Napoléon Ier

1796 – 1815

27 batailles
23 victoires
1 défaites
3 indécises

De 1796 à 1815, retrouvez ci-dessous les batailles menées par ce commandant, avec pour chacune l'adversaire, l'issue et les conséquences.

Révolution & Empire

Batailles menées

  1. 1796 Bataille d'Arcole Victoire

    Du 15 au 17 novembre 1796, près du pont d'Arcole sur l'Alpone en Vénétie, Bonaparte arrête la troisième tentative autrichienne de lever le siège de Mantoue. Après les revers de Bassano et Caldiero, le général Alvinczy concentre environ 28 000 hommes ; Bonaparte, avec Masséna et Augereau, engage des assauts répétés sur le pont et la digue. La légende veut que le général en chef saisisse un drapeau pour galvaniser les troupes ; la victoire française contraint Alvinczy à se replier au-delà de la Brenta.

  2. 1796 Bataille de Bassano Victoire

    Le 8 septembre 1796, à Bassano del Grappa, Bonaparte bat Wurmser et le contraint à une retraite désordonnée vers l'est, abandonnant artillerie, bagages et approvisionnements.

  3. 1796 Bataille de Caldiero Indécis

    À Caldiero, lors de la campagne d'Italie, les Français de Bonaparte attaquent les positions autrichiennes d'Alvinczy qui tente pour la troisième fois de dégager Mantoue ; repoussés par les renforts ennemis, ils se replient vers Vérone avant la bataille décisive d'Arcole.

  4. 1796 Bataille de Castiglione Victoire

    Le 5 août 1796, à Castiglione delle Stiviere, Napoléon Bonaparte et ses généraux Masséna et Augereau battent les colonnes autrichiennes de Quasdanovich et Wurmser qui tentent de secourir Mantoue assiégée ; la victoire au mont Medolano, clé de la manœuvre, neutralise cette offensive de levée de siège.

  5. 1796 Bataille de Dego Victoire

    Les 14 et 15 avril 1796, près de Dego en Ligurie, Bonaparte et Masséna prennent la position austro-sarde qui contrôle la route de jonction des armées ennemies, puis repoussent la contre-attaque surprise du colonel Vukasović le lendemain.

  6. 1796 Bataille de Lodi Victoire

    Le 10 mai 1796, à Lodi sur l'Adda, Bonaparte force le passage du pont tenu par l'arrière-garde autrichienne du général Sebottendorf. L'artillerie française couvre l'assaut des grenadiers et carabiniers qui s'élancent malgré la mitraille ; Masséna, Lannes et Berthier coordonnent la percée. Cette victoire ouvre la route de Milan, capitale de la Lombardie, et marque dans la mémoire révolutionnaire le moment où les soldats surnomment Bonaparte « le petit caporal ».

  7. 1796 Bataille de Millesimo Victoire

    Les 13 et 14 avril 1796, près de Millesimo en Ligurie, le général Augereau remporte une victoire sur les Sardes du général Provera, après la bataille de Montenotte. Provera, retranché dans le château de Cosseria, résiste aux assauts français avant de capituler le 14 avril ; les Français déplorent environ 600 tués ou blessés et font 1 134 prisonniers.

  8. 1796 Bataille de Mondovì Victoire

    Le 21 avril 1796, à Mondovì en Piémont, Bonaparte bat les troupes sardes du général Colli. La ville se rend vers 18 heures après un bombardement d'une heure ; l'armistice de Cherasco est signé le 28 avril, forçant le royaume de Sardaigne à négocier.

  9. 1796 Bataille de Montenotte Victoire

    Le 11 avril 1796, à Montenotte en Ligurie, Bonaparte remporte sa première victoire en tant que commandant en chef de l'armée d'Italie en battant le général autrichien Argenteau. Cette bataille ouvre la campagne d'Italie éclair qui fera la gloire de Bonaparte : en quelques semaines, il chasse les Autrichiens de la Lombardie et menace directement l'Autriche par le sud.

  10. 1797 Bataille de Rivoli Victoire

    Les 14 et 15 janvier 1797, à Rivoli Veronese en Vénétie, Bonaparte remporte une victoire décisive sur l'armée autrichienne d'Alvinczy, mettant fin à la quatrième et dernière tentative de lever le siège de Mantoue. Environ 22 000 Français affrontent 28 000 Autrichiens sur un plateau escarpé ; Joubert ouvre le combat à l'aube, Masséna arrive en renfort après une marche forcée et Bonaparte lance ses réserves pour envelopper l'aile autrichienne.

  11. 1798 Bataille des Pyramides Victoire

    Le 21 juillet 1798 (3 thermidor an VI), près d'Embabeh face aux Pyramides de Gizeh, Bonaparte écrase l'armée mamelouke de Mourad Bey. Environ 25 000 Français en formation de carrés repoussent les charges de 21 000 cavaliers mamelouks et ottomans ; la victoire ouvre la route du Caire et symbolise la supériorité de l'infanterie disciplinée et de l'artillerie sur la cavalerie orientale.

