Siège de Yorktown
Guerre d'indépendance américaine · Yorktown, Virginie, États-Unis
Résumé
Du 28 septembre au 19 octobre 1781, le siège de Yorktown en Virginie voit la reddition de l'armée britannique du général Cornwallis. Les troupes franco-américaines de Rochambeau et Washington, appuyées par la flotte française de De Grasse, encerclent Cornwallis sur la presqu'île de Yorktown. La capitulation britannique met fin à la guerre d'indépendance américaine.
Contexte historique
En 1781, la guerre d'indépendance américaine est enlisée dans le nord. Washington et Rochambeau décident de marcher vers la Virginie pour frapper Cornwallis, isolé sur la chesapeake. De Grasse, avec 28 vaisseaux, bat la flotte britannique de Graves à la bataille de la Chesapeake (5 septembre) et bloque toute évacuation maritime.
Tactiques
Les Alliés établissent un siège classique avec tranchées parallèles et batteries d'artillerie. Les franco-américains progressent par sape jusqu'à 150 mètres des lignes britanniques. Le 14 octobre, les Alliés prennent les redoutes 9 et 10 ; Cornwallis tente une évacuation nocturne qui échoue. Le 19 octobre, 7 087 soldats britanniques déposent les armes.
Conséquences
Yorktown convainc le Parlement britannique d'accepter la paix. Le traité de Paris (1783) reconnaît l'indépendance des États-Unis. Pour la France, la victoire affaiblit la rivale britannique mais creuse le déficit royal, contribuant indirectement à la crise de 1789. Rochambeau et De Grasse entrent dans la mémoire franco-américaine commune.