Bataille de Vannes 1342 • Bas Moyen Âge
Découverte de la bataille
Bannière Bataille de Vannes – Bas Moyen Âge

Bataille de Vannes

Bas Moyen Âge Bataille indécise
Importance historique :

Résumé

En décembre 1342, la bataille de Vannes représente un épisode sanglant et indécis de la guerre de Succession de Bretagne, se terminant par une médiation diplomatique imposée par les puissances européennes alarmées par l'intensité du conflit. Les combats opposent les troupes françaises et bretonnes de Charles de Blois (environ 4 000 hommes) aux forces anglaises et montfortistes (environ 3 000 hommes) commandées par Robert d'Artois et Walter Manny. Vannes, ville stratégique importante du duché de Bretagne, est assiégée par les Anglais qui tentent de s'en emparer pour renforcer leurs positions. Charles de Blois lance une contre-offensive pour lever le siège et reprendre la ville. Les combats sont d'une intensité exceptionnelle, caractérisés par des assauts frontaux répétés des Français contre les positions retranchées anglaises. Les Anglais résistent avec détermination, utilisant leurs archers et leur infanterie pour repousser les attaques. L'engagement dégénère en une mêlée prolongée et confuse, avec de lourdes pertes des deux côtés. Un événement crucial survient lors des combats : Robert d'Artois, chef expérimenté des forces anglaises et ancien noble français banni, est mortellement blessé. Sa mort représente une perte significative pour le camp anglais. Les combats continuent jusqu'à ce qu'une médiation papale, soutenue par les rois de France et d'Angleterre eux-mêmes, impose un cessez-le-feu et une trêve diplomatique. Cette intervention extérieure reflète l'inquiétude des puissances européennes face à l'escalade du conflit et leur désir d'éviter une généralisation de la guerre.

Contexte historique

La bataille de Vannes s'inscrit dans la continuité de la guerre de Succession de Bretagne qui ravage le duché depuis 1341. En décembre 1342, le conflit atteint un niveau d'intensité et de brutalité qui préoccupe les puissances européennes. Les Anglais, déterminés à soutenir la cause montfortiste malgré la capture de Jean de Montfort, intensifient leurs opérations militaires en Bretagne. Vannes, ville importante et stratégique, devient l'enjeu d'affrontements majeurs. Les forces anglaises, commandées par Robert d'Artois (ancien noble français banni qui s'est réfugié en Angleterre et sert désormais Édouard III) et Walter Manny, assiègent la ville pour s'en emparer. Robert d'Artois, personnage clé du conflit, cherche à venger son bannissement et à reconquérir son fief d'Artois en s'appuyant sur le soutien anglais. Charles de Blois, soutenu par Philippe VI, lance une contre-offensive déterminée pour lever le siège et empêcher les Anglais de consolider leur présence en Bretagne. Le contexte diplomatique devient crucial : le pape Clément VI, alarmé par l'escalade du conflit et ses implications pour la stabilité européenne, intervient activement. Les rois de France et d'Angleterre eux-mêmes, conscients des risques d'une généralisation du conflit, acceptent finalement une médiation. Le contexte économique et social est aussi important : la guerre prolongée ravage la Bretagne, dépeuple les campagnes, et crée des souffrances considérables pour la population civile.

Contexte historique

La bataille de Vannes s'inscrit dans la continuité de la guerre de Succession de Bretagne qui ravage le duché depuis 1341. En décembre 1342, le conflit atteint un niveau d'intensité et de brutalité qui préoccupe les puissances européennes. Les Anglais, déterminés à soutenir la cause montfortiste malgré la capture de Jean de Montfort, intensifient leurs opérations militaires en Bretagne. Vannes, ville importante et stratégique, devient l'enjeu d'affrontements majeurs. Les forces anglaises, commandées par Robert d'Artois (ancien noble français banni qui s'est réfugié en Angleterre et sert désormais Édouard III) et Walter Manny, assiègent la ville pour s'en emparer. Robert d'Artois, personnage clé du conflit, cherche à venger son bannissement et à reconquérir son fief d'Artois en s'appuyant sur le soutien anglais. Charles de Blois, soutenu par Philippe VI, lance une contre-offensive déterminée pour lever le siège et empêcher les Anglais de consolider leur présence en Bretagne. Le contexte diplomatique devient crucial : le pape Clément VI, alarmé par l'escalade du conflit et ses implications pour la stabilité européenne, intervient activement. Les rois de France et d'Angleterre eux-mêmes, conscients des risques d'une généralisation du conflit, acceptent finalement une médiation. Le contexte économique et social est aussi important : la guerre prolongée ravage la Bretagne, dépeuple les campagnes, et crée des souffrances considérables pour la population civile.

