Oudenarde (actuelle Audenarde), Pays-Bas espagnols · Guerre de Succession d’Espagne
La bataille d’Oudenarde oppose l’armée française commandée par le duc de Bourgogne et le maréchal de Vendôme à la coalition alliée menée par Marlborough et Eugène de Savoie. Les Français tentent de prendre la ville d’Oudenarde pour contrôler l’Escaut, mais sont surpris par la rapidité de la contre-offensive alliée. Le manque de coordination entre les deux commandants français provoque une confusion désastreuse. Les Français, pris en tenaille, subissent une lourde défaite.
Wijnendale, près de Torhout, Flandres (actuelle Belgique) · Guerre de Succession d’Espagne
Alors que le siège de Lille est en cours, un immense convoi de ravitaillement allié en provenance d’Ostende doit traverser un territoire menacé par les Français. Le général anglais Webb, chargé de l’escorte, établit une position défensive dans une forêt étroite à Wijnendale. Le comte de La Mothe, croyant pouvoir intercepter facilement le convoi, lance ses forces à l’assaut. Grâce à l’usage habile du terrain et à une résistance acharnée, les Alliés repoussent l’attaque française malgré leur infériorité numérique.
Lille, Flandres françaises · Guerre de Succession d’Espagne
Après Oudenarde et Wijnendale, les Alliés lancent un siège contre la place-forte de Lille, clef stratégique des Flandres françaises. Le maréchal Boufflers organise une défense exemplaire, utilisant les fortifications de Vauban avec une rare efficacité. Malgré l'encerclement et les bombardements massifs, la garnison résiste près de 4 mois, infligeant de lourdes pertes aux assiégeants. Plusieurs tentatives françaises pour briser le siège échouent (batailles de secours menées par Vendôme et La Mothe). Boufflers rend la ville avec les honneurs militaires.
Fort-Royal, Martinique (Antilles françaises) · Guerre de Succession d’Espagne (théâtre colonial antillais)
En mars 1708, une escadre britannique tente un débarquement à proximité de Fort-Royal dans le but de prendre le contrôle de la Martinique, clé stratégique des Antilles françaises. Le gouverneur Philippe de Courbouzon organise une défense rapide des côtes avec ses miliciens, ses artilleurs et les habitants mobilisés. Les batteries côtières, installées autour du fort et le long du rivage, infligent de lourdes pertes aux troupes britanniques tentant d’aborder. Après plusieurs tentatives repoussées, les Anglais se retirent sans avoir pu débarquer de façon significative.
Malplaquet, frontière franco-belge · Guerre de Succession d’Espagne
La bataille de Malplaquet est l’une des plus sanglantes du XVIIIe siècle. Les Français, retranchés dans une position fortement fortifiée à proximité de la frontière, attendent l'assaut de la coalition alliée. Malgré la victoire tactique des Alliés, leurs pertes massives ralentissent leur progression et permettent aux Français de se replier en bon ordre. Boufflers commande l'aile gauche et assure une retraite ordonnée lorsque Villars est blessé.
Douai, Flandre française · Guerre de Succession d’Espagne
Après leur victoire coûteuse à Malplaquet, les Alliés reprennent l’offensive au printemps 1710. Le siège de Douai, forteresse stratégique, dure plus de deux mois. La garnison française, bien commandée par le général Albergotti, résiste fermement malgré l’écrasante supériorité numérique ennemie. Les Alliés doivent progresser lentement sous un feu nourri. La ville finit par capituler, mais obtient des conditions honorables.
Béthune, Artois (France) · Guerre de Succession d’Espagne
Le siège de Béthune suit immédiatement celui de Douai dans la campagne de 1710. Malgré un effectif modeste, la garnison française dirigée par le comte de Lannion oppose une résistance solide. Les Alliés mènent un siège intensif avec batteries et mines. Après plus de six semaines de combats acharnés, les Français capitulent, mais obtiennent les honneurs de la guerre.
Saint-Venant, Artois (France) · Guerre de Succession d’Espagne
Peu après la prise de Béthune, les Alliés poursuivent leur avancée en Artois en assiégeant Saint-Venant, un petit poste fortifié sur la Lys. La garnison française, en infériorité, tente de résister aux batteries de siège et aux assauts répétés mais se rend après 11 jours. Les pertes sont modérées mais la reddition rapide démontre l’épuisement du système défensif français dans la région.
Aire-sur-la-Lys, Artois (France) · Guerre de Succession d’Espagne
Dernière place importante dans l’Artois, Aire-sur-la-Lys est assiégée à l’automne 1710. La défense menée par le marquis de Gacé est vigoureuse : les assiégeants rencontrent une résistance prolongée, notamment lors de plusieurs sorties françaises meurtrières. Malgré cela, le siège est méthodique et progressif. La ville est prise après un mois de combats intensifs. La garnison obtient les honneurs de la guerre.
Arleux, Artois (France) · Guerre de Succession d’Espagne
Le combat d’Arleux oppose les troupes françaises de Villars à un détachement allié chargé de tenir la tête de pont fortifiée sur le canal de la Sensée. En lançant une attaque surprise bien coordonnée, Villars parvient à reprendre Arleux et à détruire les ouvrages ennemis. Ce succès tactique modeste renforce le moral français, entame la position alliée, et prépare la contre-offensive de l’année suivante.
Denain, Hainaut (France) · Guerre de Succession d’Espagne
La bataille de Denain marque un tournant décisif dans la guerre. Villars, grâce à une reconnaissance parfaite et à la complicité locale, traverse la rivière Scarpe et surprend le camp allié de Denain, tenu par un corps impérial isolé. Malgré la supériorité numérique alliée dans la région, Villars neutralise le camp, force le repli général de l’armée impériale et inverse la dynamique du conflit en Flandres.
Douai, Flandre française · Guerre de Succession d’Espagne
Profitant de la victoire écrasante de Denain, Villars lance une contre-offensive rapide pour reprendre les places perdues l’année précédente. Douai, fortement fortifiée, est encerclée début août. Malgré des tentatives de renforts impériaux, la garnison est isolée. Les Français mènent un siège rigoureux avec bombardements et sapes. La ville capitule après un mois.
Le Quesnoy, Hainaut (France) · Guerre de Succession d’Espagne
Après la reprise de Douai, Villars continue son offensive éclair en Flandres et met le siège devant Le Quesnoy, une autre forteresse clé. Les forces impériales, prises de court et isolées, ne peuvent espérer aucun secours. Le siège est méthodique, et la ville capitule rapidement après une brèche ouverte dans les remparts.
Bouchain, Flandre française · Guerre de Succession d’Espagne
Dernière étape de la reconquête fulgurante de 1712, Bouchain est encerclée peu après la chute du Quesnoy. Bien fortifiée et récemment prise par les Alliés l’année précédente, la ville est néanmoins isolée après Denain. Villars lance un siège rapide, capitalisant sur l’effondrement du moral adverse. La garnison se rend au bout de deux jours, épuisée et sans espoir de renfort.
Barcelone, Catalogne (Espagne) · Guerre de Succession d’Espagne
Dernier bastion de résistance des partisans autrichiens en Espagne, Barcelone est assiégée par les forces franco-espagnoles dirigées par le maréchal de Berwick. La ville, isolée depuis le traité d’Utrecht, refuse de se rendre. Le siège dure plus d’un an, avec de violents bombardements, des pénuries sévères et une résistance acharnée. La ville est finalement prise d’assaut le 11 septembre 1714 après une brèche ouverte dans les fortifications. Ce siège met fin à la guerre de Succession d’Espagne.
