Siège de Crête-à-Pierrot 1802 • Révolution & Empire
Découverte de la bataille
4 février – 24 mars 1802 Victoire française

Siège de Crête-à-Pierrot

Guerre d’indépendance haïtienne · Crête-à-Pierrot, Saint-Domingue

Résumé

Le fort Crête-à-Pierrot, tenu par les insurgés haïtiens, est assiégé par les troupes françaises dans une bataille prolongée. Malgré une résistance féroce des insurgés, les Français prennent finalement le fort après plusieurs semaines de combats.

Contexte historique

Crête-à-Pierrot est une position stratégique essentielle pour le contrôle de la région du Nord de Saint-Domingue. Le siège illustre la difficulté de la France à mater la rébellion et la ténacité des insurgés.

Tactiques

Les Français mènent un siège avec assauts répétés : l'avant-garde de Debelle est repoussée le 4 mars par l'artillerie de la garnison et une contre-attaque de cavalerie ; l'attaque de Leclerc (12 mars) et celle de Rochambeau contre les redoutes (22 mars) échouent également. Les défenseurs tiennent dans des tranchées et depuis les remparts ; l'évacuation finale s'effectue de nuit en perçant les lignes d'encerclement.

Conséquences

Après plusieurs assauts repoussés (4, 12 et 22 mars 1802), la garnison assiégée, affamée et commandée par Louis Daure Lamartinière évacue le fort dans la nuit du 24 mars par une sortie qui perce l'encerclement français. Les Français reprennent la place, mais les insurgés s'échappent ; le général Lacroix estime qu'un fort tenu par 1 000 à 1 200 combattants leur a déjà coûté plus de 1 500 hommes. L'épisode renforce le prestige de la résistance haïtienne sans mettre fin à la guerre coloniale.

Localisation

Lieu : Crête-à-Pierrot, Saint-Domingue
Coordonnées : 19.3833°N, 72.6833°O