Bataille d’Autun
Conquête franque de la Burgondie – siège et prise d’Autun (532) · Autun, Bourgogne, France
Résumé
En 532, après une année de siège, les rois francs Childebert Ier et Clotaire Ier s’emparent d’Autun, place majeure du royaume burgonde de Godomar III. Privés de l’appui de Thierry Ier — lié à Sigismond par son mariage avec Suavegotha —, les deux frères reprennent seuls la lutte ouverte depuis Vézeronce (524). Godomar s’enfuit ; la prise d’Autun porte un coup décisif à l’indépendance burgonde, achevée deux ans plus tard (534) par une campagne finale à laquelle se joint Thibert, fils de Thierry. Les sources (Godomar III, Guerre de Burgondie, Childebert I) évoquent siège et capture de la ville plutôt qu’une grande bataille rangée détaillée.
Contexte historique
Après Vézeronce (524), où Clodomir périt et Godomar conserve le terrain, la Burgondie survit une décennie. Godomar III, fils cadet de Gondebaud, arien soutenu par la noblesse et l’armée, a succédé à Sigismond exécuté en 523/524. Thierry Ier, aîné des fils de Clovis et gendre de Sigismond, s’abstient. Childebert et Clotaire marchent donc ensemble contre Autun, ville fortifiée et centre régional. La Guerre de Burgondie et la notice Godomar III situent la prise en 532 (ou 532/533) après un an de siège. L’article anglais Battle of Autun (532) est un stub qui parle de « bataille » et de chute du royaume ; le récit francophone insiste sur le siège puis sur la campagne finale de 534 comme terme réel de l’indépendance.
Tactiques
Les sources ne détaillent ni ordres de bataille ni engins. L’opération connue est un siège d’environ un an mené conjointement par Childebert et Clotaire, aboutissant à la prise d’Autun et à la fuite de Godomar. Aucun récit antique ne décrit un choc frontal classique comparable à Vézeronce. La coopération des deux rois et l’épuisement burgonde après dix ans de pression pèsent davantage que des manœuvres documentées. La tradition tardive (Jean Bouchet) évoque aussi un siège d’Autun et la mort de Godomar aux mains des frères de Clodomir — version non confirmée par le consensus moderne, qui place la fin du royaume en 534.
Conséquences
Godomar s’enfuit ; la résistance organisée s’effondre. En 534, après la mort de Thierry (533) et l’avènement de Thibert, une ultime campagne met fin au royaume burgonde : Godomar est capturé selon certaines notices, et le territoire est partagé entre Thibert (Nord : Langres, Besançon, Autun, Châlons, Avenches, Windisch, Martigny), Childebert (Centre : Lyon, Mâcon, Vienne, Grenoble, peut-être Genève et Tarentaise) et Clotaire (Sud jusqu’à la Durance). La Burgondie devient une région des royaumes francs. Une tradition locale lie la fuite de Godomar au Valgaudemar (Hautes-Alpes), sans preuve historique solide.