Francavilla, Sicile (Italie) · Guerre de la Quadruple-Alliance
Dans le cadre de la tentative de reconquête espagnole de la Sicile, soutenue par la France, les troupes combinées franco-espagnoles affrontent les forces autrichiennes à Francavilla. La bataille est extrêmement sanglante et voit la défaite des coalisés franco-espagnols malgré leur résistance. Les troupes françaises participent notamment à la défense de l’aile gauche et subissent de lourdes pertes.
Pensacola, Floride (Nouvelle-Espagne) · Guerre de la Quadruple-Alliance
Dans le cadre de la guerre de la Quadruple-Alliance, la France lance une opération coloniale contre la ville espagnole de Pensacola, clé du golfe du Mexique. L'opération est menée par Bienville depuis la Louisiane. Grâce à une attaque combinée terrestre et navale, les Français prennent rapidement la ville. Les Espagnols tentent une contre-attaque en août mais sont à nouveau repoussés.
Pensacola, Floride (Nouvelle-Espagne) · Guerre de la Quadruple-Alliance
Quelques mois après sa prise par les Français, la ville de Pensacola est visée par une expédition punitive espagnole venue de La Havane. Débordés par la supériorité navale et le nombre des assaillants, les Français n’opposent qu’une brève résistance avant de capituler. Les Espagnols reprennent la ville sans bataille rangée, capturant la garnison française.
San Sebastián, Pays basque (Espagne) · Guerre de la Quadruple-Alliance
Dans le cadre d’une offensive française pour forcer l’Espagne à la paix, le maréchal de Berwick mène une campagne rapide dans le Pays basque. Le port stratégique de San Sebastián est assiégé en septembre. Après plusieurs jours de bombardement, une brèche est ouverte dans les murailles et les troupes françaises donnent l’assaut. La garnison espagnole se rend après de violents combats dans les rues.
Fontarabie (Fuenterrabía), Pays basque (Espagne) · Guerre de la Quadruple-Alliance
Après la chute de San Sebastián, Berwick dirige l’assaut contre Fontarabie, une autre ville fortifiée sur la frontière basque. Le siège débute le 9 septembre avec l’installation de batteries d’artillerie face aux bastions nord. En moins de dix jours, la brèche est ouverte et les Français lancent un assaut général. La ville tombe le 18 septembre après des combats féroces.
Kehl, Saint-Empire romain germanique (actuelle Allemagne) · Guerre de Succession de Pologne
Dans le cadre de la guerre de Succession de Pologne, la France lance une offensive en Rhénanie contre l’Empire. Le siège de Kehl, forteresse stratégique sur le Rhin face à Strasbourg, est confié au maréchal de Berwick. Les tranchées d’approche sont creusées selon les règles de Vauban. Après deux semaines de bombardement méthodique, les Autrichiens capitulent.
Philippsbourg, Palatinat (Saint-Empire) · Guerre de Succession de Pologne
Le siège de Philippsbourg est l’opération majeure de la campagne de 1734. Après avoir traversé le Rhin, l’armée française encercle la forteresse de Philippsbourg, position-clé sur la rive droite. Le siège est mené avec méthode mais dure plus de deux mois. Le maréchal de Berwick est tué en inspectant les tranchées. L’assaut final est déclenché sous le commandement du marquis d’Asfeld, et la place tombe le 18 juillet.
San Pietro, près de Parma, Duché de Parme (Italie) · Guerre de Succession de Pologne
Dans le cadre de l’offensive franco-sarde en Italie du Nord pour soutenir la revendication de Stanislas Leszczyński, l’armée française rencontre les forces autrichiennes près de Parme. Les combats sont acharnés, notamment autour du village fortifié de San Pietro. La ténacité de l’infanterie française et la cavalerie sarde permettent de repousser les Autrichiens après plusieurs heures de lutte.
Guastalla, Duché de Mantoue (Italie) · Guerre de Succession de Pologne
La bataille de Guastalla est une confrontation majeure entre les forces franco-sardes et l’armée autrichienne. Le combat se déroule dans la plaine du Pô près de Guastalla. Après plusieurs heures de lutte intense, les troupes françaises, appuyées par leurs alliés sardes, réussissent à déborder les lignes autrichiennes, infligeant de lourdes pertes et forçant l’ennemi à la retraite.
Philippsbourg, Palatinat (Saint-Empire romain germanique) · Guerre de Succession de Pologne
Après le siège prolongé débuté au printemps, la place forte de Philippsbourg est définitivement prise par les troupes françaises sous le commandement du marquis d’Asfeld, successeur du maréchal Berwick, décédé au combat. La reddition survient après un dernier assaut mené avec méthode et un bombardement intense.
Bitonto, Royaume de Naples (Italie) · Guerre de Succession de Pologne
La bataille de Bitonto est une victoire décisive pour les forces franco-espagnoles en Italie du Sud. Sous le commandement de Villars, l'armée combinée attaque les troupes autrichiennes défendant la ville de Bitonto. Après un combat intense, les Autrichiens sont vaincus et forcés de se retirer, permettant aux Bourbons de consolider leur contrôle sur le Royaume de Naples.
Gaète, Royaume de Naples (Italie) · Guerre de Succession de Pologne
Le siège de Gaète est l’une des dernières grandes opérations militaires de la guerre de Succession de Pologne. La forteresse, tenue par les Autrichiens, est assiégée par les forces franco-espagnoles sous la direction du maréchal de Villars. Après une longue résistance et plusieurs tentatives de sorties, la garnison finit par capituler en août 1735.
Dettingen am Main, Bavière (Saint-Empire romain germanique) · Guerre de Succession d’Autriche
La bataille de Dettingen est une des premières grandes confrontations de la guerre de Succession d’Autriche. Les forces françaises attaquent l’armée alliée, qui tente de lever le siège de la ville de Déttingen. Après des combats intenses, les Français sont finalement repoussés et doivent battre en retraite. C’est la dernière bataille à laquelle participe personnellement un roi britannique, George II.
Fontenoy, près de Tournai, Belgique · Guerre de Succession d’Autriche
La bataille de Fontenoy est l’une des plus célèbres victoires françaises du XVIIIe siècle. Sous le commandement du maréchal de Saxe, les forces françaises repoussent l’armée alliée menée par le duc de Cumberland. La bataille se caractérise par des combats acharnés autour de villages fortifiés et l’utilisation habile de l’infanterie et de la cavalerie. Cette victoire permet à la France de reprendre l’initiative sur le front des Pays-Bas autrichiens.
Rocourt, près de Liège, Belgique · Guerre de Succession d’Autriche
La bataille de Rocourt est une victoire stratégique majeure pour la France. Maurice de Saxe parvient à repousser l’armée alliée qui tentait de reprendre l’initiative en Belgique. La bataille est caractérisée par une défense solide et des contre-attaques efficaces des forces françaises, qui tiennent des positions fortifiées tout en infligeant de lourdes pertes aux Alliés.
Lauffeld, près de Maastricht, Pays-Bas autrichiens (actuelle Belgique) · Guerre de Succession d’Autriche
La bataille de Lauffeld est une victoire décisive pour la France dans la guerre de Succession d’Autriche. Maurice de Saxe utilise avec brio une combinaison de manœuvres offensives et défensives pour défaire une armée alliée bien équipée et expérimentée. Cette victoire confirme la suprématie française dans les Pays-Bas autrichiens et permet à la France de consolider son contrôle sur plusieurs forteresses stratégiques.
Val, près de Tournai, Belgique · Guerre de Succession d’Autriche
La bataille de Val est une victoire tactique notable pour la France durant la guerre de Succession d’Autriche. Maurice de Saxe, en dépit d’une armée légèrement inférieure en nombre, réussit à repousser les troupes alliées qui tentaient de reprendre l’initiative sur le front des Pays-Bas autrichiens. Les combats sont marqués par une forte résistance et une utilisation habile de l’artillerie et de la cavalerie française.
