Bataille d’Inab
Conflit entre le comté d’Antioche et les forces zengides · Inab (aujourd’hui Syrie, nord-ouest d’Alep)
Résumé
Le 29 juin 1149, Raymond de Poitiers mène l’armée d’Antioche et des auxiliaires arméniens contre Nur ad-Din près du gué d’Inab. Après avoir repoussé un raid sur Artah, il cherche la bataille rangée ; Nur ad-Din attire les Francs sur une colline isolée, referme l’étau et anéantit l’armée. Raymond meurt en combattant et sa tête est envoyée à Alep. 29 juin 1149 ; ~400 chevaliers / ~1 000 fantassins vs ~6 000 de Nur ad-Din (Wikipedia EN).
Contexte historique
Depuis la chute d’Édesse, Nur ad-Din veut neutraliser Antioche pour contrôler la haute vallée de l’Oronte. Raymond, allié à Thoros II d’Arménie cilicienne, tente d’empêcher la perte des marches. Malgré l’absence de renforts de Tripoli et les avertissements du patriarche Aimery, il sort affronter l’armée zengide, confiant dans la supériorité de sa cavalerie lourde. 29 juin 1149 ; ~400 chevaliers / ~1 000 fantassins vs ~6 000 de Nur ad-Din (Wikipedia EN).
Tactiques
Précisions Wikipedia EN Battle of Inab : Nur ad-Din assiège Inab ; Raymond (+ Assassins) arrive trop faible → siège levé. Raymond campe en rase campagne sans attendre tous ses renforts. Nur ad-Din cerne le camp la nuit ; attaque le 29 juin. Raymond refuse de fuir, meurt au combat (tête envoyée ; Guillaume de Tyr blâme sa témérité). Comparé parfois à l’Ager Sanguinis. Suite : Artah, Harim, Imm ; bain symbolique dans la mer ; Antioche rançonnée ; frontière redessinée.
Conséquences
La mort du prince laisse Antioche sous la régence de Constance, contrainte de solliciter l’aide byzantine. Nur ad-Din récupère Artah et Harenc, consolide ses positions et renforce son prestige auprès des émirs syriens. L’appel à l’aide lancé en Occident contribue à sensibiliser l’Europe aux dangers encourus par les États latins, sans toutefois inverser le rapport de forces. 29 juin 1149 ; ~400 chevaliers / ~1 000 fantassins vs ~6 000 de Nur ad-Din (Wikipedia EN).