Bataille de Iéna
Guerre de la Quatrième Coalition · Iéna, Thuringe (Royaume de Prusse, aujourd’hui Allemagne)
Résumé
Le 14 octobre 1806, à Iéna en Thuringe, Napoléon écrase l'armée prussienne du duc de Brunswick. Les Prussiens, attachés à des tactiques du XVIIIe siècle, sont surpris par la vitesse et la coordination française. Brunswick est mortellement blessé ; environ 25 000 Prussiens sont tués, blessés ou capturés. Le même jour, Davout remporte Auerstaedt contre le gros de l'armée prussienne.
Contexte historique
La Prusse a déclaré la guerre à la France en août 1806, refusant les exigences napoléoniennes après Austerlitz. Frédéric-Guillaume III et Brunswick concentrent l'armée prussienne à Iéna, croyant tenir une position inexpugnable. Napoléon, en marche forcée, tombe sur l'aile prussienne avant que toute l'armée ne soit concentrée.
Tactiques
Napoléon engage progressivement ses corps d'armée (Lannes, Augereau, Ney, Soult) sur les hauteurs d'Iéna. Les Prussiens, déployés en ordre linéaire rigide, ne peuvent pas réagir à la vitesse des colonnes françaises. L'artillerie française concentre ses feux ; la garde impériale achève la percée. La déroute prussienne est totale.
Conséquences
Iéna et Auerstaedt détruisent l'armée prussienne en un jour. Napoléon entre à Berlin et impose l'humiliant traité de Tilsit (1807, après Friedland). La Prusse est amputée de la moitié de son territoire et contrainte à une alliance subordonnée. Iéna symbolise la supériorité du système de corps d'armée napoléonien sur l'armée prussienne d'Ancien Régime.