  12. 1799 Bataille d'Aboukir (terrestre) Victoire

    Le 25 juillet 1799, près d'Aboukir, Napoléon, avec environ 10 000 hommes et la cavalerie de Murat, défait l'armée ottomane de Mustafa Pacha débarquée par la flotte britannique, malgré une infériorité numérique initiale.

  13. 1800 Bataille de Marengo Victoire

    Le 14 juin 1800 (25 prairial an VIII), près d'Alexandrie en Piémont, Bonaparte, alors Premier consul, renverse une attaque surprise de l'armée autrichienne du feld-maréchal Melas. Après une matinée difficile où Victor et Lannes reculent, l'arrivée du corps de Desaix et la contre-attaque de fin de journée transforment la défaite française annoncée en victoire décisive.

  14. 1805 Bataille d’Austerlitz Victoire

    La bataille d’Austerlitz, dite « des Trois Empereurs », marque l’apogée de la stratégie napoléonienne. Face à une armée alliée supérieure en nombre, Napoléon utilise la ruse, la préparation minutieuse du terrain et la mobilité de ses troupes pour transformer une position apparemment défavorable en une victoire écrasante. Il choisit délibérément de placer son armée sur le plateau de Pratzen, qu’il fait ensuite évacuer afin d’attirer l’ennemi à y concentrer ses forces. Convaincus que le flanc droit français est affaibli, les Austro-Russes y lancent l’essentiel de leurs troupes. Cette manœuvre affaiblit dangereusement leur centre, qu’ils estiment hors d’atteinte. Napoléon attend que l’ennemi s’engage pleinement dans cette erreur avant de donner l’ordre au corps de Soult, dissimulé dans la brume, de monter à l’assaut du plateau. La percée du centre coupe littéralement l’armée alliée en deux, semant la panique et rendant toute coordination impossible. Sur les ailes, Davout et Lannes résistent ou progressent selon le plan, tandis que la cavalerie de Murat et la Garde impériale exploitent l’effondrement du dispositif ennemi pour capturer des milliers de prisonniers. La déroute est totale : de nombreux soldats austro-russes se noient en tentant de fuir à travers les étangs gelés de Satschan, sous le feu de l’artillerie française. Austerlitz est non seulement un chef-d’œuvre tactique, mais aussi un tournant politique pour l’Europe, la victoire plaçant Napoléon au sommet de sa gloire et bouleversant l’équilibre continental.

  15. 1805 Capitulation d'Ulm Victoire

    Du 15 au 20 octobre 1805, l'armée autrichienne du général Mack, environ 27 000 hommes, capitule à Ulm en Bavière sans bataille décisive. Napoléon, en marche forcée, a contourné l'armée autrichienne et coupé ses lignes de retraite. Mack dépose les armes le 20 octobre ; 23 généraux et 40 drapeaux sont capturés. Ulm est considérée comme le modèle de la manœuvre stratégique napoléonienne.

  16. 1806 Bataille de Iéna Victoire

    Le 14 octobre 1806, à Iéna en Thuringe, Napoléon écrase l'armée prussienne du duc de Brunswick. Les Prussiens, attachés à des tactiques du XVIIIe siècle, sont surpris par la vitesse et la coordination française. Brunswick est mortellement blessé ; environ 25 000 Prussiens sont tués, blessés ou capturés. Le même jour, Davout remporte Auerstaedt contre le gros de l'armée prussienne.

  17. 1807 Bataille d’Eylau Indécis

    Eylau est l’une des batailles les plus violentes de l’ère napoléonienne. Sous une tempête de neige, les Français attaquent les lignes russes autour de la ville d’Eylau. Le champ de bataille est chaotique, la visibilité nulle. Murat mène une charge de cavalerie de plus de 10 000 hommes pour stopper l’avance ennemie. À la fin de la journée, les deux camps restent sur le terrain, exsangues. Napoléon revendique la victoire, mais le résultat est militairement indécis.

  18. 1807 Bataille de Friedland Victoire

    La bataille de Friedland oppose les forces françaises de Napoléon à l’armée russe de Bennigsen, qui a imprudemment engagé le combat avec la rivière Alle dans son dos. Après une défense tenace menée par Lannes le matin, Napoléon arrive avec le gros de ses forces, déclenche une attaque massive sur le flanc gauche russe et écrase l’armée ennemie. La victoire est totale, scellant la fin de la campagne.

  19. 1808 Bataille de Somosierra Victoire

    Pour ouvrir la route vers Madrid, Napoléon fait attaquer les redoutes espagnoles défendant le col de Somosierra. Après plusieurs assauts d’infanterie infructueux, il ordonne une charge audacieuse des chasseurs polonais de la Garde. Ces derniers percent les lignes ennemies, capturent les canons et forcent les Espagnols à la retraite. La route vers la capitale est dégagée.

