Première Guerre mondiale – Bataille de Verdun
1916
Retrouvez ci-dessous les affrontements de ce conflit survenus en 1916, avec pour chaque bataille les forces en présence, les commandants et les conséquences pour la France.
Époque : Époque Contemporaine
- 1916 Offensive allemande sur Douaumont Victoire
Le fort de Douaumont, perdu par les Français en février 1916 sans combat, devient l’objectif symbolique et stratégique d’une vaste contre-offensive à l’automne. Sous le commandement du général Mangin, les troupes françaises déclenchent une attaque massive, soutenue par une artillerie rénovée et des techniques nouvelles. Après plusieurs jours de combats acharnés et de bombardements ininterrompus, les soldats français parviennent à reprendre le fort le 24 octobre 1916. Ce succès marque un tournant dans la bataille de Verdun.
- 1916 Bataille de Fleury-devant-Douaumont Victoire
La bataille de Fleury-devant-Douaumont est l’un des épisodes les plus acharnés et symboliques de Verdun. Du 23 juin au 18 août 1916, le village de Fleury et ses abords deviennent le théâtre d’affrontements d’une violence extrême : pris et repris 16 fois, Fleury n’est plus qu’un amas de ruines, balayé par l’artillerie et les assauts d’infanterie. Les Allemands tentent à plusieurs reprises de percer en direction de Verdun même, utilisant la puissance de feu et des troupes d’élite, mais se heurtent à la défense obstinée des poilus, appuyés par l’artillerie et des contre-attaques de Mangin. Les combats se déroulent dans un chaos de débris, de poussière et de gaz. Le village de Fleury disparaît littéralement du paysage, transformé en 'village mort pour la France', dont il ne reste que la mémoire et quelques vestiges.
- 1916 Bataille du Fort de Vaux Défaite
La bataille du Fort de Vaux est l’un des épisodes les plus héroïques de Verdun. Du 2 au 7 juin 1916, la petite garnison commandée par le commandant Raynal résiste, coupée de tout ravitaillement, à des assauts massifs allemands sur et dans le fort. Après des bombardements terrifiants, l’infanterie allemande parvient à s’infiltrer dans les galeries et à combattre les défenseurs au lance-flammes, à la grenade et à la baïonnette, dans l’obscurité et la puanteur des boyaux. Les Français, encerclés, privés d’eau, épuisés, continuent de se battre pendant six jours, communiquant par pigeons voyageurs et signaux de fortune. La résistance prend fin uniquement lorsque la garnison, mourant de soif, n’a plus la force de continuer : Raynal remet son épée au général von Guretzky, salué par l’ennemi pour sa bravoure. Le fort ne tombera plus jamais durant la guerre et Raynal devient un symbole national de l’endurance française.
- 1916 Combats de Thiaumont Indécis
Les combats de Thiaumont, centrés sur un ouvrage fortifié de la ceinture de Verdun, illustrent la guerre d’usure poussée à son paroxysme. Le réduit de Thiaumont, position stratégique entre Fleury et Douaumont, change de mains à plusieurs reprises dans un déluge d’artillerie et de boue. Les conditions sont inhumaines : abris détruits, hommes ensevelis vivants, attaques à la grenade dans des cratères. Malgré les offensives successives des deux camps, aucun ne parvient à conserver durablement le contrôle du secteur.