Bataille d’Ocaña
Guerre d’Indépendance espagnole · Ocaña, province de Tolède, Espagne
Résumé
Le 19 novembre 1809, à Ocaña en Espagne, le maréchal Soult écrase l'armée espagnole du général Areizaga. Les Espagnols perdent environ 4 000 tués, 14 000 prisonniers et 50 canons. C'est l'une des plus lourdes défaites de l'Espagne pendant la guerre d'indépendance et consolide le contrôle français sur l'Andalousie et la Manche.
Contexte historique
Après la libération de Madrid par les Anglais (août 1809), Joseph Bonaparte doit reconquérir le sud de l'Espagne. Areizaga rassemble une armée de 50 000 Espagnols pour défendre l'Andalousie. Soult, Victor et Sébastiani coordonnent une offensive française depuis la Manche vers le sud.
Tactiques
Soult manœuvre pour prendre Areizaga en tenaille. La cavalerie française charge les flancs espagnols mal coordonnés ; l'infanterie française enfoncent le centre. Les Espagnols, sans cavalerie efficace ni artillerie coordonnée, sont submergés en quelques heures. La déroute est quasi totale.
Conséquences
L'Andalousie retombe sous contrôle français ; Séville et Cadix sont menacées. Ocaña détruit la principale armée espagnole de la péninsule et force les Espagnols à abandonner la bataille rangée au profit de la guérilla. Soult est fait duc de Dalmatie pour sa victoire et poursuit la conquête du sud de l'Espagne jusqu'en 1810.