Maastricht, Pays-Bas autrichiens (actuelle Pays-Bas) · Guerre de Succession d’Autriche
Le siège de Maastricht fut une opération décisive menée par la France visant à s’emparer d’une place forte stratégique dans les Pays-Bas autrichiens. Sous la direction du maréchal Maurice de Saxe, les forces françaises assiégèrent la ville pendant plusieurs semaines avant de forcer la reddition des défenses néerlandaises. Cette victoire consolida la position française dans la région et affaiblit la coalition alliée.
près de Minorque, mer Méditerranée · Guerre de Sept Ans
La bataille navale de Minorque marque un succès décisif de la marine française contre les Britanniques en Méditerranée, aboutissant à la capture de l’île stratégique de Minorque. Ce succès affaiblit la présence navale britannique en Méditerranée au début de la guerre de Sept Ans.
Rossbach, près de Halle, Saxe (actuelle Allemagne) · Guerre de Sept Ans
La bataille de Rossbach est une défaite écrasante pour les forces françaises alliées à la Saxe, face à l’armée prussienne menée par Frédéric II. Malgré une supériorité numérique, les troupes franco-saxonnes furent prises par surprise et dispersées par une manœuvre rapide et décisive de la cavalerie prussienne. Cette défaite affaiblit considérablement la position française dans la guerre de Sept Ans.
Hastenbeck, près de Hamelin, Allemagne · Guerre de Sept Ans
La bataille de Hastenbeck est une victoire tactique pour la France en territoire allemand. Le maréchal de Richelieu inflige une défaite à la coalition hanovrienne-britannique, permettant aux forces françaises de progresser en Basse-Saxe.
Zorndorf, Prusse (actuelle Sarbinowo, Pologne) · Guerre de Sept Ans
La bataille de Zorndorf est un combat acharné et indécis entre les forces franco-russes et prussiennes. Malgré d’énormes pertes des deux côtés, aucun camp ne remporte un avantage décisif, ce qui prolonge le conflit dans cette région.
Krefeld, Rhénanie-du-Nord-Westphalie (Allemagne actuelle) · Guerre de Sept Ans
La bataille de Krefeld est une défaite pour les forces françaises, repoussées par les troupes hanovriennes du duc de Brunswick. Malgré leur supériorité numérique, les Français subissent une attaque bien coordonnée qui déjoue leur positionnement.
Louisbourg, Nouvelle-Écosse, Canada · Guerre de Sept Ans
Le siège de Louisbourg est une victoire britannique majeure qui met fin à la domination française sur le golfe du Saint-Laurent et ouvre la voie à la conquête du Canada. Du 8 juin au 26 juillet 1758, Amherst assiège la forteresse du chevalier de Drucour (~3 500 hommes) avec ~14 000 soldats et une flotte de 22 vaisseaux sous Boscawen, première grande défaite française en Amérique du Nord durant la guerre de Sept Ans.
Carrickfergus, comté d’Antrim, Irlande du Nord · Guerre de Sept Ans
Le siège de Carrickfergus est une incursion navale française réussie sur le sol britannique menée par François Thurot. Les forces françaises prennent temporairement la ville, infligeant un coup symbolique à la Grande-Bretagne pendant la guerre de Sept Ans.
près de Warburg, Westphalie (actuelle Allemagne) · Guerre de Sept Ans
Le 31 juillet 1760, à Warburg en Westphalie, le corps du chevalier de Du Muy, séparé d'environ 25 kilomètres du gros des forces françaises du duc de Broglie, est battu par les coalisés du prince Ferdinand de Brunswick ; la charge de cavalerie du marquis de Granby provoque la panique lors de la retraite française.
Corbach, Hesse (actuelle Allemagne) · Guerre de Sept Ans
La bataille de Corbach se solde par une défaite française face aux troupes prussiennes commandées par le prince Henri. Malgré un effort initial, les Français sont repoussés et doivent abandonner leur avance en Hesse.
Lichtenberg, Alsace (France actuelle) · Guerre de Sept Ans
La bataille de Lichtenberg est une victoire française notable en Alsace, où les forces du maréchal de Broglie repoussent une offensive prussienne. Cette victoire contribue à la défense des territoires français sur le Rhin.
Freiwaldau, Silésie (actuelle Jeseník, République tchèque) · Guerre de Sept Ans
La bataille de Freiwaldau est une victoire française significative en Silésie, où les troupes du maréchal de Broglie repoussent une offensive prussienne, consolidant ainsi la présence française dans la région.
Pontecoulant, Normandie, France · Guerre de Sept Ans
La bataille de Pontecoulant est une victoire française lors d’un engagement secondaire qui permet de contenir l’avancée britannique en Normandie durant la dernière phase de la guerre de Sept Ans.
Signal Hill, Terre-Neuve, Canada · Guerre de Sept Ans
La bataille de Signal Hill est la dernière grande bataille de la guerre de Sept Ans en Amérique du Nord, où les forces britanniques reprennent le contrôle de Terre-Neuve après avoir chassé les Français.
Sainte-Lucie, Antilles · Guerre d'indépendance américaine (théâtre des Caraïbes)
Le 15 décembre 1778, le vice-amiral d'Estaing, supérieur en forces navales, canonne de loin la Royal Navy de Barrington au mouillage de Sainte-Lucie sans la détruire, puis tente un débarquement pour reprendre l'île récemment occupée par les Britanniques ; l'opération terrestre se solde par un échec sanglant et la domination britannique est maintenue.
Près de l'île de la Grenade, mer des Caraïbes · Guerre d'indépendance américaine (théâtre des Caraïbes)
La bataille navale de la Grenade est une victoire française qui permet à d’Estaing de maintenir le contrôle des Caraïbes et de soutenir les opérations françaises et américaines contre les Britanniques.
Savannah, Géorgie, États-Unis · Guerre d'indépendance américaine
Le siège de Savannah est un échec pour les forces franco-américaines qui tentent de reprendre la ville aux Britanniques. Malgré une attaque coordonnée, les assaillants sont repoussés avec de lourdes pertes.
Saint-Christophe, Antilles · Guerre d'indépendance américaine (théâtre des Caraïbes)
La bataille de Saint-Christophe est une victoire française qui consolide la maîtrise française de cette île stratégique et affaiblit la flotte britannique dans les Caraïbes.
près de l'île de la Dominique, Caraïbes · Guerre d'indépendance américaine (théâtre des Caraïbes)
La bataille navale de la Dominique est une victoire française qui inflige de lourdes pertes à la flotte britannique, renforçant la position française dans les Caraïbes.
Proche de l'île de Saint-Vincent, Caraïbes · Guerre d'indépendance américaine (théâtre des Caraïbes)
La bataille de Saint-Vincent est une victoire française dans les Caraïbes, où la flotte de Guichen repousse la flotte britannique, consolidant la domination française dans la région.
Baie de Chesapeake, Virginie, États-Unis · Guerre d'indépendance américaine
Le 5 septembre 1781, dans la baie de Chesapeake, l'amiral de Grasse bat la flotte britannique de Graves, empêchant Cornwallis d'être secouru ou évacué par mer. Cette victoire navale française, obtenue deux semaines avant Yorktown, est indispensable au succès de l'encerclement franco-américain. De Grasse perd 220 hommes, Graves environ 320.
