Bataille de Friedland
Campagne de Pologne (Quatrième Coalition) · Friedland, Prusse-Orientale (aujourd’hui Pravdinsk, Russie)
Résumé
La bataille de Friedland oppose les forces françaises de Napoléon à l’armée russe de Bennigsen, qui a imprudemment engagé le combat avec la rivière Alle dans son dos. Après une défense tenace menée par Lannes le matin, Napoléon arrive avec le gros de ses forces, déclenche une attaque massive sur le flanc gauche russe et écrase l’armée ennemie. La victoire est totale, scellant la fin de la campagne.
Contexte historique
Après Eylau (février 1807), indecisive, Bennigsen reprend l'offensive en Prusse orientale. Napoléon concentre la Grande Armée pour une bataille décisive. Friedland, où les Russes campent le long de l'Alle avec leurs arrières contre le fleuve, offre à Napoléon une occasion tactique exceptionnelle d'anéantir une armée ennemie.
Tactiques
Lannes fixe les Russes en front pendant que Ney et Mortier enfoncent leurs ailes. Les Russes, coincés entre les Français et l'Alle, tentent de franchir le pont de Friedland en désordre ; l'artillerie française et les tirailleurs mitraillent les fuyards. Le pont s'effondre sous le poids des troupes ; des milliers de Russes se noient ou sont faits prisonniers.
Conséquences
La défaite écrasante pousse Alexandre Ier à demander l’armistice. Napoléon et le tsar se rencontrent à Tilsit le 7 juillet 1807. Le traité qui en découle redessine l’Europe : la Prusse est amputée, la Pologne renaît via le duché de Varsovie, et la Russie devient momentanément alliée de la France.