Déroulement et tactiques

La bataille de Vannes illustre les limites de l'assaut frontal contre des positions défensives bien préparées et les difficultés des combats urbains et de siège au Moyen Âge. Les combats se déroulent autour et dans la ville assiégée, créant un environnement tactique complexe. Charles de Blois adopte une approche d'assaut frontal déterminé pour lever le siège et reprendre Vannes. Les troupes françaises lancent des attaques répétées contre les positions anglaises retranchées autour de la ville. Ces assauts combinent plusieurs éléments : des attaques de cavalerie pour percer les lignes de siège, des assauts d'infanterie contre les positions fortifiées, et probablement l'utilisation d'engins de siège. Cependant, les Anglais, bien positionnés dans des retranchements et utilisant le terrain urbain et périurbain à leur avantage, résistent efficacement. Ils utilisent leurs archers pour infliger des pertes aux assaillants, tandis que leur infanterie maintient des positions défensives solides. Les combats dégénèrent en une série de mêlées confuses et prolongées, où la supériorité tactique n'est pas clairement établie. Les pertes sont élevées des deux côtés, reflétant l'intensité des combats. La mort de Robert d'Artois, probablement lors d'un de ces assauts ou dans une mêlée, illustre la dangerosité de ces combats rapprochés. L'absence de résultat décisif militaire démontre les limites de l'assaut frontal contre des positions défensives bien préparées, surtout lorsque les deux camps sont relativement équilibrés en termes de qualité des troupes et de préparation tactique. La bataille prend finalement fin non pas par une décision militaire claire, mais par l'intervention diplomatique extérieure, reflétant l'épuisement des deux camps et leur incapacité à forcer une décision purement militaire.

Conséquences

La bataille de Vannes, bien qu'indécise militairement, a des conséquences diplomatiques et stratégiques majeures. Sur le plan diplomatique, l'intensité des combats et la mort de Robert d'Artois poussent les puissances européennes à intervenir. En janvier 1343, une trêve est signée à Malestroit, négociée sous l'égide du pape Clément VI. Cette trêve, d'une durée de trois ans, marque un tournant diplomatique temporaire dans la guerre de Cent Ans et la guerre de Succession de Bretagne. Elle reflète la volonté des belligérants de faire une pause dans les hostilités, probablement pour reconstituer leurs forces, négocier, et éviter une escalade incontrôlable. La mort de Robert d'Artois représente une perte significative pour le camp anglais : il était un chef expérimenté, connaissant bien la France (ayant été un noble français avant son bannissement), et un allié précieux d'Édouard III. Sa disparition affaiblit la capacité de commandement anglais en Bretagne. Cependant, cette trêve reste temporaire et fragile : elle ne résout pas les causes profondes du conflit, et les hostilités reprendront après son expiration. Sur le plan stratégique, la bataille de Vannes démontre que ni le camp français ni le camp anglais ne peut imposer une domination claire en Bretagne à ce moment-là. La guerre prend la forme d'une guerre d'usure où chaque camp contrôle certaines régions mais ne peut éliminer définitivement l'adversaire. Pour la population bretonne, la trêve apporte un répit bienvenu après des mois de combats intenses, mais la guerre civile continue de diviser le duché. La bataille illustre aussi l'importance croissante de la médiation diplomatique dans les conflits médiévaux, où les puissances extérieures (ici le pape) peuvent imposer des pauses dans les hostilités.

Localisation

Lieu : Vannes, duché de Bretagne (aujourd'hui Morbihan, France)
Coordonnées : 47.6582°N, 2.7586°O
Localisation – Vannes, duché de Bretagne (aujourd'hui Morbihan, France)