Yorktown, Virginie, États-Unis · Guerre d'indépendance américaine
Du 28 septembre au 19 octobre 1781, le siège de Yorktown en Virginie voit la reddition de l'armée britannique du général Cornwallis. Les troupes franco-américaines de Rochambeau et Washington, appuyées par la flotte française de De Grasse, encerclent Cornwallis sur la presqu'île de Yorktown. La capitulation britannique met fin à la guerre d'indépendance américaine.
Saint-Kitts, Antilles · Guerre d'indépendance américaine (théâtre des Caraïbes)
Les 25 et 26 janvier 1782, au large de Saint-Christophe (Saint-Kitts), l'amiral Hood repousse les attaques navales de de Grasse au large de Frigate Bay, mais ne parvient pas à empêcher la chute de l'île assiégée par les Français depuis le 11 janvier.
Îles des Saintes, Antilles · Guerre d'indépendance américaine (théâtre des Caraïbes)
Du 9 au 12 avril 1782, au large des îles des Saintes aux Antilles, l'amiral Rodney écrase la flotte française de De Grasse. Le 12 avril, Rodney brise la ligne française en perçant son centre (« manœuvre de la brèche ») et capture ou détruit sept vaisseaux. De Grasse est fait prisonnier ; la France perd le contrôle des Antilles.
9 décembre 1601
Bataille où les forces françaises ont été défaites dans une lutte pour le contrôle du royaume de Castille.
7 août 1620
La bataille voit la défaite des forces protestantes huguenotes, mettant fin à la révolte de la Ligue de Savoie et renforçant l’autorité royale.
22 septembre 1627 – 28 octobre 1628
Siège de quatorze mois (septembre 1627 – octobre 1628) de La Rochelle par les forces royales de Richelieu, combinant blocus naval, digue de 1 500 m et affamement de la population. Malgré trois expéditions anglaises, la cité protestante capitule à 5 400 habitants survivants, marquant la fin de la résistance huguenote organisée.
26 août 1631
Victoire française grâce à une attaque surprise et à une excellente coordination entre infanterie et cavalerie.
27 mars 1633
Victoire tactique française dans une région stratégique d’Alsace, renforçant la présence de la France dans la guerre et perturbant les lignes impériales.
6 septembre 1634
Malgré l’engagement significatif de forces françaises alliées aux protestants, la bataille se solde par une défaite majeure qui modifie l’équilibre dans la Guerre de Trente Ans, avec la perte du soutien de plusieurs princes allemands.
28 février - 3 mars 1638
Double affrontement de février-mars 1638 à Rheinfelden (Rhin) : Bernard de Saxe-Weimar, à la tête de troupes françaises et protestantes, reprend l'initiative après un premier échec au passage du Rhin et bat Jean de Werth le 2 mars, faisant 3 000 prisonniers et renforçant le contrôle allié du cours du Rhin.
22 juin 1638
Bataille navale du 22 août 1638 dans le port basque de Getaria, première grande bataille franco-espagnole de l'Atlantique durant la guerre de Trente Ans. L'escadre de Sourdis (environ 21 vaisseaux et 7 à 8 brûlots) anéantit l'escadre de Lope de Hoces par canonnade et brûlots, mais l'opération terrestre voisine à Fontarrabie échoue.
7 septembre 1638
Du 18 août au 17 décembre 1638, Bernard de Saxe-Weimar et le vicomte de Turenne assiègent Breisach ; la garnison impériale commandée par Jean Henri de Reinach capitule, ouvrant aux Français une tête de pont sur le Rhin.
27 juin – 23 juillet 1639
Après un siège intense et prolongé, les troupes françaises réussissent à prendre la forteresse impériale de Thionville, ouvrant une voie stratégique en Lorraine.
19 mai 1643
La bataille de Rocroi marque une victoire décisive des troupes françaises contre la redoutable armée espagnole, réputée invincible jusque-là. Condé, encore jeune, démontre un talent stratégique remarquable. L’armée française use d’une combinaison innovante d’infanterie et de cavalerie pour briser la fameuse tercios espagnole. La victoire galvanise le moral français et est un tournant dans la suprématie militaire en Europe.
3 novembre 1645
La seconde bataille de Nordlingen voit la victoire des forces françaises sous le commandement du Prince de Condé contre les troupes impériales, consolidant la présence française en Allemagne et affaiblissant l'Empire.
17 mai 1648
Le 17 mai 1648, à Zusmarshausen en Bavière, Turenne et les troupes franco-suédoises écrasent l'armée impériale du général Melchior von Hatzfeld. Cette victoire ouvre la route de Munich et précipite la fin de la guerre de Trente Ans en Allemagne. Turenne est mortellement blessé par un boulet de canon au moment de la charge décisive et meurt le lendemain, privant la France de son plus grand général de l'époque.
20 août 1648
La bataille de Lens est une confrontation décisive entre l’armée royale française et les forces impériales. Grâce à la supériorité tactique de Condé, notamment par une charge de cavalerie audacieuse, les Français remportent une victoire stratégique majeure qui précipite la fin du conflit. La bataille se déroule dans un contexte où la guerre est épuisante, et les deux camps cherchent une conclusion favorable.
18 juin 1658
La bataille navale de Dunkerque voit la flotte française triompher grâce à une coordination tactique efficace sous Jean II d’Estrées. Malgré une supériorité numérique adverse, les Français imposent leur contrôle sur la Manche, assurant la protection des côtes françaises et la sécurisation des convois.
1er août 1664
Victoire coalisée du 1er août 1664 à Saint-Gothard (Hongrie) : Montecuccoli et un contingent français de Coligny repoussent l'armée ottomane qui franchissait la Raab. La bataille arrête l'avancée turque vers Vienne, mais la paix de Vasvár, jugée humiliante, ne capitalise pas militairement sur ce succès.
11 avril 1677
Victoire française des 10-11 avril 1677, dite troisième bataille de Cassel ou bataille de la Peene, durant les guerres de Hollande. Les troupes de Philippe d'Orléans et du maréchal de Luxembourg battent l'armée de Guillaume d'Orange (environ 30 000 hommes), ouvrant la voie à la prise de Saint-Omer et au rattachement de places flamandes à la France.
1er juillet 1690
Victoire française du 1er juillet 1690 à Fleurus : le duc de Luxembourg défait Waldeck et une coalition européenne par un double enveloppement appuyé sur la cavalerie. L'une des batailles les plus sanglantes de la campagne, elle renforce la domination française dans les Pays-Bas espagnols et le prestige du maréchal.
18 août 1690
Victoire française du 18 août 1690 à Staffarda (Piémont) : Catinat bat Victor-Amédée II qui avait attaqué prématurément avec les Espagnols. Les dragons français forcent les fermes défensives, la seconde ligne décime le centre savoyard, et les Français occupent Savigliano et Saluzzo.
29 mai – 4 juin 1692
Du 29 mai au 4 juin 1692, au large de la Hougue en Normandie, la flotte anglo-hollandaise de Russell et de Philips détruit douze vaisseaux français échoués après la bataille de Barfleur. Tourville, qui avait combattu vaillamment contre une flotte supérieure, ne peut empêcher l'incendie systématique des navires français à marée basse. La défaite met fin à la tentative de débarquement sur l'Angleterre et affaiblit durablement la marine de guerre de Louis XIV.
29 juillet 1693
Le 29 juillet 1693, à Neerwinden (ou Landen), le maréchal de Luxembourg inflige une lourde défaite à l'armée anglo-autrichienne de Guillaume III, qui repasse la Petite Gette en désordre après des combats parmi les plus sanglants du siècle.
6 juin – 29 septembre 1693
Landau, place forte stratégique du Rhin, est assiégée pendant près de 4 mois. Grâce aux méthodes de siège modernes de Vauban, la garnison impériale capitule malgré une défense acharnée.
