Bataille d’Auberoche 1345 • Bas Moyen Âge
Découverte de la bataille
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Bataille d’Auberoche

Bas Moyen Âge Défaite française
Importance historique :

Résumé

Le 21 octobre 1345, la bataille d'Auberoche constitue l'une des plus brillantes victoires tactiques de toute la guerre de Cent Ans et le chef-d'œuvre militaire d'Henri de Lancastre, comte de Derby. Cette bataille voit une force anglaise d'élite d'environ 1 200 hommes triompher contre une armée française de siège d'environ 7 000 hommes, soit une supériorité numérique française de près de 6 contre 1. La situation initiale semble désespérée pour les Anglais : une garnison anglaise retranchée dans le château d'Auberoche est assiégée par une puissante armée française commandée par Louis de Poitiers. Henri de Lancastre, informé de la situation critique, organise une contre-attaque audacieuse et parfaitement coordonnée. L'attaque anglaise, lancée à la tombée du jour pour maximiser l'effet de surprise, combine plusieurs éléments tactiques de manière remarquable : les archers anglais, positionnés sur une hauteur dominant le camp français, bombardent systématiquement les positions françaises, créant la confusion et infligeant des pertes importantes. Pendant ce temps, l'infanterie anglaise attaque de face, tandis qu'une charge de cavalerie, contournant le camp français par un gué, frappe les Français à revers. Cette attaque coordonnée sur plusieurs fronts simultanés désorganise complètement l'armée française, qui, surprise et attaquée de toutes parts, sombre dans la panique. La déroute française est totale : environ 1 000 morts ou blessés, de nombreux chevaliers capturés dont Louis de Poitiers lui-même, tandis que les pertes anglaises sont minimales. Cette victoire, obtenue contre une force largement supérieure, démontre la supériorité tactique absolue des méthodes anglaises et marque un tournant psychologique majeur dans la guerre.

Contexte historique

La bataille d'Auberoche s'inscrit dans la continuité de la campagne victorieuse d'Henri de Lancastre en Aquitaine, commencée avec la prise de Bergerac en août 1345. Après ses premiers succès, Henri de Lancastre continue sa progression en Guyenne, mais une garnison anglaise retranchée dans le château d'Auberoche est assiégée par une puissante armée française commandée par Louis de Poitiers. Cette armée de siège, forte d'environ 7 000 hommes, représente une menace sérieuse : si le château tombe, cela compromettrait les gains anglais récents et ralentirait la campagne. Henri de Lancastre, informé de la situation critique, se trouve dans une position délicate : ses forces (environ 1 200 hommes) sont largement inférieures en nombre à l'armée française de siège. Cependant, plutôt que de reculer ou d'attendre des renforts qui pourraient ne jamais arriver, il choisit de prendre un risque calculé et de lancer une attaque audacieuse pour lever le siège. Le contexte tactique est favorable : les Français, concentrés sur le siège, sont peut-être moins vigilants face à une attaque extérieure, et leur camp, établi autour du château, présente des vulnérabilités. Henri de Lancastre, excellent tacticien, identifie ces faiblesses et planifie une attaque coordonnée exploitant la surprise, la position défensive française, et la qualité supérieure de ses troupes. Le contexte stratégique est aussi important : une défaite française à Auberoche confirmerait la supériorité anglaise en Guyenne et déstabiliserait complètement la position française dans la région.

Contexte historique

La bataille d'Auberoche s'inscrit dans la continuité de la campagne victorieuse d'Henri de Lancastre en Aquitaine, commencée avec la prise de Bergerac en août 1345. Après ses premiers succès, Henri de Lancastre continue sa progression en Guyenne, mais une garnison anglaise retranchée dans le château d'Auberoche est assiégée par une puissante armée française commandée par Louis de Poitiers. Cette armée de siège, forte d'environ 7 000 hommes, représente une menace sérieuse : si le château tombe, cela compromettrait les gains anglais récents et ralentirait la campagne. Henri de Lancastre, informé de la situation critique, se trouve dans une position délicate : ses forces (environ 1 200 hommes) sont largement inférieures en nombre à l'armée française de siège. Cependant, plutôt que de reculer ou d'attendre des renforts qui pourraient ne jamais arriver, il choisit de prendre un risque calculé et de lancer une attaque audacieuse pour lever le siège. Le contexte tactique est favorable : les Français, concentrés sur le siège, sont peut-être moins vigilants face à une attaque extérieure, et leur camp, établi autour du château, présente des vulnérabilités. Henri de Lancastre, excellent tacticien, identifie ces faiblesses et planifie une attaque coordonnée exploitant la surprise, la position défensive française, et la qualité supérieure de ses troupes. Le contexte stratégique est aussi important : une défaite française à Auberoche confirmerait la supériorité anglaise en Guyenne et déstabiliserait complètement la position française dans la région.

