Campagne de France
1814
Retrouvez ci-dessous les affrontements de ce conflit survenus en 1814, avec pour chaque bataille les forces en présence, les commandants et les conséquences pour la France.
Époque : Révolution & Empire
- 1814 Bataille d'Arcis-sur-Aube Indécis
Napoléon tente de surprendre l’armée de Schwarzenberg à Arcis-sur-Aube. Il engage le combat dans l’idée qu’il fait face à une simple arrière-garde, mais découvre trop tard qu’il affronte l’armée principale alliée. Le 20 mars, les Français repoussent les avant-postes ennemis, mais le lendemain, ils se retrouvent en forte infériorité numérique. Napoléon ordonne alors une retraite ordonnée, couverte par la cavalerie de Sébastiani.
- 1814 Bataille de Bar-sur-Aube Défaite
Macdonald tente de ralentir l’avance de la grande armée de Schwarzenberg à Bar-sur-Aube, mais les forces françaises, en infériorité numérique, sont repoussées après de violents combats. L’ennemi, bien organisé et disposant d’une supériorité écrasante en effectifs et en artillerie, reprend cette position stratégique, ouvrant la voie vers Troyes et la Seine.
- 1814 Bataille de Brienne Indécis
La bataille de Brienne oppose Napoléon aux troupes prusso-russes de Blücher, dans une tentative de diviser les forces ennemies avant qu'elles ne puissent se regrouper. Napoléon attaque avec vigueur et réussit à surprendre l’ennemi, mais Blücher, bien retranché, parvient à se replier en bon ordre malgré de lourdes pertes. La ville est prise, mais l’objectif stratégique de couper les armées ennemies échoue.
- 1814 Bataille de Champaubert Victoire
À Champaubert, Napoléon surprend un corps russe isolé sous les ordres du général Olssufiev. Grâce à une manœuvre rapide et à l’effet de surprise, il encercle et écrase l’ennemi. La quasi-totalité des troupes russes sont tuées ou capturées. Olssufiev lui-même est fait prisonnier. Cette victoire inaugure une série de coups d’éclat tactiques qui marqueront la campagne des Six Jours.
- 1814 Bataille de Château-Thierry Victoire
Poursuivant les troupes battues à Montmirail, Napoléon rattrape les forces coalisées à Château-Thierry, sur les bords de la Marne. Il lance une attaque vigoureuse pour empêcher leur retraite vers Soissons. Les Alliés sont surpris alors qu’ils traversent le fleuve. La cavalerie française joue un rôle clé, capturant de nombreux canons et prisonniers. La victoire permet de renforcer l’image d’invincibilité de l’armée française dans cette campagne éclair.
- 1814 Bataille de Craonne Victoire
La bataille de Craonne oppose les troupes françaises à l’armée de Blücher sur le plateau escarpé dominant l’Aisne. Napoléon, voulant interdire le passage des Alliés vers Laon, ordonne une attaque frontale difficile. Ney lance ses divisions contre les positions retranchées russes. Après de violents combats, les Français parviennent à prendre le plateau, forçant l’ennemi à reculer.
- 1814 Bataille de La Rothière Défaite
La bataille de La Rothière est l’un des rares engagements en terrain ouvert entre Napoléon et les Alliés en 1814. Surpris par la concentration massive des forces coalisées, Napoléon, en infériorité numérique, tente de tenir ses positions. Les combats sont acharnés dans la neige et la boue. Après avoir résisté toute la journée, Napoléon ordonne la retraite à la nuit tombée. Bien que la bataille soit tactiquement perdue, elle ne se transforme pas en déroute grâce à la discipline française.
- 1814 Bataille de Laon Défaite
Napoléon tente de reprendre l’initiative face à l’armée de Blücher, solidement retranchée sur les hauteurs de Laon. Malgré une infériorité numérique majeure, il lance plusieurs attaques frontales appuyées par Ney et ses maréchaux. Les assauts échouent en raison du terrain défavorable, du manque de coordination et de la fatigue extrême de l’armée française. Laon reste aux mains des coalisés, marquant un échec stratégique majeur.
- 1814 Bataille de Montereau Victoire
À Montereau, Napoléon affronte les troupes austro-wurtembergeoises du prince héritier de Wurtemberg. Après une progression difficile due à la résistance ennemie et à la lenteur de certaines troupes françaises, l’Empereur prend personnellement le commandement sur le terrain. Grâce à une attaque coordonnée sur les ponts de la Seine et de l’Yonne, il inflige une lourde défaite aux coalisés, qui abandonnent la ville.
- 1814 Bataille de Montmirail Victoire
Au lendemain de Champaubert, Napoléon se tourne vers les forces de Sacken et Yorck, qui avancent séparément en direction de Paris. Il concentre rapidement ses troupes et frappe à Montmirail. L’affrontement est intense mais l’arrivée de la Garde impériale et la supériorité tactique française entraînent la victoire. Les Alliés se replient en désordre, abandonnant hommes et matériel.
- 1814 Bataille de Paris Défaite
La bataille de Paris est l’ultime affrontement de la campagne de France. Tandis que Napoléon tente de harceler l’arrière des coalisés à Saint-Dizier, ceux-ci marchent directement sur la capitale. Marmont et Mortier, avec des forces largement inférieures, défendent la ville avec acharnement, notamment à Belleville, Montmartre et Romainville. Le 31 mars, Marmont capitule pour éviter la destruction de Paris.
- 1814 Bataille de Reims Victoire
Napoléon, réagissant avec une rapidité fulgurante après sa retraite de Laon, surprend le corps allié du général Saint-Priest qui occupe Reims. En quelques heures, les forces françaises reprennent la ville après une attaque bien coordonnée. Saint-Priest est mortellement blessé, et son armée subit des pertes sévères. C’est l’une des dernières victoires éclatantes de Napoléon avant la chute de Paris.
- 1814 Bataille de Saint-Dizier Indécis
Napoléon, espérant détourner les forces alliées de Paris, lance un raid vers l’est et affronte la cavalerie russe à Saint-Dizier. Le combat est vif mais limité, opposant principalement des unités montées. Napoléon tente de faire croire à une grande offensive vers l’est, mais les Alliés ne tombent pas dans le piège et marchent directement sur Paris. Le combat s’achève sans vainqueur décisif.
- 1814 Bataille de Vauchamps Victoire
Dernière bataille de la campagne des Six Jours, Vauchamps voit Napoléon infliger une sévère défaite aux forces de Blücher, qui avaient tenté d’attaquer l’arrière-garde française. Marmont résiste habilement jusqu’à l’arrivée de renforts menés par Napoléon. Une manœuvre d’encerclement, appuyée par une puissante charge de cavalerie, force les Prussiens à une retraite désastreuse.