27 juin 1693
La flotte française intercepte un grand convoi marchand anglo-hollandais près des côtes portugaises. Tourville remporte une victoire décisive, saisissant ou détruisant une partie massive du commerce maritime ennemi.
4 octobre 1693
Le 4 octobre 1693, à Marsaglia dans le Piémont, le maréchal Catinat remporte une victoire éclatante sur les troupes du duc Victor-Amédée II de Savoie et de son allié autrichien le prince de Commercy. Les charges de cavalerie française brisent les lignes savoyardes ; environ 10 000 hommes sont tués ou faits prisonniers côté allié. La bataille consolide le contrôle français sur le Piémont durant la guerre de la Ligue d'Augsbourg.
septembre 1696
D’Iberville mène une expédition terrestre et navale en hiver pour frapper les établissements anglais de Terre-Neuve. Il assiège et détruit les colonies autour de la baie de la Conception, infligeant un revers majeur à la présence britannique.
fin décembre 1696
Après avoir ravagé la baie de la Conception, d'Iberville marche sur St. John's, principal bastion britannique de Terre-Neuve. Il surprend la garnison, prend la ville et détruit ses fortifications. Le 30 novembre 1696, St. John's capitule après une marche de neuf jours depuis Plaisance ; d'Iberville détruit ensuite ~36 établissements anglais de pêche.
janvier 1697
Dernier bastion britannique après les victoires françaises à Terre-Neuve, Carbonear résiste à d’Iberville. Les habitants se réfugient sur l’île voisine fortifiée, hors de portée des assaillants. Le village est incendié, mais le fort reste invaincu.
9 juillet 1701
Dans une série de manœuvres initiales en Italie du Nord, les troupes impériales surprennent l'avant-garde française à Carpi. Eugène de Savoie franchit le Pô sans opposition, forçant les Français à battre en retraite.
1er septembre 1701
Mal préparées, les forces franco-espagnoles attaquent une position bien fortifiée tenue par le prince Eugène à Chiari. L’assaut frontal se solde par un échec cuisant, avec des pertes très lourdes côté français.
1er février 1702
Dans une attaque de nuit méticuleusement préparée, le prince Eugène de Savoie tente de surprendre la garnison française de Crémone. Les troupes impériales s’infiltrent par un aqueduc et ouvrent les portes de la ville à une force plus large. Malgré la surprise initiale et la capture du maréchal Villeroi, la résistance acharnée des soldats français, notamment les régiments irlandais au service de Louis XIV, permet de repousser les assaillants et de conserver la ville.
15 août 1702
Dans la plaine du Pô, les armées françaises et impériales se rencontrent à Luzzara dans une bataille acharnée et indécise. Eugène prend l’initiative en attaquant les positions françaises à l’aube, mais Vendôme, soutenu par Philippe V d’Espagne, organise une défense tenace. Les deux camps revendiquent la victoire, bien qu’aucun n’ait pu briser l’autre. La bataille, l'une des plus sanglantes de la guerre, montre la dureté du front italien.
25 octobre 1703
Dans le cadre de la campagne de Bavière et du Tyrol, des troupes françaises tentent de traverser le Tyrol pour joindre les Bavarois. À Spinges, un petit détachement français est surpris dans un défilé par des milices locales appuyées par des troupes impériales. Pris au piège dans des zones boisées et montagneuses qu’ils maîtrisent mal, les Français subissent de lourdes pertes avant de se replier.
15 novembre 1703
Dans une tentative de couper l’avance française en Palatinat, l’armée impériale attaque l’aile gauche de Tallard près du Speyerbach. Malgré l’effet de surprise initial, les Français regroupent rapidement leurs lignes et contre-attaquent avec une efficacité redoutable. La cavalerie française, bien dirigée, joue un rôle décisif pour repousser et disperser les troupes impériales.
13 août 1704
La bataille de Blenheim marque l’un des plus grands désastres militaires français du XVIIIe siècle. L’armée franco-bavaroise, étalée sur 7 km le long du Danube, est attaquée sur trois points. Marlborough fixe l’aile gauche avec férocité tandis qu’Eugène retient Marsin sur la droite. Tallard, isolé au centre à Blenheim, voit ses troupes encerclées dans le village. Après un combat acharné, la cavalerie anglaise perce les lignes françaises et détruit le centre. Tallard est capturé, ses forces annihilées.
24 août 1704
La flotte franco-espagnole tente de reprendre l’ascendant naval après la perte de Gibraltar début août 1704. Menée par le jeune comte de Toulouse, la marine française affronte la Royal Navy et ses alliés hollandais au large de Málaga. L’affrontement dure toute la journée, dans un échange massif de tirs de canon sans manœuvre décisive. Aucun navire n’est coulé, mais les pertes humaines sont lourdes. La flotte française se retire en bon ordre vers Toulon.
16 août 1705
Alors que le prince Eugène tente de surprendre l'armée française à Cassano, Vendôme contre-attaque de manière énergique. Les combats sont extrêmement violents autour des ponts et digues de l’Adda. Les troupes françaises, bien que désorganisées par la chaleur et le terrain, réussissent à stabiliser la situation puis à repousser l’assaut impérial. Eugène échappe de peu à la capture.
19 avril 1706
Le maréchal Vendôme lance une offensive éclair contre les forces impériales retranchées à Calcinato. Grâce à une manœuvre de concentration rapide, il surprend Reventlow au matin, disperse ses troupes et s’empare de la position avec une extrême efficacité. L’artillerie française, bien positionnée, joue un rôle décisif dans la dislocation du front ennemi.
23 mai 1706
Villeroi déploie son armée en ligne rigide sur un terrain ouvert, pensant que son centre est imprenable. Marlborough feint une attaque sur le flanc gauche français (du côté de Taviers), forçant les Français à redéployer leurs réserves. Il lance alors une percée puissante sur leur flanc droit à Ramillies. La rupture de ligne est rapide et décisive : la cavalerie alliée écrase la retraite française, qui se transforme en déroute. Cette manœuvre magistrale est l’une des plus étudiées du XVIIIe siècle.
7 septembre 1706
Après un long siège commencé au printemps, les Français encerclent Turin, capitale du duché de Savoie, et pilonnent la ville. Cependant, l’armée impériale menée par Eugène de Savoie parvient à franchir les Alpes, contourner les lignes françaises et lancer une attaque décisive contre les arrières du camp assiégeant. Pris en tenaille entre une sortie des assiégés et une offensive extérieure, les Français se replient dans le désordre. L’encerclement s’effondre en quelques heures.
29 juillet – 22 août 1707
Après sa victoire à Turin, le prince Eugène lance une audacieuse offensive contre Toulon, principal arsenal naval français en Méditerranée. Il coordonne ses forces terrestres avec la flotte anglo-hollandaise. Le comte de Toulouse ordonne le sabordage partiel de la flotte pour éviter sa capture. Le maréchal de Tessé organise une défense acharnée sur les hauteurs de la ville et les redoutes de l’arrière-pays. La supériorité du terrain défensif et la maladie dans les rangs impériaux forcent Eugène à lever le siège.
septembre 1707
Deux expéditions franco-espagnoles sont lancées depuis Saint-Domingue contre la colonie britannique de Caroline du Sud. Après un débarquement au sud de Charleston, les corsaires sont repoussés par la milice coloniale. Une seconde tentative échoue également face à la mobilisation rapide des colons. Le raid se solde par un repli, malgré des dégâts infligés à des fermes environnantes.
mars – avril 1707
Au printemps 1707, les Britanniques tentent de s’emparer de la Guadeloupe pour s’assurer un point d’appui dans les Antilles françaises. Une escadre anglaise bombarde les côtes et débarque des troupes à proximité de Basse-Terre. Les Français, sous les ordres du gouverneur Auger, opposent une défense vigoureuse à l’aide de batteries côtières, de tirailleurs et de miliciens locaux. Après plusieurs jours de combat, les Anglais se retirent sous le feu nourri et sans avoir pu percer les lignes françaises.
