Campagne de Saint-Domingue
Guerre d’indépendance haïtienne · Saint-Domingue (actuel Haïti)
Résumé
De décembre 1801 à décembre 1802, l'expédition de Saint-Domingue envoyée par Bonaparte sous le commandement du général Leclerc tente de rétablir l'esclavage et l'autorité française. Après des succès initiaux contre Toussaint Louverture, la fièvre jaune décime les troupes françaises ; Leclerc meurt en novembre 1802. Rochambeau poursuit une guerre d'extermination avant la défaite finale à Vertières (1803).
Contexte historique
Le 4 février 1801, Toussaint Louverture proclame l'autonomie de Saint-Domingue. Bonaparte, Premier consul, envoie 20 000 soldats (puis 30 000 renforts) pour reprendre le contrôle de la colonie la plus riche des Antilles. Leclerc, beau-frère de Napoléon, reçoit le commandement avec instructions de rétablir l'ordre colonial.
Tactiques
Leclerc divise les chefs noirs (Dessalines, Christophe, Pétion) par des promesses et des traités, arrête Toussaint en juin 1802. Mais la résistance reprend ; la guérilla et la fièvre jaune (« la fièvre jaune napoléonienne ») tuent plus de soldats que les combats. D'ici décembre 1802, la moitié de l'expédition est morte.
Conséquences
L'échec de Saint-Domingue contraint Napoléon à vendre la Louisiane (1803) et à abandonner le projet colonial américain. La révolution haïtienne aboutit à l'indépendance (1804), première république noire. L'expédition reste l'une des plus coûteuses catastrophes coloniales françaises et un traumatisme dans la mémoire caribéenne.