  20. 1809 Bataille de Wagram Victoire

    La bataille de Wagram fut l’un des plus grands affrontements des guerres napoléoniennes, opposant les forces de Napoléon Ier à l’armée autrichienne commandée par l’archiduc Charles. Après avoir subi un revers à Aspern-Essling, Napoléon passe à nouveau le Danube début juillet 1809 à l’aide d’un vaste pont de bateaux construit en secret. Le 5 juillet, l’armée française est attaquée alors qu’elle est encore en déploiement, mais résiste aux assauts. Le lendemain, Napoléon organise une contre-offensive décisive, appuyée par une concentration massive d’artillerie au centre (la « grande batterie ») et une attaque puissante sur l’aile droite menée par le maréchal Davout. L’archiduc Charles, incapable de percer les lignes françaises ni de contenir leurs attaques coordonnées, ordonne la retraite dans la soirée du 6 juillet. Cette victoire permet à Napoléon d’imposer des conditions sévères à l’Autriche.

  21. 1812 Bataille de la Moskova (Borodino) Victoire

    La bataille de la Moskova, dite bataille de Borodino, est l’affrontement le plus sanglant des guerres napoléoniennes. Napoléon tente de briser l’armée russe avant d’atteindre Moscou. Après une journée d’assauts frontaux meurtriers sur les redoutes russes, les Français parviennent à percer le centre ennemi, sans pour autant détruire l’armée russe, qui se replie dans l’ordre.

  22. 1812 Bataille de Smolensk Victoire

    Napoléon attaque la ville fortifiée de Smolensk pour y fixer l’armée russe et forcer une bataille décisive. Malgré des combats intenses et des bombardements dévastateurs, les Russes finissent par abandonner la ville dans la nuit, permettant aux Français de s’en emparer.

  23. 1813 Bataille de Bautzen Victoire

    Napoléon lance une attaque massive sur les forces russo-prussiennes retranchées à Bautzen. Malgré des combats violents et une supériorité numérique, l’armée alliée parvient à battre en retraite. La coordination imparfaite entre Ney et Napoléon empêche l’encerclement attendu.

  24. 1813 Bataille de Dresde Victoire

    Les 26 et 27 août 1813, à Dresde en Saxe, Napoléon remporte sa dernière grande victoire en Allemagne contre la coalition austro-russe-prussienne. Les Alliés perdent environ 38 000 hommes, dont le maréchal Moreau, tué par un boulet français alors qu'il combattait aux côtés des Russes. Napoléon ne peut pas exploiter la victoire faute de cavalerie.

  25. 1813 Bataille de Lützen Victoire

    Lützen est la première grande bataille de la campagne d’Allemagne. Surpris par une attaque des troupes russo-prussiennes sur son flanc, Napoléon réagit avec célérité, rassemble ses forces, et lance une contre-attaque massive. Les Alliés se retirent en ordre mais concèdent le champ de bataille.

  26. 1814 Bataille d'Arcis-sur-Aube Indécis

    Napoléon tente de surprendre l’armée de Schwarzenberg à Arcis-sur-Aube. Il engage le combat dans l’idée qu’il fait face à une simple arrière-garde, mais découvre trop tard qu’il affronte l’armée principale alliée. Le 20 mars, les Français repoussent les avant-postes ennemis, mais le lendemain, ils se retrouvent en forte infériorité numérique. Napoléon ordonne alors une retraite ordonnée, couverte par la cavalerie de Sébastiani.

  27. 1815 Bataille de Waterloo Défaite

    La bataille de Waterloo, livrée le 18 juin 1815, marque la fin brutale des Cent-Jours et du destin impérial de Napoléon Bonaparte. Face aux forces anglo-alliées du duc de Wellington et à l’arrivée décisive de l’armée prussienne de Blücher, Napoléon engage sa dernière grande bataille avec l’espoir de détruire ses ennemis séparément. Le matin, le terrain détrempé ralentit les mouvements français, retardant l’assaut. L’affrontement débute par une attaque massive sur la ferme fortifiée d’Hougoumont, suivie de l’engagement du corps de D’Erlon contre le centre allié. L’intervention de la cavalerie britannique, menée par les Scots Greys et les Dragons lourds, repousse la tentative française. À partir de 15h, Ney, croyant à une retraite ennemie, lance plusieurs charges de cavalerie sans appui d’infanterie ni d’artillerie. Ces assauts successifs échouent contre les carrés alliés bien formés. L’arrivée progressive des troupes prussiennes sur le flanc droit français renverse l’équilibre. En fin de journée, Napoléon engage la Garde impériale dans un ultime effort pour percer le centre ennemi. La Garde est repoussée par les troupes britanniques et belgo-néerlandaises, provoquant la panique dans les rangs français. La débandade s’amplifie, et la défaite devient irréversible. Waterloo est plus qu’une défaite militaire : c’est un effondrement stratégique et psychologique.

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