Bataille de Bergerac 1345 • Bas Moyen Âge
Découverte de la bataille
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Bataille de Bergerac

Bas Moyen Âge Défaite française
Importance historique :

Résumé

En août 1345, la bataille de Bergerac constitue le premier acte d'une campagne anglaise fulgurante en Guyenne qui marquera un tournant dans la guerre de Cent Ans. Henri de Lancastre, comte de Derby et l'un des meilleurs commandants anglais de la guerre, débarque à Bordeaux avec une force d'élite d'environ 1 500 hommes (troupes anglaises et gasconnes pro-Plantagenêt). Il lance immédiatement une campagne offensive audacieuse visant à reconquérir les territoires perdus par les Anglais en Aquitaine. Bergerac, ville stratégique importante en Périgord contrôlant un point de passage sur la Dordogne, est la première cible. L'attaque anglaise est caractérisée par la vitesse, la surprise, et la coordination tactique remarquable. Les troupes françaises, commandées par Louis de Poitiers et estimées à environ 3 000 hommes, sont prises complètement au dépourvu. Les Anglais attaquent avant que les Français ne puissent se rassembler et organiser une défense efficace. Les archers anglais, positionnés stratégiquement, déciment les défenseurs avant même que ceux-ci ne puissent réagir. Les tentatives de résistance française sont brisées rapidement, et l'armée française bat en retraite en désordre, laissant Bergerac aux mains des Anglais. Cette victoire éclatante, obtenue contre une force numériquement supérieure, ouvre la voie à une série de succès anglais en Guyenne et démontre la supériorité tactique anglaise dans les opérations offensives rapides.

Contexte historique

La bataille de Bergerac s'inscrit dans le contexte du redémarrage des hostilités de la guerre de Cent Ans après la trêve de Malestroit (1343-1345). En 1345, Édouard III d'Angleterre décide de relancer la guerre sur plusieurs fronts, notamment en Aquitaine où les Anglais avaient perdu des territoires. La Guyenne (Aquitaine anglaise) reste théoriquement sous souveraineté anglaise, mais les Français avaient étendu leur contrôle sur de nombreuses places fortes et régions. Édouard III envoie Henri de Lancastre, comte de Derby, l'un de ses meilleurs capitaines, en Aquitaine avec une mission claire : reconquérir les territoires perdus et déstabiliser la position française dans le sud-ouest. Henri de Lancastre, jeune mais déjà expérimenté, débarque à Bordeaux en août 1345 avec une force d'élite mais relativement réduite (environ 1 500 hommes). Il bénéficie du soutien de la noblesse gasconne restée fidèle aux Plantagenêts et de troupes locales. Sa stratégie repose sur la vitesse et la surprise : plutôt que d'assiéger méthodiquement les places fortes, il lance des attaques rapides et coordonnées pour s'emparer des villes avant que les Français ne puissent réagir. Bergerac, ville importante en Périgord, représente un objectif stratégique majeur : elle contrôle un point de passage sur la Dordogne, permet de menacer les communications françaises, et ouvre la voie vers d'autres objectifs. Les Français, commandés par Louis de Poitiers, tentent de s'opposer à cette avance, mais ils sont désorganisés et peinent à se rassembler rapidement face à la vitesse de l'offensive anglaise.

Contexte historique

La bataille de Bergerac s'inscrit dans le contexte du redémarrage des hostilités de la guerre de Cent Ans après la trêve de Malestroit (1343-1345). En 1345, Édouard III d'Angleterre décide de relancer la guerre sur plusieurs fronts, notamment en Aquitaine où les Anglais avaient perdu des territoires. La Guyenne (Aquitaine anglaise) reste théoriquement sous souveraineté anglaise, mais les Français avaient étendu leur contrôle sur de nombreuses places fortes et régions. Édouard III envoie Henri de Lancastre, comte de Derby, l'un de ses meilleurs capitaines, en Aquitaine avec une mission claire : reconquérir les territoires perdus et déstabiliser la position française dans le sud-ouest. Henri de Lancastre, jeune mais déjà expérimenté, débarque à Bordeaux en août 1345 avec une force d'élite mais relativement réduite (environ 1 500 hommes). Il bénéficie du soutien de la noblesse gasconne restée fidèle aux Plantagenêts et de troupes locales. Sa stratégie repose sur la vitesse et la surprise : plutôt que d'assiéger méthodiquement les places fortes, il lance des attaques rapides et coordonnées pour s'emparer des villes avant que les Français ne puissent réagir. Bergerac, ville importante en Périgord, représente un objectif stratégique majeur : elle contrôle un point de passage sur la Dordogne, permet de menacer les communications françaises, et ouvre la voie vers d'autres objectifs. Les Français, commandés par Louis de Poitiers, tentent de s'opposer à cette avance, mais ils sont désorganisés et peinent à se rassembler rapidement face à la vitesse de l'offensive anglaise.