Déroulement et tactiques

La bataille d'Auberoche représente un chef-d'œuvre de tactique militaire médiévale, illustrant la perfection de la coordination tactique et l'exploitation optimale de la surprise et de la position. Henri de Lancastre planifie et exécute une attaque multi-vectorielle d'une sophistication remarquable. La stratégie anglaise repose sur plusieurs éléments coordonnés avec une précision chirurgicale : d'abord, le choix du moment : l'attaque est lancée à la tombée du jour, maximisant l'effet de surprise et rendant difficile pour les Français d'évaluer la situation et de réagir efficacement. Ensuite, l'utilisation stratégique du terrain : les archers anglais sont positionnés sur une hauteur dominant le camp français, leur permettant de tirer avec précision et impunité sur les positions françaises. Cette position élevée offre aussi une vue d'ensemble du champ de bataille, permettant une coordination optimale. La coordination multi-vectorielle est l'élément clé : l'attaque combine trois éléments simultanés. Les archers, depuis leur position élevée, bombardent systématiquement le camp français, créant la confusion, infligeant des pertes, et démoralisant les troupes. Pendant ce bombardement, l'infanterie anglaise attaque de face, fixant l'attention des Français et créant une pression frontale. Enfin, le coup décisif : une charge de cavalerie, contournant habilement le camp français par un gué non gardé, frappe les Français à revers. Cette attaque sur plusieurs fronts simultanés crée une confusion totale dans le camp français : les troupes sont attaquées de toutes parts, ne savent pas où se concentrer, et perdent toute cohésion. La panique se propage rapidement, transformant une armée organisée en une foule désorganisée et vulnérable. Les Français, surpris, désorganisés, et attaqués de manière coordonnée sur plusieurs fronts, sont incapables de résister efficacement. La déroute est totale et rapide. Cette tactique démontre l'importance de la coordination, de la surprise, et de l'exploitation du terrain dans les opérations militaires. Elle établit un modèle d'efficacité tactique qui influencera les opérations militaires futures et reste étudiée comme un exemple de tactique militaire supérieure.

Conséquences

La victoire d'Auberoche a des conséquences immédiates, stratégiques et psychologiques extraordinaires qui marquent un tournant majeur dans la guerre de Cent Ans. Sur le plan immédiat, la défaite française est catastrophique : environ 1 000 morts ou blessés, la capture de nombreux chevaliers de haut rang dont Louis de Poitiers (qui meurt peu après de ses blessures), et la destruction complète de l'armée de siège. Cette victoire éclatante, obtenue contre une force six fois supérieure en nombre, transforme complètement la situation en Guyenne : la domination anglaise est désormais incontestée, et les Français perdent toute capacité offensive dans la région pour de nombreuses années. Henri de Lancastre peut continuer sa campagne victorieuse, s'emparant de nombreuses places fortes et consolidant le contrôle anglais sur une grande partie de l'Aquitaine. Sur le plan psychologique, Auberoche représente un tournant majeur : cette défaite écrasante d'une armée française largement supérieure crée un sentiment de supériorité tactique anglaise et de vulnérabilité française qui influencera les perceptions et stratégies des deux camps pour des décennies. Les Anglais gagnent en confiance dans leurs méthodes tactiques, tandis que les Français commencent à douter de leur capacité à faire face aux armées anglaises, même en supériorité numérique. Cette bataille établit Henri de Lancastre comme l'un des plus brillants commandants de la guerre et démontre que les méthodes tactiques anglaises (coordination, archers, mobilité) peuvent triompher contre toute supériorité numérique si elles sont correctement appliquées. Sur le plan stratégique, Auberoche contribue à sécuriser la position anglaise en Aquitaine, créant une base solide pour les futures opérations. Cette victoire, combinée avec les autres succès de la campagne de 1345, permet à Édouard III de mener ses grandes chevauchées ultérieures (notamment celle qui mènera à Crécy en 1346) depuis une position de force. La bataille d'Auberoche reste aujourd'hui considérée comme un modèle de tactique militaire médiévale et une démonstration éclatante de la supériorité de la qualité tactique sur la supériorité numérique.

Localisation

Lieu : Auberoche, Guyenne (aujourd’hui Dordogne, France)
Coordonnées : 45.195°N, 0.9936°E
Localisation – Auberoche, Guyenne (aujourd’hui Dordogne, France)