Première Guerre mondiale – Front de l’Ouest
1916 – 1918
Des premiers affrontements en 1916 aux derniers combats en 1918, retrouvez ci-dessous la chronologie complète de ce conflit, avec pour chaque bataille les forces en présence, les commandants et les conséquences pour la France.
Époque : Époque Contemporaine
- 1916 Bataille de Navarin (Seconde offensive de Champagne) Indécis
La bataille de Navarin, ou seconde offensive de Champagne, est une tentative de diversion menée par le général Gouraud afin de soulager la pression sur Verdun. Le massif de Navarin, théâtre de combats déjà sanglants en 1915, est à nouveau ciblé par une offensive limitée mais intense. Malgré une préparation d’artillerie massive et des tentatives d’infiltration dans les lignes allemandes, les gains sont minimes. La résistance ennemie, la difficulté du terrain (champagnes crayeuses bouleversées par les obus) et l’absence de réelle surprise tactique rendent l’opération inefficace à grande échelle. Toutefois, elle permet de fixer les forces allemandes et d’empêcher le redéploiement vers Verdun ou la Somme.
- 1916 Bataille aérienne de Verdun et de la Somme Indécis
Pour la première fois, l’aviation française mène des opérations coordonnées à grande échelle lors des batailles de Verdun et de la Somme. Ces affrontements marquent l'émergence d’une guerre aérienne structurée, mêlant reconnaissance, chasse, et bombardement. Des escadrilles spécialisées sont créées, et des as comme Guynemer et Nungesser se distinguent. Malgré des pertes élevées, la supériorité aérienne française est globalement maintenue.
- 1917 Bataille aérienne du printemps 1917 Indécis
En parallèle de l'offensive du Chemin des Dames, les escadrilles françaises sont engagées dans une série d’affrontements aériens intenses contre la Luftstreitkräfte allemande. L’objectif : protéger les reconnaissances, couvrir les batteries, et intercepter les bombardiers ennemis. C’est durant cette période que les escadrilles françaises affrontent régulièrement le redouté Jasta 11 commandé par le Baron Rouge, Manfred von Richthofen.
- 1917 Combats aériens de Cambrai Indécis
Durant la bataille terrestre de Cambrai, marquée par l’usage massif de chars par les Britanniques, les escadrilles françaises assurent des missions de couverture, d’observation et de bombardement sur les positions allemandes. Les combats aériens s’intensifient face aux Jastas allemandes, notamment autour de Bourlon Wood et Marcoing. Les pilotes français participent activement aux appuis tactiques pour ralentir la contre-attaque allemande.
- 1917 Bataille du Chemin des Dames (Offensive Nivelle) Défaite
L’offensive du Chemin des Dames, dirigée par le général Nivelle, est conçue comme une percée décisive sur le front occidental. Prévue comme un choc bref et massif qui briserait les lignes allemandes en 48 heures, l’attaque se heurte à une résistance acharnée. Malgré un déploiement massif d'artillerie et une préparation de plusieurs semaines, les forces françaises ne parviennent pas à percer durablement les lignes ennemies, engluées dans des contre-attaques violentes, des tranchées bien fortifiées, et un terrain transformé en bourbier.
- 1917 Bataille de la Malmaison Victoire
L’offensive française sur le plateau de la Malmaison est lancée pour reconquérir le secteur nord du Chemin des Dames, dans une opération méthodique bien préparée. À la différence de l’échec du printemps, cette offensive limitée bénéficie d’un excellent renseignement, d’une coordination exemplaire entre artillerie et infanterie, et d’un emploi judicieux des chars. L’assaut permet la capture du fort de la Malmaison et la libération d’un front entier de plusieurs kilomètres.
- 1918 Troisième bataille de l'Aisne Indécis
La Troisième bataille de l’Aisne débute par une offensive allemande de grande ampleur le 27 mai 1918. Dans une attaque éclair, les forces du Kronprinz brisent les lignes françaises au Chemin des Dames, avançant jusqu’à la Marne en moins d’une semaine. Paris est de nouveau menacé. La France, appuyée par des unités britanniques et américaines, stabilise le front à partir du 1er juin. L’engagement est d’une violence extrême, marqué par des tirs d’artillerie massifs et des combats incessants en plaine et en forêt.
- 1918 Combats aériens du Chemin des Dames Indécis
En janvier 1918, le front du Chemin des Dames reste instable malgré les gains de la bataille de la Malmaison. Les escadrilles françaises, en patrouille constante, affrontent quotidiennement les formations allemandes. Ces combats visent à empêcher la reconnaissance ennemie et à soutenir les forces au sol. C’est dans ce contexte que s’illustre notamment Georges Guynemer (à titre posthume) comme symbole de la chasse française.
- 1918 Bataille de Hangard-en-Santerre Indécis
La bataille de Hangard-en-Santerre constitue une tentative franco-australienne pour enrayer la progression allemande vers Amiens, un nœud stratégique. Les Français, appuyés par les troupes du Corps australien, contre-attaquent dans le secteur de Villers-Bretonneux et Hangard. Les combats sont violents, souvent au corps-à-corps, dans un paysage détruit par les bombardements.
- 1918 Bataille du Matz Victoire
La bataille du Matz oppose les troupes françaises du général Mangin aux forces allemandes dans l’Oise, entre Montdidier et Noyon. Après une percée initiale allemande le 9 juin, Mangin organise une contre-attaque surprise à partir du 11 juin. Grâce à une concentration rapide de troupes et un usage habile de l’artillerie, les Français reprennent le contrôle du terrain. Cette bataille marque un tournant : les offensives allemandes commencent à s’essouffler, tandis que les Alliés montrent une capacité de réaction stratégique renforcée.
- 1918 Bataille de Montdidier et Lassigny Victoire
La bataille de Montdidier et Lassigny est lancée par le général Mangin dans le but d’élargir la zone de rupture ouverte par la victoire alliée à Amiens. Tandis que les Britanniques et les Canadiens enfoncent les lignes allemandes plus au nord, les troupes françaises engagent une offensive locale afin de déloger les forces allemandes solidement retranchées dans le massif boisé du Lassigny. Le succès rapide de l’opération contribue à fragiliser encore davantage le front allemand.
- 1918 Bataille de Montdidier–Noyon Indécis
Après avoir percé les lignes britanniques dans la Somme le 21 mars, les Allemands exploitent leur succès vers le sud. Dès le 23 mars, la 6e Armée française prend position pour protéger Amiens et empêcher la jonction entre les fronts allemands et les lignes anglaises en retrait. De violents combats éclatent autour de Montdidier et Noyon, où les Français stoppent les Allemands à un coût élevé.
- 1918 Seconde bataille de la Marne Victoire
La Seconde bataille de la Marne est l’un des tournants majeurs de la Première Guerre mondiale. Après une attaque allemande massive lancée le 15 juillet pour tenter d’envelopper Reims et foncer vers Paris, les forces françaises et alliées, bien préparées, stoppent l’élan ennemi. Une contre-attaque majeure débute le 18 juillet, menée par les troupes françaises, américaines et britanniques. L’offensive allemande est brisée et les Alliés reprennent l’initiative sur tout le front occidental.
- 1918 Bataille de Villers-Bretonneux Victoire
Le 24 avril 1918, les troupes allemandes lancent un assaut massif sur Villers-Bretonneux, capturant la ville et menaçant Amiens. Dès le soir, les troupes françaises et australiennes lancent une contre-attaque audacieuse de nuit. Au matin du 25, elles reprennent le contrôle de la ville. Il s'agit du premier combat de chars contre chars de l’histoire, entre blindés britanniques Mark IV et allemands A7V.