25 avril 1707
Dans le sud-est de l’Espagne, les troupes anglo-portugaises tentent de maintenir leur emprise sur le royaume de Valence. Le duc de Berwick, général français d’origine anglaise au service de Louis XIV et de Philippe V, concentre ses forces pour affronter l’armée alliée à Almansa. Son déploiement en double ligne avec une réserve bien placée permet une défense solide au centre et une manœuvre enveloppante décisive sur les flancs. L’armée alliée est encerclée, mise en déroute, et subit de lourdes pertes.
12 juin 1707
Alors que les armées impériales cherchent à pénétrer en France par les Alpes, une colonne austro-sarde tente de franchir le col d’Exilles, qui mène directement vers le Briançonnais et la haute vallée de la Durance. Les Français, sous les ordres du marquis de Médavy, fortifient les hauteurs et préparent une embuscade défensive. Les troupes impériales sont prises sous un feu croisé d’artillerie et de mousqueterie depuis les crêtes. Après plusieurs tentatives de percée, elles battent en retraite en laissant de nombreux morts dans la gorge.
juin – 11 juillet 1707
À la suite de la victoire décisive d’Almansa, les troupes franco-espagnoles poursuivent leur reconquête de la Catalogne. En juin, l’armée du maréchal Villars assiège Lérida, ville fortifiée aux mains des troupes loyalistes à Charles d’Autriche. Après plusieurs semaines de bombardement et d’attaques coordonnées sur les bastions extérieurs, les défenseurs cèdent. Le gouverneur catalan, Moragues, est capturé. La ville est occupée dans le cadre de la campagne de pacification du nord-est de l’Espagne.
6 novembre 1707
Une escadre corsaire française basée à Saint-Domingue attaque le port de Santa Cruz de Tenerife tenu par des forces loyalistes au prétendant Habsbourg. L’opération, audacieuse et rapide, permet l’incendie de plusieurs entrepôts et la capture d’un navire britannique. La garnison locale tente une contre-attaque mais échoue à intercepter les assaillants lors de leur retrait vers la mer.
11 juillet 1708
La bataille d’Oudenarde oppose l’armée française commandée par le duc de Bourgogne et le maréchal de Vendôme à la coalition alliée menée par Marlborough et Eugène de Savoie. Les Français tentent de prendre la ville d’Oudenarde pour contrôler l’Escaut, mais sont surpris par la rapidité de la contre-offensive alliée. Le manque de coordination entre les deux commandants français provoque une confusion désastreuse. Les Français, pris en tenaille, subissent une lourde défaite.
28 septembre 1708
Alors que le siège de Lille est en cours, un immense convoi de ravitaillement allié en provenance d’Ostende doit traverser un territoire menacé par les Français. Le général anglais Webb, chargé de l’escorte, établit une position défensive dans une forêt étroite à Wijnendale. Le comte de La Mothe, croyant pouvoir intercepter facilement le convoi, lance ses forces à l’assaut. Grâce à l’usage habile du terrain et à une résistance acharnée, les Alliés repoussent l’attaque française malgré leur infériorité numérique.
14 août – 10 décembre 1708
Après Oudenarde et Wijnendale, les Alliés lancent un siège contre la place-forte de Lille, clef stratégique des Flandres françaises. Le maréchal Boufflers organise une défense exemplaire, utilisant les fortifications de Vauban avec une rare efficacité. Malgré l'encerclement et les bombardements massifs, la garnison résiste près de 4 mois, infligeant de lourdes pertes aux assiégeants. Plusieurs tentatives françaises pour briser le siège échouent (batailles de secours menées par Vendôme et La Mothe). Boufflers rend la ville avec les honneurs militaires.
mars 1708
En mars 1708, une escadre britannique tente un débarquement à proximité de Fort-Royal dans le but de prendre le contrôle de la Martinique, clé stratégique des Antilles françaises. Le gouverneur Philippe de Courbouzon organise une défense rapide des côtes avec ses miliciens, ses artilleurs et les habitants mobilisés. Les batteries côtières, installées autour du fort et le long du rivage, infligent de lourdes pertes aux troupes britanniques tentant d’aborder. Après plusieurs tentatives repoussées, les Anglais se retirent sans avoir pu débarquer de façon significative.
11 septembre 1709
La bataille de Malplaquet est l’une des plus sanglantes du XVIIIe siècle. Les Français, retranchés dans une position fortement fortifiée à proximité de la frontière, attendent l'assaut de la coalition alliée. Malgré la victoire tactique des Alliés, leurs pertes massives ralentissent leur progression et permettent aux Français de se replier en bon ordre. Boufflers commande l'aile gauche et assure une retraite ordonnée lorsque Villars est blessé.
21 avril – 25 juin 1710
Après leur victoire coûteuse à Malplaquet, les Alliés reprennent l’offensive au printemps 1710. Le siège de Douai, forteresse stratégique, dure plus de deux mois. La garnison française, bien commandée par le général Albergotti, résiste fermement malgré l’écrasante supériorité numérique ennemie. Les Alliés doivent progresser lentement sous un feu nourri. La ville finit par capituler, mais obtient des conditions honorables.
15 juillet – 29 août 1710
Le siège de Béthune suit immédiatement celui de Douai dans la campagne de 1710. Malgré un effectif modeste, la garnison française dirigée par le comte de Lannion oppose une résistance solide. Les Alliés mènent un siège intensif avec batteries et mines. Après plus de six semaines de combats acharnés, les Français capitulent, mais obtiennent les honneurs de la guerre.
19 septembre – 30 septembre 1710
Peu après la prise de Béthune, les Alliés poursuivent leur avancée en Artois en assiégeant Saint-Venant, un petit poste fortifié sur la Lys. La garnison française, en infériorité, tente de résister aux batteries de siège et aux assauts répétés mais se rend après 11 jours. Les pertes sont modérées mais la reddition rapide démontre l’épuisement du système défensif français dans la région.
6 octobre – 9 novembre 1710
Dernière place importante dans l’Artois, Aire-sur-la-Lys est assiégée à l’automne 1710. La défense menée par le marquis de Gacé est vigoureuse : les assiégeants rencontrent une résistance prolongée, notamment lors de plusieurs sorties françaises meurtrières. Malgré cela, le siège est méthodique et progressif. La ville est prise après un mois de combats intensifs. La garnison obtient les honneurs de la guerre.
5 août 1711
Le combat d’Arleux oppose les troupes françaises de Villars à un détachement allié chargé de tenir la tête de pont fortifiée sur le canal de la Sensée. En lançant une attaque surprise bien coordonnée, Villars parvient à reprendre Arleux et à détruire les ouvrages ennemis. Ce succès tactique modeste renforce le moral français, entame la position alliée, et prépare la contre-offensive de l’année suivante.
24 juillet 1712
La bataille de Denain marque un tournant décisif dans la guerre. Villars, grâce à une reconnaissance parfaite et à la complicité locale, traverse la rivière Scarpe et surprend le camp allié de Denain, tenu par un corps impérial isolé. Malgré la supériorité numérique alliée dans la région, Villars neutralise le camp, force le repli général de l’armée impériale et inverse la dynamique du conflit en Flandres.