Déroulement et tactiques

La bataille de Bergerac illustre parfaitement l'efficacité d'une stratégie d'attaque rapide et coordonnée combinant surprise, mobilité, et supériorité tactique. Henri de Lancastre adopte une approche tactique innovante et dévastatrice qui deviendra caractéristique des grandes victoires anglaises. La stratégie anglaise repose sur plusieurs éléments clés : d'abord, la vitesse et la surprise : les troupes anglaises attaquent avant que les Français ne puissent se rassembler et organiser une défense cohérente. Cette rapidité désorganise complètement la réaction française. Ensuite, la coordination tactique remarquable : l'attaque combine plusieurs éléments simultanés - des attaques frontales pour fixer les défenseurs, des manœuvres d'encerclement pour couper les voies de retraite, et l'utilisation systématique des archers. Les archers anglais, positionnés stratégiquement aux points d'accès et sur des élévations, ouvrent le feu avant même que les Français ne comprennent la situation. Ces archers, armés du longbow, déciment les défenseurs et créent la confusion. Ensuite, l'infanterie anglaise et les hommes d'armes exploitent cette confusion pour pénétrer dans la ville. La supériorité tactique anglaise repose aussi sur la qualité des troupes : Henri de Lancastre commande une force d'élite, bien entraînée et disciplinée, capable d'exécuter des manœuvres complexes avec précision. Les Français, au contraire, sont désorganisés, peu préparés, et incapables de réagir efficacement à cette attaque rapide. Les tentatives de résistance française sont fragmentées et brisées une par une. La tactique anglaise démontre que dans les opérations offensives, la vitesse, la coordination, et la qualité des troupes peuvent triompher de la supériorité numérique si l'adversaire est pris au dépourvu. Cette leçon tactique influencera les opérations militaires anglaises futures et établira un modèle d'efficacité militaire qui sera appliqué dans d'autres campagnes.

Conséquences

La prise de Bergerac par Henri de Lancastre a des conséquences immédiates et stratégiques majeures qui marquent un tournant dans la guerre en Aquitaine. Sur le plan immédiat, la victoire anglaise provoque une panique considérable dans les rangs français et parmi les populations locales : la rapidité et l'efficacité de l'attaque anglaise créent un sentiment de vulnérabilité et d'incapacité à résister. La perte de Bergerac représente une perte stratégique majeure pour les Français en Périgord, ouvrant la voie aux opérations anglaises ultérieures. Plus important encore, cette victoire amorce une campagne anglaise victorieuse qui culminera quelques semaines plus tard à la bataille d'Auberoche (21 octobre 1345). Cette série de succès anglais transforme complètement la situation en Guyenne : l'initiative militaire passe définitivement aux Anglais, qui reprennent le contrôle de nombreuses places fortes et régions. Pour Henri de Lancastre, Bergerac représente le début d'une campagne qui fera de lui l'un des commandants les plus redoutés de la guerre. La défaite française révèle aussi les faiblesses de l'organisation militaire française en Aquitaine : manque de coordination, réactivité insuffisante, et vulnérabilité aux attaques rapides. Ces faiblesses structurelles continueront de poser problème aux Français dans les années suivantes. Sur le plan psychologique, la victoire de Bergerac renforce la confiance anglaise et affaiblit le moral français, établissant un modèle de supériorité tactique anglaise qui influencera les perceptions et stratégies des deux camps. La campagne de 1345 en Aquitaine, commencée à Bergerac, démontre que les Anglais peuvent mener des opérations offensives efficaces sur le continent, pas seulement défensives, annonçant les grandes chevauchées à venir.

Localisation

Lieu : Bergerac, Guyenne (aujourd'hui Dordogne, France)
Coordonnées : 44.8528°N, 0.4831°E
Localisation – Bergerac, Guyenne (aujourd'hui Dordogne, France)