Siège de Toulon
Guerres de la Révolution française · Toulon, Provence, France
Résumé
De septembre à décembre 1793, les forces républicaines reprennent Toulon, livrée aux Britanniques par les royalistes. Bonaparte, alors capitaine d'artillerie, joue un rôle décisif en capturant les forts dominant la rade et permettant le bombardement de la flotte anglo-espagnole. Le 18 décembre, les Alliés évacuent la ville ; la victoire sauve la Révolution et lance la carrière de Bonaparte.
Contexte historique
En août 1793, les royalistes de Toulon livrent le port à la flotte britannique de Hood, alliée à l'Espagne et à la Sardaigne. La perte de Toulon menace la République : c'est le principal arsenal naval français et une base pour une contre-révolution armée. Le Conventionnel Barras confie l'artillerie à Bonaparte, jeune officier corse récemment promu.
Tactiques
Bonaparte conçoit la prise des fortins de l'Éguillette et de Balaguier pour fermer la passe entre les rades, puis organise de nombreuses batteries (Convention, Jacobins, Hommes Sans Peur) contre le « Petit Gibraltar ». L'assaut général des 16-17 décembre, mené par Dugommier, permet d'installer l'artillerie qui force l'évacuation maritime des alliés.
Conséquences
Toulon reste française et la République survit à sa crise la plus grave. Bonaparte est promu général de brigade à 24 ans et acquiert une réputation nationale. La flotte alliée perd dix-sept vaisseaux ; la contre-révolution méditerranéenne est décapitée. Le siège marque le début de l'ascension politique et militaire de Napoléon.