7 août – 8 septembre 1712
Profitant de la victoire écrasante de Denain, Villars lance une contre-offensive rapide pour reprendre les places perdues l’année précédente. Douai, fortement fortifiée, est encerclée début août. Malgré des tentatives de renforts impériaux, la garnison est isolée. Les Français mènent un siège rigoureux avec bombardements et sapes. La ville capitule après un mois.
21 septembre – 4 octobre 1712
Après la reprise de Douai, Villars continue son offensive éclair en Flandres et met le siège devant Le Quesnoy, une autre forteresse clé. Les forces impériales, prises de court et isolées, ne peuvent espérer aucun secours. Le siège est méthodique, et la ville capitule rapidement après une brèche ouverte dans les remparts.
17 octobre – 19 octobre 1712
Dernière étape de la reconquête fulgurante de 1712, Bouchain est encerclée peu après la chute du Quesnoy. Bien fortifiée et récemment prise par les Alliés l’année précédente, la ville est néanmoins isolée après Denain. Villars lance un siège rapide, capitalisant sur l’effondrement du moral adverse. La garnison se rend au bout de deux jours, épuisée et sans espoir de renfort.
25 juillet 1713 – 11 septembre 1714
Dernier bastion de résistance des partisans autrichiens en Espagne, Barcelone est assiégée par les forces franco-espagnoles dirigées par le maréchal de Berwick. La ville, isolée depuis le traité d’Utrecht, refuse de se rendre. Le siège dure plus d’un an, avec de violents bombardements, des pénuries sévères et une résistance acharnée. La ville est finalement prise d’assaut le 11 septembre 1714 après une brèche ouverte dans les fortifications. Ce siège met fin à la guerre de Succession d’Espagne.
20 juin 1719
Dans le cadre de la tentative de reconquête espagnole de la Sicile, soutenue par la France, les troupes combinées franco-espagnoles affrontent les forces autrichiennes à Francavilla. La bataille est extrêmement sanglante et voit la défaite des coalisés franco-espagnols malgré leur résistance. Les troupes françaises participent notamment à la défense de l’aile gauche et subissent de lourdes pertes.
14 mai 1719
Dans le cadre de la guerre de la Quadruple-Alliance, la France lance une opération coloniale contre la ville espagnole de Pensacola, clé du golfe du Mexique. L'opération est menée par Bienville depuis la Louisiane. Grâce à une attaque combinée terrestre et navale, les Français prennent rapidement la ville. Les Espagnols tentent une contre-attaque en août mais sont à nouveau repoussés.
18 août 1719
Quelques mois après sa prise par les Français, la ville de Pensacola est visée par une expédition punitive espagnole venue de La Havane. Débordés par la supériorité navale et le nombre des assaillants, les Français n’opposent qu’une brève résistance avant de capituler. Les Espagnols reprennent la ville sans bataille rangée, capturant la garnison française.
7 septembre 1719
Dans le cadre d’une offensive française pour forcer l’Espagne à la paix, le maréchal de Berwick mène une campagne rapide dans le Pays basque. Le port stratégique de San Sebastián est assiégé en septembre. Après plusieurs jours de bombardement, une brèche est ouverte dans les murailles et les troupes françaises donnent l’assaut. La garnison espagnole se rend après de violents combats dans les rues.
9 – 18 septembre 1719
Après la chute de San Sebastián, Berwick dirige l’assaut contre Fontarabie, une autre ville fortifiée sur la frontière basque. Le siège débute le 9 septembre avec l’installation de batteries d’artillerie face aux bastions nord. En moins de dix jours, la brèche est ouverte et les Français lancent un assaut général. La ville tombe le 18 septembre après des combats féroces.
12 – 28 octobre 1733
Dans le cadre de la guerre de Succession de Pologne, la France lance une offensive en Rhénanie contre l’Empire. Le siège de Kehl, forteresse stratégique sur le Rhin face à Strasbourg, est confié au maréchal de Berwick. Les tranchées d’approche sont creusées selon les règles de Vauban. Après deux semaines de bombardement méthodique, les Autrichiens capitulent.
13 mai – 18 juillet 1734
Le siège de Philippsbourg est l’opération majeure de la campagne de 1734. Après avoir traversé le Rhin, l’armée française encercle la forteresse de Philippsbourg, position-clé sur la rive droite. Le siège est mené avec méthode mais dure plus de deux mois. Le maréchal de Berwick est tué en inspectant les tranchées. L’assaut final est déclenché sous le commandement du marquis d’Asfeld, et la place tombe le 18 juillet.
29 juin 1734
Dans le cadre de l’offensive franco-sarde en Italie du Nord pour soutenir la revendication de Stanislas Leszczyński, l’armée française rencontre les forces autrichiennes près de Parme. Les combats sont acharnés, notamment autour du village fortifié de San Pietro. La ténacité de l’infanterie française et la cavalerie sarde permettent de repousser les Autrichiens après plusieurs heures de lutte.
19 septembre 1734
La bataille de Guastalla est une confrontation majeure entre les forces franco-sardes et l’armée autrichienne. Le combat se déroule dans la plaine du Pô près de Guastalla. Après plusieurs heures de lutte intense, les troupes françaises, appuyées par leurs alliés sardes, réussissent à déborder les lignes autrichiennes, infligeant de lourdes pertes et forçant l’ennemi à la retraite.
28 septembre – 12 octobre 1734
Après le siège prolongé débuté au printemps, la place forte de Philippsbourg est définitivement prise par les troupes françaises sous le commandement du marquis d’Asfeld, successeur du maréchal Berwick, décédé au combat. La reddition survient après un dernier assaut mené avec méthode et un bombardement intense.
25 mai 1734
La bataille de Bitonto est une victoire décisive pour les forces franco-espagnoles en Italie du Sud. Sous le commandement de Villars, l'armée combinée attaque les troupes autrichiennes défendant la ville de Bitonto. Après un combat intense, les Autrichiens sont vaincus et forcés de se retirer, permettant aux Bourbons de consolider leur contrôle sur le Royaume de Naples.
7 décembre 1734 – 30 août 1735
Le siège de Gaète est l’une des dernières grandes opérations militaires de la guerre de Succession de Pologne. La forteresse, tenue par les Autrichiens, est assiégée par les forces franco-espagnoles sous la direction du maréchal de Villars. Après une longue résistance et plusieurs tentatives de sorties, la garnison finit par capituler en août 1735.
27 juin 1743
La bataille de Dettingen est une des premières grandes confrontations de la guerre de Succession d’Autriche. Les forces françaises attaquent l’armée alliée, qui tente de lever le siège de la ville de Déttingen. Après des combats intenses, les Français sont finalement repoussés et doivent battre en retraite. C’est la dernière bataille à laquelle participe personnellement un roi britannique, George II.
11 mai 1745
La bataille de Fontenoy est l’une des plus célèbres victoires françaises du XVIIIe siècle. Sous le commandement du maréchal de Saxe, les forces françaises repoussent l’armée alliée menée par le duc de Cumberland. La bataille se caractérise par des combats acharnés autour de villages fortifiés et l’utilisation habile de l’infanterie et de la cavalerie. Cette victoire permet à la France de reprendre l’initiative sur le front des Pays-Bas autrichiens.
11 octobre 1746
La bataille de Rocourt est une victoire stratégique majeure pour la France. Maurice de Saxe parvient à repousser l’armée alliée qui tentait de reprendre l’initiative en Belgique. La bataille est caractérisée par une défense solide et des contre-attaques efficaces des forces françaises, qui tiennent des positions fortifiées tout en infligeant de lourdes pertes aux Alliés.
