Bataille de Prenzlau
Guerre de la Quatrième Coalition · Prenzlau, Brandebourg (Royaume de Prusse)
Résumé
La colonne prussienne du prince Hohenlohe, en retraite après Iéna, est interceptée près de Prenzlau par la cavalerie de Murat. Une brève escarmouche dégénère en encerclement, et Murat force Hohenlohe à capituler en exagérant la force française. La ruse, la vitesse et la pression tactique triomphent.
Contexte historique
Alors que l’armée prussienne se désagrège, Napoléon ordonne à Murat de la poursuivre sans relâche. Prenzlau devient le point de rupture psychologique : les restes d’une armée entière s’y rendent sans véritable combat prolongé.
Tactiques
Murat utilise sa cavalerie pour bloquer les issues de la ville et fait manœuvrer ses troupes de façon à faire croire à une force bien plus importante. Il exerce une pression psychologique continue sur les officiers prussiens. La reddition est obtenue par une combinaison de vitesse, de feinte et de harcèlement. Le capitaine Hugues, puis Belliard, feignent qu'une armée de 100 000 Français encercle les Prussiens, tandis que Boussart charge la colonne de marche et Lasalle bloque la route de Pasewalk.
Conséquences
Cette reddition massive accélère l'effondrement complet de la Prusse. Plusieurs autres capitulations suivent dans les jours qui viennent, dans une atmosphère de panique généralisée. Pasewalk (29 octobre), Stettin, Boldekow, Küstrin et Anklam tombent ensuite presque sans combat, tandis que Blücher, coupé de Stettin, doit se réfugier vers Lübeck.