2 juillet 1747
La bataille de Lauffeld est une victoire décisive pour la France dans la guerre de Succession d’Autriche. Maurice de Saxe utilise avec brio une combinaison de manœuvres offensives et défensives pour défaire une armée alliée bien équipée et expérimentée. Cette victoire confirme la suprématie française dans les Pays-Bas autrichiens et permet à la France de consolider son contrôle sur plusieurs forteresses stratégiques.
19 mai 1747
La bataille de Val est une victoire tactique notable pour la France durant la guerre de Succession d’Autriche. Maurice de Saxe, en dépit d’une armée légèrement inférieure en nombre, réussit à repousser les troupes alliées qui tentaient de reprendre l’initiative sur le front des Pays-Bas autrichiens. Les combats sont marqués par une forte résistance et une utilisation habile de l’artillerie et de la cavalerie française.
15 avril – 7 mai 1748
Le siège de Maastricht fut une opération décisive menée par la France visant à s’emparer d’une place forte stratégique dans les Pays-Bas autrichiens. Sous la direction du maréchal Maurice de Saxe, les forces françaises assiégèrent la ville pendant plusieurs semaines avant de forcer la reddition des défenses néerlandaises. Cette victoire consolida la position française dans la région et affaiblit la coalition alliée.
20 mai 1756
La bataille navale de Minorque marque un succès décisif de la marine française contre les Britanniques en Méditerranée, aboutissant à la capture de l’île stratégique de Minorque. Ce succès affaiblit la présence navale britannique en Méditerranée au début de la guerre de Sept Ans.
5 novembre 1757
La bataille de Rossbach est une défaite écrasante pour les forces françaises alliées à la Saxe, face à l’armée prussienne menée par Frédéric II. Malgré une supériorité numérique, les troupes franco-saxonnes furent prises par surprise et dispersées par une manœuvre rapide et décisive de la cavalerie prussienne. Cette défaite affaiblit considérablement la position française dans la guerre de Sept Ans.
26 juillet 1757
La bataille de Hastenbeck est une victoire tactique pour la France en territoire allemand. Le maréchal de Richelieu inflige une défaite à la coalition hanovrienne-britannique, permettant aux forces françaises de progresser en Basse-Saxe.
25 août 1758
La bataille de Zorndorf est un combat acharné et indécis entre les forces franco-russes et prussiennes. Malgré d’énormes pertes des deux côtés, aucun camp ne remporte un avantage décisif, ce qui prolonge le conflit dans cette région.
23 juin 1758
La bataille de Krefeld est une défaite pour les forces françaises, repoussées par les troupes hanovriennes du duc de Brunswick. Malgré leur supériorité numérique, les Français subissent une attaque bien coordonnée qui déjoue leur positionnement.
8 juin – 26 juillet 1758
Le siège de Louisbourg est une victoire britannique majeure qui met fin à la domination française sur le golfe du Saint-Laurent et ouvre la voie à la conquête du Canada. Du 8 juin au 26 juillet 1758, Amherst assiège la forteresse du chevalier de Drucour (~3 500 hommes) avec ~14 000 soldats et une flotte de 22 vaisseaux sous Boscawen, première grande défaite française en Amérique du Nord durant la guerre de Sept Ans.
21–27 août 1760
Le siège de Carrickfergus est une incursion navale française réussie sur le sol britannique menée par François Thurot. Les forces françaises prennent temporairement la ville, infligeant un coup symbolique à la Grande-Bretagne pendant la guerre de Sept Ans.
31 juillet 1760
Le 31 juillet 1760, à Warburg en Westphalie, le corps du chevalier de Du Muy, séparé d'environ 25 kilomètres du gros des forces françaises du duc de Broglie, est battu par les coalisés du prince Ferdinand de Brunswick ; la charge de cavalerie du marquis de Granby provoque la panique lors de la retraite française.
10 juillet 1760
La bataille de Corbach se solde par une défaite française face aux troupes prussiennes commandées par le prince Henri. Malgré un effort initial, les Français sont repoussés et doivent abandonner leur avance en Hesse.
12 juillet 1761
La bataille de Lichtenberg est une victoire française notable en Alsace, où les forces du maréchal de Broglie repoussent une offensive prussienne. Cette victoire contribue à la défense des territoires français sur le Rhin.
14 octobre 1762
La bataille de Freiwaldau est une victoire française significative en Silésie, où les troupes du maréchal de Broglie repoussent une offensive prussienne, consolidant ainsi la présence française dans la région.
22 septembre 1762
La bataille de Pontecoulant est une victoire française lors d’un engagement secondaire qui permet de contenir l’avancée britannique en Normandie durant la dernière phase de la guerre de Sept Ans.
15 septembre 1762
La bataille de Signal Hill est la dernière grande bataille de la guerre de Sept Ans en Amérique du Nord, où les forces britanniques reprennent le contrôle de Terre-Neuve après avoir chassé les Français.
15 décembre – 26 décembre 1778
Le 15 décembre 1778, le vice-amiral d'Estaing, supérieur en forces navales, canonne de loin la Royal Navy de Barrington au mouillage de Sainte-Lucie sans la détruire, puis tente un débarquement pour reprendre l'île récemment occupée par les Britanniques ; l'opération terrestre se solde par un échec sanglant et la domination britannique est maintenue.
6 juillet 1779
La bataille navale de la Grenade est une victoire française qui permet à d’Estaing de maintenir le contrôle des Caraïbes et de soutenir les opérations françaises et américaines contre les Britanniques.
16 septembre – 18 octobre 1779
Le siège de Savannah est un échec pour les forces franco-américaines qui tentent de reprendre la ville aux Britanniques. Malgré une attaque coordonnée, les assaillants sont repoussés avec de lourdes pertes.
7 janvier 1779
La bataille de Saint-Christophe est une victoire française qui consolide la maîtrise française de cette île stratégique et affaiblit la flotte britannique dans les Caraïbes.
7 avril 1780
La bataille navale de la Dominique est une victoire française qui inflige de lourdes pertes à la flotte britannique, renforçant la position française dans les Caraïbes.
16 janvier 1780
La bataille de Saint-Vincent est une victoire française dans les Caraïbes, où la flotte de Guichen repousse la flotte britannique, consolidant la domination française dans la région.
5 septembre 1781
Le 5 septembre 1781, dans la baie de Chesapeake, l'amiral de Grasse bat la flotte britannique de Graves, empêchant Cornwallis d'être secouru ou évacué par mer. Cette victoire navale française, obtenue deux semaines avant Yorktown, est indispensable au succès de l'encerclement franco-américain. De Grasse perd 220 hommes, Graves environ 320.
28 septembre – 19 octobre 1781
Du 28 septembre au 19 octobre 1781, le siège de Yorktown en Virginie voit la reddition de l'armée britannique du général Cornwallis. Les troupes franco-américaines de Rochambeau et Washington, appuyées par la flotte française de De Grasse, encerclent Cornwallis sur la presqu'île de Yorktown. La capitulation britannique met fin à la guerre d'indépendance américaine.
25 janvier – 26 février 1782
Les 25 et 26 janvier 1782, au large de Saint-Christophe (Saint-Kitts), l'amiral Hood repousse les attaques navales de de Grasse au large de Frigate Bay, mais ne parvient pas à empêcher la chute de l'île assiégée par les Français depuis le 11 janvier.
9 – 12 avril 1782
Du 9 au 12 avril 1782, au large des îles des Saintes aux Antilles, l'amiral Rodney écrase la flotte française de De Grasse. Le 12 avril, Rodney brise la ligne française en perçant son centre (« manœuvre de la brèche ») et capture ou détruit sept vaisseaux. De Grasse est fait prisonnier ; la France perd le contrôle des Antilles.
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